Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Vincent Martins

Professionnel des métiers de la forme en salle, Paris (75)
Date de l'interview : 01/06/2007

Il existe de nombreux cursus de formation permettant d'intervenir dans l'encadrement sportif.

Passionné de sports et d'entrainement depuis l'adolescence, Vincent Martins a construit un solide parcours de formation pour que son rêve prenne forme.

Quel est votre parcours de formation ?

Après un bac S et une première année universitaire en STAPS à l'université, je me suis dirigé vers la préparation d' un brevet d'Etat d'éducateur sportif spécialité HACUMESE (haltérophilie, culturisme, musculation éducative, sportive et d'entretien) tout en effectuant un stage sur le plateau musculation d'une salle de remise en forme.
Après l'obtention de mon brevet d'Etat, j'ai poursuivi ma formation à université en y préparant un DU de préparation physique avec en parallèle un 2e stage en tant que préparateur physique dans un club de tennis.
J'ai également complété mon cursus par des formations courtes en diététique, préparation mentale, massages de relaxation. J'ai alors pu commencer une vraie activité salariée en salle.

Comment est née votre passion du sport ?

Après avoir pratiqué le football puis le tennis, ma vraie passion pour le sport est venue en regardant le Tour de France en 1996 : j'ai alors commencé la compétition cycliste.
Ma passion pour les sports de force est venue avec la pratique. J'ai commencé la musculation pour m'améliorer en cyclisme, mais c'est en préparant mon brevet d'Etat que je me suis réellement intéressé à cet entraînement. Ma volonté de devenir entraîneur est née très tôt. A 14 ans, je me suis intéressé aux méthodes d'entraînement pour réaliser mes propres programmes, et puis j'ai commencé à conseiller les jeunes de mon club. C'est là que j'ai découvert ma vocation.

Pouvez-vous décrire une journée type de travail ?

Nous n'avons pas d'horaires fixes. Je ne travaille actuellement qu'à mi-temps, ce qui est un choix de ma part car je consacre du temps à mes projets d'avenir.
En tant qu'entraîneur intervenant exclusivement sur les activités musculation et cardio-vasculaires, je ne travaille dans le club qu'en soirée et le samedi après-midi dans les périodes de forte affluence.
Mes collègues donnant des cours collectifs ont des horaires différents : en général 8 h/15 h s'ils font les cours du matin et du midi ou 15 h /22 h s'ils assurent les cours du soir, mais cela est très variable. Ce qu'il faut comprendre, c'est que nous travaillons lorsque la majorité des gens ne travaillent pas, c'est-à-dire durant les horaires de repas, les soirées et les week-ends !

Quelles sont les qualités requises pour ce métier ?

Il faut tout d'abord de bonnes qualités de communication. Notre rôle est de donner envie aux gens de pratiquer, de les voir revenir. Nous devons les aider à exprimer leurs attentes et y répondre par des activités adaptées.
Dans l'encadrement du sportif de compétition, le rôle psychologique est essentiel. Il faut montrer que l'on adhère au projet de l'athlète, qu'on est là pour le soutenir dans les moments difficiles (blessures, contre-performances, doutes).
Quel que soit le niveau du pratiquant, les qualités d'écoute, de présence sont indispensables.
Ensuite des connaissances au niveau physiologique et anatomique sont nécessaires pour justifier nos choix (particulièrement avec un public expérimenté qui a besoin de voir notre compétence pour nous faire confiance).

Quelle a été votre insertion professionnelle dans ce secteur ?

Je possède des qualifications qui sont assez recherchées donc j'ai trouvé relativement facilement des salles où exercer mon activité. Néanmoins, le fait de ne pas faire de cours collectifs est aussi un désavantage, particulièrement pour celui qui rechercherait un temps complet.
Le titulaire d'un brevet d'Etat HACUMESE, contrairement à celui des métiers de la forme, pourra intervenir, en plus des salles de sport, dans les clubs d'haltérophilie, différents associations municipales et sportives en tant que préparateur physique.

Quelles sont vos perspectives d'évolution ?

Mes projets d'avenir sont nombreux. Je souhaite tout d'abord me rapprocher des clubs et des fédérations sportives pour intervenir en tant que préparateur physique, ma spécialité majeure.
Je souhaite aussi développer une activité de "personal training", domaine en plein essor car de plus en plus de personnes cherchent à la fois à prendre soin de leur corps, à se détendre, et à ce qu'on s'occupe d'eux.
Enfin j'ai également envie d'intervenir comme formateur auprès de futurs éducateurs sportifs. Je l'ai déjà fait ponctuellement et j'ai trouvé cette activité difficile mais passionnante. Elle oblige aussi à se remettre en question en permanence.

Quels conseils donneriez-vous à des jeunes souhaitant se lancer dans la même aventure ?

Tout d'abord, il faut savoir qu'il s'agit d'un métier de passionnés : celui qui n'aime pas le sport ne sera pas heureux dans cette activité. De même, les qualités humaines auront aussi un rôle prépondérant car nous devons être capables d'être proche des pratiquants.
De nombreux cursus existent pour intervenir dans l'encadrement sportif. Il ne faut pas hésiter à se faire conseiller pour suivre la formation la plus appropriée.

Propos recueillis par Annie Poullalié