Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

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Les métiers de l'automobile

Domaines : Industries, Transport - Logistique
Février 2016
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Panorama du secteur

Alors que le secteur de la construction automobile peine à sortir de la crise économique mondiale, celui des services automobiles - entretien, dépannage, contrôles techniques, location - poursuit son développement.

En 2011, l'industrie automobile européenne assurait l'emploi de 2,2 millions de personnes, dont 45 % dans la construction de véhicules automobiles.

Depuis 2005, à périmètre comparable, les effectifs ont évolué de manière divergente avec une baisse d'environ 300 000 personnes en Europe de l'Ouest contre une hausse de plus de 110 000 dans les nouveaux Etats membres.

Après les rebonds enregistrés en 2010 et 2011, la production de la branche automobile française a rechuté en 2012 (- 10 %) à 55 milliards d'euros.

L'industrie automobile compte 201 000 salariés. Un contraste assez fort existe entre les 2 branches du secteur : la construction automobile (60 % des activités de l'industrie automobile) et les services de l'automobile. 

Tous emplois confondus dans l'automobile, les femmes représentent 21 % des effectifs (en 2006). Toutefois, la part des femmes dans les ateliers n'est estimée qu'à 1 %. 

La construction automobile en quête d'un nouveau souffle

La construction automobile rassemble la construction de véhicules automobiles et la fabrication d'équipements pour automobiles. Elle s'articule autour de 2 grands constructeurs, PSA (Peugeot Citroën) et Renault qui couvrent 51 % du marché national en 2014, près de 230 équipementiers, et d'un réseau très important de sous-traitants.

A noter : Les fournisseurs (Continental, Bosch, Valeo, etc.) réalisent en moyenne 75 % du prix de revient de fabrication d'une automobile contre 65 % en 1995. Ils emploient 79 000 personnes dont 45 % de cadres (données décembre 2012) dans 231 entreprises. 

L'automobile est, avec l'immobilier, l'un des secteurs les plus touchés par la crise économique mondiale. Moindre recours aux travailleurs intérimaires, chômage partiel, licenciements, fermetures d'usines, etc. De nombreuses mesures ont été prises pour limiter les pertes financières, souvent au détriment des salariés les moins qualifiés.

En 2015, une embellie semble poindre sur le marché français, avec une hausse de 4,7 % des ventes sur le 1er semestre, bénéficiant principalement aux constructeurs français. 

Les départs massifs à la retraite attendus dans les prochaines années devraient également libérer des postes aussi bien de cadres, de chefs d'entreprises que d'ouvriers qualifiés. 

L'Ile-de-France, 1ère région de l'industrie automobile en France, compte 2 grandes usines automobiles (Flins et Poissy, la 3e à Aulnay-sous-Bois ayant fermée en 2014) et une myriade de PME sous-traitantes. Elle totalise 23 % des effectifs de l'industrie automobile française (près de 50 000 salariés).

Les salariés franciliens travaillent dans les sièges sociaux des constructeurs, les centres de recherche et développement, les plates-formes logistiques, les sites de production et d'assemblage, les centres de formation, etc. 

Les fonctions recherche et développement (R&D) sont au coeur des activités des constructeurs et équipementiers franciliens. Avec le développement de nouveaux types de moteurs, la présence accrue
d’objets numériques à l’intérieur des véhicules, la recherche représente en effet un enjeu incontournable
pour les constructeurs. La région Ile-de-France compte ainsi 3 sites R & D majeurs de Renault et PSA, employant quelques 25 000 personnes. 

Les 13 premiers constructeurs mondiaux, dont les groupes français PSA Peugeot Citroën (10e) et Renault (11e), représentent environ 70 % de la production mondiale.

Les pôles de compétitivité

Le pôle Mov'eo, à vocation mondiale, s'étend sur les régions Ile-de-France, Basse-Normandie et Haute-Normandie. Il  a pour objet de fédérer les projets portant sur l'optimisation de la mobilité. Les thématiques abordées sont la consommation, l'environnement, la sécurité routière, la mobilité et les services, et la filière mécatronique. Le pôle a labellisé 326 projets de R&D.

Le pôle LUTB Transport & Mobility Systems coordonne des activités structurantes pour la région Rhône-Alpes (constructeurs, opérateurs de transport, centres de recherche) autour de la croissance des besoins de mobilité des personnes et des marchandises en ville.

Le pôle iDforCAR concentre les activités menées en Bretagne, Pays de la Loire et Poitou-Charentes. Il est centré sur les véhicules spécifiques et la mobilité durable : l'intelligence des systèmes embarqués, les matériaux et l'architecture véhicules, les véhicules et usages innovants et les technologies de l'information et de la communication en lien avec la mobilité durable.

Le pôle Véhicule du Futur mobilise les bassins de l'Alsace et de la Franche-Comté, en interaction avec l'Allemagne et la Suisse. Ses axes de recherche : l'innovation et l'excellence industrielle au service des entreprises.

La voiture du futur
Scientifiques et ingénieurs travaillent à la conception de voitures robotisées intelligentes, propulsées à l'électricité, communicantes entre elles et avec les infrastructures. L’interface homme-machine (IHM) sera aussi plus intuitive. Des solutions technologiques innovantes seront mises en oeuvre au cours des prochaines années afin d’aboutir à la création d’une voiture autonome à laquelle aspirent les usagers. Si les voitures électriques ne représentent actuellement qu’1%  des ventes automobiles, la ministre de l’Ecologie souhaite  qu'une voiture sur deux soit électrique d’ici à 2020, et à un coût abordable.

L'essor de certains services de l'automobile

Comparativement, la branche des services de l'automobile semble moins souffrir du mauvais contexte économique. Actuellement, ce sont les activités proches des clients finaux qui se développent le plus rapidement. Selon le baromètre de l'emploi 2015 pour la branche des services de l'automobile (Anfa), les secteurs en croissance d'emploi entre 2013 et 2014 sont :

  • L'enseignement de la conduite (+ 290 salariés soit + 1,1%) ;
  • La location de longue durée de voitures (+ 275 salariés soit + 7,6%) ;
  • La réparation de véhicules industriels et d'utilitaires (+124 salariés soit + 1,5%) ;
  • Le contrôle technique automobile (+ 87 salariés soit + 0,8%).

 

Les secteurs stables entre 2013 et 2014 (évolution entre - 0,5 % et + 0,5 %) :

  • La réparation de voitures ;
  • Le commerce de détail d'équipements automobiles.

Au cours des dernières années, le secteur a connu de profondes mutations technologiques : généralisation des systèmes électroniques et informatiques sur les véhicules, complexification de la phase de diagnostic nécessitant l'usage d'outils informatiques, législation plus exigeante induisant un recentrage des activités sur l'entretien (sécurité, environnement), etc. 

Les départements des Yvelines (78), des Hauts-de-Seine (92) et de la Seine-et-Marne (77) regroupent près de la moitié des emplois des services de l'automobile en Ile-de-France. L'Ile-de-France est également la région où les effectifs des équipementiers sont les plus importants, avec 11 244 salariés employés par 72 entreprises en 2012, selon la Fédération des industries des équipements pour véhicules (Fiev).

Bon à savoir : le RAVI, accélérateur de performance en Ile-de-France
Le RAVI, réseau automobilité et véhicules en en Ile-de-France (Association régionale des industries de l’automobile, ARIA) a pour objectif de  favoriser la création, le développement et la pérennité des entreprises de la filière automobile francilienne, en collaboration avec les partenaires régionaux du développement économique. Représentant de la Plateforme de la filière automobile – PFA – en Ile-de-France, le RAVI fédère plus de 130 membres : constructeurs, équipementiers et sous-traitants dans les domaines industriels, sociétés d’ingénierie, moyens d’essai, etc.
Le PFA vise à améliorer la cohésion et le développement de la filière automobile française et son image, notamment auprès des jeunes.

Les formations dans l'automobile

Conséquence de ces évolutions, le niveau minimum de qualification requis par les employeurs progresse. En 2009, 1/3 des jeunes en formation dans le domaine des services de l'automobile prépare un diplôme équivalent ou supérieur au bac, contre seulement 1/4 il y a 7 ans. C'est la maintenance et la réparation qui attire le plus de candidats.

On dénombre plus de 40 formations spécifiques aux services de l'automobile, du CAP à la licence pro en passant par les certificats de qualification professionnelle. 

Exemples de formations proposées en Ile-de-France :

  • CAP Maintenance des véhicules
  • CAP Vendeur-magasinier en pièces de rechange et équipements automobiles
  • CAP Réparation des carrosseries
  • CAP Peinture en carrosserie
  • MC Maintenance des systèmes embarqués de l'automobile
  • Bac pro Maintenance des véhicules option A voitures particulières
  • CQP Technicien expert après-vente automobile
  • CQP Contrôleur technique
  • BTS Après-vente automobile
  • Licence pro Organisation et management des services auto
  • Master Management des réseaux automobiles
  • Mastère spécialisé Moteur à combustion interne

 

Bon à savoir : une expérience de mobilité au cours de sa formation est un plus dans un secteur automobile évoluant à l'international.

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