Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

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Les métiers de demain en Ile-de-France

Domaines : Autres, Economie – Gestion - Finance
Dernière mise à jour : 31/05/2016

Les postes de cadres et les métiers de service à la personne vont considérablement se développer dans les 15 années à venir.

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Introduction

Si tous les départs en retraite en Ile-de-France, notamment dans la fonction publique, ne seront pas remplacés, de nombreuses opportunités d'emploi vont s'offrir aux jeunes diplômés. Les postes de cadres et les métiers de service à la personne notamment vont considérablement se développer...

Un "chat" à découvrir

Cécile Jolly, Chef de projet prospective métiers et qualifications au Commissariat général à la stratégie et à la prospective et Morad Ben Mezian, Directeur des études à Défi métiers, le carif oref francilien, ont répondu répondront aux questions des internautes sur les métiers qui recruteront dans les années à venir en Ile-de-France à l'occasion d'un chat le 18 juin dernier sur le site lesmetiers.net. Le transcript de ce chat est consultable en ligne.

Vieillissement de la population, évolution des modes de vie, développement des nouvelles technologies, ou encore prise en compte accrue des contraintes environnementales et écologiques : de multiples facteurs sont susceptibles de créer de nouveaux besoins en compétences, qui seront recherchées par les entreprises dans les années à venir.

D'ores et déjà, les employeurs peinent à recruter des profils sur certains de leurs métiers. Pour certains secteurs, d'importants volumes de départs à la retraite prévus à court ou à moyen terme vont également nécessiter de nombreuses embauches pour renouveler la population des salariés.

L'analyse de ces divers éléments permet de prévoir quels seront les "métiers de demain", c'est à dire les métiers qui recruteront le plus en France ou dans une région donnée dans les années à venir. Même si les incertitudes économiques incitent à rester prudent sur les prévisions qui peuvent être réalisées, les opportunités de recrutement seront nombreuses dans une large palette de métiers, notamment dans les secteurs des services aux entreprises et des services à la personne. Quant aux autres métiers, ils ne cesseront pas pour autant d'embaucher, mais  recruteront simplement dans des proportions plus restreintes.

Comment repérer les métiers de demain ?

En analysant les différentes facettes de l'emploi actuel (âge des salariés, mutations économiques, évolutions de la société...), il est possible de prévoir les besoins en métiers et en qualifications de demain.

Selon Christine Afriat, docteur en sciences économiques, spécialiste de la prospective, de l'évolution des métiers et des compétences et auteur de plusieurs ouvrages sur ce sujet dont Les métiers de demain - trouver sa voie, le travail et les métiers évoluent sous l'influence de six facteurs : économiques, culturels et sociaux, organisationnels, démographiques, réglementaires, technologiques.

Ainsi le développement de l'automatisation industrielle a réduit le nombre d'emplois peu qualifiés dans les industries ; la mondialisation a contribué à la chute des effectifs de la confection textile en France ; l'allongement de la durée de la vie fait émerger les emplois de service à la personne tout comme un plus fort taux de natalité va accroître le besoin d'enseignants ou de gardes d'enfants, etc.

Des études sectorielles sont ainsi menées pour essayer d'appréhender les évolutions de l'emploi et des métiers puis d'anticiper les actions en termes de formation ou d'évolution des compétences demandées.

Bon à savoir : selon l’Insee, 25,8 millions de personnes occupent un emploi en France au sens du Bureau international du travail (BIT), et 2,8 millions sont au chômage, soit 9,7 % de la population active. Ce taux est plus élevé notamment parmi la population jeune (23, 6 %). Avec 5, 6 millions d’emplois et un taux de chômage de 8,6 %, l’Ile-de-France résiste mieux à la crise.

Des métiers en tension

Certains métiers dits "en tension" manquent d'ores et déjà de personnel. Il s'agit de postes pour lesquels il existe plus de besoins en recrutement que de candidats. Selon l'enquête Besoin en main d'œuvre (BMO) réalisée par Pôle emploi, les employeurs  franciliens jugent que 38 % de leurs projets d'embauches sont difficiles (sur 287 000 recrutements prévus dans la région  en 2014).

Parmi les métiers comptant la part la plus importante de recrutements jugés difficiles en Ile-de-France, les aides à domicile et aides ménagères se hissent à la première place (74 % d'embauches jugées difficiles), suivis par les coiffeurs-esthéticiens (70 %), les ingénieurs, cadres d'études et de recherche et développement du secteur informatique (69,5 %), et les assistantes maternelles (65 %).

Des métiers émergents

D'autres métiers apparaissent , qui n'existaient pas auparavant, en raison des évolutions technologiques ou des mutations de la société (évolution des modes de vie, enjeux écologiques...). Ils constituent de nouvelles opportunités d'emploi, notamment pour les jeunes diplômés.

En 2013, l'Apec (Association pour l'emploi des cadres) a listé plus de 70 de métiers en émergence, dans neuf groupes de fonctions (marketing, informatique, ressources humaines...). On retrouve par exemple dans cette liste les métiers de Chef de projet e-CRM (electronic customer relationship management), qui gère la relation client sur internet ; de Géomaticien, qui exploite un système d'informations géographiques et met ces données à disposition des utilisateurs ; d'Analyste KYC (Know Your Customer), qui gère les risques financiers et de blanchiment d'argent dans le domaine bancaire ;  de Data miner, qui récolte et analyse les données des programmes informatiques ; ou encore d'Ecotoxicologue, qui étudie la toxicité des produits issus de différentes industries.

Des métiers d'avenir

Les métiers d'avenir recèlent aussi de nombreuses opportunités.  Repérés par les experts en prospective, il s'agit de métiers qui devraient offrir un grand nombre de postes à pourvoir dans les années à venir

Il peut s'agir de métiers pour lesquels de nombreux départs à la retraite sont prévus (comme les agents d'entretiens ou les enseignants), ou de métiers qui devraient bénéficier de nombreuses créations d'emploi, comme les métiers d'aide et de soin aux personnes, en raison des nouveaux besoins liés au vieillissement de la population.

Des secteurs moins dynamiques à ne pas négliger

Les métiers avec peu de nouveaux postes à pourvoir (peu de fin de carrières ou peu de création d'emploi), comme ceux d'ouvriers peu qualifiés du BTP ou de l'industrie, ne sont pas forcément ceux qui embauchent le moins : ils peuvent être soumis à un fort turn over ou avoir des difficultés à attirer les salariés.

Certains métiers fragilisés, qui connaissent une diminution de leurs effectifs, peuvent également receler des opportunités de recrutement. Ils peuvent en effet être affectés par des départs massifs à la retraite nécessitant un renouvellement, qui même s'il est partiel débouchera sur d'importants volumes de recrutement. C'est le cas par exemple des métiers de l'administration.  D'autres secteurs,  comme l'industrie, peuvent avoir des difficultés à attirer des profils jeunes sur leurs métiers.

Les secteurs qui devraient le plus recruter en France

Entre 1,6 millions et 2,2 millions d'emplois devraient être créés en France d'ici à 2030. Les services à la personne et les services aux entreprises concentreront l'essentiel des créations d'emploi.

De quoi sera fait l'avenir ? En partant des données actuelles et en les extrapolant, le Centre d'analyse stratégique (désormais Commissariat général à la stratégie et à la prospective) a essayé de prévoir quels seront les secteurs de la nouvelle croissance d'ici à 2030. Selon ses travaux, entre 1,6 millions et 2,2 millions d'emplois devraient être créés en France entre 2010 et 2030.

Trois groupes de secteurs concentreraient la majorité des créations d'emploi durant cette période : les services d'utilité collective (éducation, santé, action sociale) et les services à la personne ; les secteurs dit "d'intermédiation" (télécommunications, logistique, banques,  commerces...) et de la construction ; et les services aux entreprises (conseil et assistance, recherche et développement...). La demande croissante de loisirs devrait par ailleurs bénéficier aux secteurs du tourisme et de l'hôtellerie-restauration. Deux grands secteurs, l'industrie et l'administration, seraient destructeurs d'emplois. Cela est à relativiser partiellement : le mouvement de désindustrialisation de la France est notamment amené à ralentir dans les années à venir.

Ces prévisions sont établies à partir de grandes tendances qui se dessinent et sont appelés à se développer en France dans les années à venir. Les scénarios envisagés prévoient ainsi une poursuite de la tertiarisation de l'économie, ainsi qu'une élévation des niveaux de qualifications.  Ces évolutions, qui devraient toucher tous les secteurs, influenceront notamment les postes de cadres et les professions "supérieures", appelés à se développer.

Une autre tendance, liée au développement des besoins liés au vieillissement de la population, permettra cependant le maintien de nombreuses opportunités d'emploi sur des métiers plus faiblement qualifiés (aides à domicile, infirmiers...). D'autres professions, affectées par de nombreux départs à la retraite, offriront également de nombreuses opportunités d'emploi. C'est le cas notamment des agents d'entretien et des aides à domicile.

Les 10 secteurs les plus créateurs d'emploi en France d'ici à 2030

- Services opérationnels
- Conseils et assistance
- Action sociale
- Services personnels et domestiques
- Activités récréatives, culturelles et sportives
- Bâtiment
- Education
- Transport
- Santé
- Promotion et gestion immobilière

Source : Les secteurs de la nouvelle croissance - CAS

Services à la personne : un important vivier d'emplois

Les services à la personne connaitront à la fois de nombreux départs à la retraite et d'importantes créations d'emploi, liées notamment au vieillissement de la population.  Cela profitera en particulier aux professions liées au soin et à l'accompagnement de la dépendance.

Selon la Dares (Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques du ministère du Travail, de l’Emploi et du Dialogue social), d'ici à 2020 les métiers d'aides à domicile, d'aides-soignants et d'infirmiers pourraient créer 350 000 emplois. Par ailleurs, le métier d'assistante maternelle devrait également offrir de nombreux postes à pourvoir, en raison d'importantes fin de carrière dans cette profession, et de besoins qui devraient rester insatisfaits pour la garde des jeunes enfants.

Dans le même temps, le mouvement de professionnalisation des métiers de l'aide à domicile est amené à se poursuivre. Grâce aux efforts de la branche, près de la moitié des professionnels de l'aide à domicile sont aujourd'hui déjà qualifiés, un grand nombre étant titulaires du DEAVS (Diplôme d'Etat d'Auxiliaire de Vie Sociale, de niveau V).

Les métiers liés aux nouvelles technologies

S'ils restent relativement jeunes et moins concernés par les départs à la retraite, certains métiers devraient connaître des créations d'emploi pour accompagner le développement des nouvelles technologies. Cela profiterait notamment aux ingénieurs de l’informatique, au personnel d’étude et de recherche et aux cadres techniques de l’industrie. Ces trois familles professionnelles pourraient offrir 200 000 emplois supplémentaires d'ici à 2020, selon l'estimation de la Dares.

En particulier, les métiers du numérique (développeurs, web designers) auront d'importants besoins de recrutement à court terme. Les professionnels du secteur ont identifié plus de 36 000 créations nettes d'emploi dans la filière numérique à l'horizon 2018.

Métiers de l'économie verte

Même s'il reste très sensible à la conjoncture économique, le développement des métiers liés à la préservation de l'environnement devrait se poursuivre. Selon une étude du Boston Consulting Group réalisée en 2009, la mise en œuvre de l'ensemble des mesures prévues par le Grenelle de l'environnement pourrait amener à la création de 600 000 emplois d'ici à 2020.

La « croissance verte » a en effet un impact sur un large panel de secteurs économiques. Elle concerne en premier lieu les éco-activités, des secteurs directement liés à la protection de l'environnement ou à la gestion des ressources naturelles, mais implique également le « verdissement » de nombreuses activités (dans le transport, le bâtiment et l'agriculture notamment), amenées à évoluer pour mieux prendre en compte les nouvelles contraintes écologiques et environnementales.

Les secteurs d'avenir en Ile-de-France

L'Ile-de-France se démarque par une forte proportion de cadres. Dans la région, entre 520 000 et 728 000 emplois pourraient être créés à l'horizon 2030, dont une partie liée au projet du Grand Paris.

L'Ile-de-France est une terre de contrastes. Si elle représente près d'un quart de l'emploi national, elle connaît une sur-représentation des métiers de cadres et une sous-représentation des métiers d'employés ou d'ouvriers.

Le bassin parisien attire en nombre les jeunes entre 20 et 30 ans pour poursuivre leurs études ou trouver leur premier emploi. Mais on compte aussi beaucoup de départs vers la province pour les plus de 30 ans.

L'emploi actuel en Ile-de-France

En 2010, l'Ile-de-France comptait 5 650 000 salariés (soit 24 % des effectifs au niveau national), dont 86 % étaient employés dans des activités tertiaires. La région se démarque par la présence de grands groupes, de sièges sociaux et de centres de décision. Elle concentre également les établissements d'enseignement supérieur et les centres de recherche développement. Enfin, les activités de son territoire sont plus souvent orientées vers la production de biens et de services à haute valeur ajoutée. On y trouve une dizaine de pôles de compétitivité destinée à développer des projets et de l'emploi sur des marchés porteurs.

Les spécificités de l'économie francilienne expliquent que la région se différencie du reste de la France par une plus forte proportion de cadres (26 % des effectifs salariés contre 15 % en France) et de professions intermédiaires (25 % contre 23 %). Les ouvriers, et en particulier les ouvriers industriels, sont au contraire sous-représentés dans la région (19 %, contre 29 % pour l'ensemble de la France).

Les métiers les plus spécifiques à l'Ile-de-France sont les métiers qualifiés relatifs aux domaines professionnels de la communication, des arts, de l'informatique, de la recherche, du tourisme, de la comptabilité et de la finance, des transports et du commerce.

La région regroupe ainsi 47 % des emplois de la filière numérique, 39 % des emplois nationaux de la finance, 30 % des emplois liés au tourisme et 30 % des emplois du spectacle vivant. Elle concentre également 65 % des journalistes et 40 % des agents de gardiennage et de sécurité.

Depuis les années 90, les effectifs ont fortement diminué chez les ouvriers de l'industrie, du bâtiment et chez les secrétaires. Par contre, ils ont augmenté dans les services à la personne (notamment les emplois d'assistante maternelle), l'action sociale et l'informatique.

En termes de répartition entre les départements franciliens, on peut dire que les métiers des banques et assurances, de la communication, des arts, et de l'hôtellerie-restauration sont très concentrés à Paris. Dans la petite couronne, on trouvera davantage les ingénieurs et cadres de l'industrie et les informaticiens. Enfin les métiers industriels, de l'agriculture et du transport sont davantage présents en grande couronne.

L'industrie francilienne se recentre sur les activités à forte valeur ajoutée

L'Ile-de-France a connu un important mouvement de désindustrialisation depuis les années 80. Selon l'Insee, en 2010, la part de l'industrie y est plus faible que dans les autres régions (7 %, contre 12 % dans l'ensemble de la France), mais le secteur regroupe tout de même près de 392 000 salariés, ce qui place l'Ile-de-France à la première place pour ses effectifs industriels

Au fil des années, la région s'est progressivement recentrée autour de secteurs dynamiques et a délocalisé ses activités de production les moins compétitives, pour conserver en priorité les activités innovantes et à forte valeur ajoutée (recherche et développement, marketing, design, publicité...). Si l'industrie francilienne conserve quelques sites de production dans des secteurs fragilisés (automobile, fabrication de produits informatiques et électroniques), elle accueille également un grand nombre de secteurs dynamiques (aéronautique, pharmacie, agro-alimentaire...).

La création de pôles de compétitivité est un facteur qui contribue à l'innovation et au dynamisme de l'industrie francilienne. La région en compte pas moins de 10 : Advancity Ville et Mobilité Durables (ingénierie/services) ; Astech (aéronautique/Espace) ; Cap Digital Paris Region (TIC) ; Cosmetic Valley (biens de consommation) ; Elastopôle (chimie/matériaux) ; Finance Innovation (ingénierie/services) ; Medicen Paris Région (biotechnologies/santé) ; Mov'eo (transports) ; Novalog (ingénierie/services) ; Systematic Paris Région (TIC).

Prospective au niveau de l'Ile-de-France

S'appuyant sur l'analyse des évolutions macroéconomiques et démographiques que devrait connaitre la région, une étude prospective réalisée par Défi métiers a estimé qu'entre 520 000 et 728 000 emplois seraient créés en Ile-de-France à l'horizon 2030, soit entre 30 % et 40 % des créations nationales d'emploi prévues sur cette période.

Dans la région, les secteurs industriels, notamment ceux liés aux activités de hautes technologies et haut de gamme, contribueront à cette croissance des emplois. Le secteur de la pharmacie créerait ainsi entre 2 000 et 3 000 emplois à l'horizon 2030, et celui de l'agroalimentaire entre 4 000 et 4 500 emplois. Mais ces activités industrielles, compétitives et fortement présentes en Ile-de-France, entraineraient surtout d'importants volumes de créations d'emploi dans les services associés, très qualifiés, auxquelles elles auraient recours pour se développer. Le secteur des conseils et de l'assistance aux entreprises (activités informatiques, comptables, publicité...) créerait selon les prévisions entre 123 500 emplois et 142 500 emplois d'ici à 2030, tandis que la recherche et développement (R&D) connaitrait une croissance de 13 500 à 15 500 emplois supplémentaires. Sur des postes moins qualifiés, le développement des industries de hautes technologies devrait contribuer également à de nombreuses créations d'emploi dans le secteur des services opérationnels (sécurité, nettoyage, intérim...), avec entre 134 500 et 138 500 nouveaux emplois à l'horizon 2030. A noter également, les activités financières, très présentes en Ile-de-France créeraient sur la même période entre 46 500 et 52 000 emplois supplémentaires.

Les activités de service aux personnes, elles aussi très bien représentées dans la région (200 000 emplois, soit 22 % de l'emploi national), devraient connaitre également de nombreuses créations d'emploi. Le vieillissement de la population, même s'il sera moins important qu'en province, devrait ainsi contribuer à la croissance des services personnels liés à la dépendance. Les secteurs de la santé et de l'action sociale (infirmiers, aides-soignants, aides à domicile...) pourraient créer entre 67 500 et 76 000 emplois d'ici à 2030. D'autres facteurs, comme l'augmentation du taux d'activité des femmes ou la poursuite de la hausse des revenus de la population francilienne, devraient aussi contribuer à créer de nouveaux besoins dans les domaines de la garde des enfants, des services domestiques, ou encore des loisirs. A l'horizon 2030, le secteur des services personnels et domestiques (assistantes maternelles, coiffeurs, esthéticiens, employés de maison, agents d'entretien...) créerait entre 42 500 et 43 000 nouveaux emplois en Ile-de-France, tandis que les activités récréatives, culturelles ou sportives pourraient connaître une croissance de 71 000 à 72 500 emplois supplémentaires.

Les 10 secteurs les plus créateurs d'emploi en Ile-de-France à l'horizon 2030

- Conseil et assistance
- Services opérationnels
- Construction
- Santé, action sociale
- Activités culturelles, récréatives et sportives
- Services personnels et domestiques
- Activités financières
- Education
- Distribution
- Transports

Source : Les créations d'emploi en Ile-de-France à l'horizon 2030, Défi métiers

Les secteurs affectés par les fins de carrière en Ile-de-France

Selon l'Insee, 3 actifs sur 10 exerçant un emploi en Ile-de-France sont susceptibles de cesser leur activité d'ici à 2020, soit 1 644 000 personnes. Certains métiers seront plus représentés parmi ces départs. Dans la région, les cadres administratifs et financiers formeront le contingent le plus important, avec 90 000 départs d'ici à 2020, suivis par les agents d'entretien (75 500 départs).

Quant aux secteurs d'activités les plus affectés par les fins de carrière, l'administration publique (180 000 départs), le commerce (174 000) et l'enseignement (124 200), représenteront à eux trois 29 % des cessations d'activités en Ile-de-France entre 2010 et 2020.

Certains secteurs connaitront enfin une proportion importante de fins de carrières, au regard de la part de leurs effectifs concernés. Ainsi, 40 % des salariés de la métallurgie pourraient cesser leur activité en Ile-de-France d'ici à 2020, 35 % de ceux exerçant dans les activités de fabrication de matériel de transport, et 36 % dans celles de produits informatiques, électroniques et optiques.

Ces fins de carrières entraineront des besoins en renouvellement de personnel différents selon les secteurs. Pour les cadres administratifs notamment, le remplacement des salariés qui cesseront leur activité devrait occasionner d'importantes opportunités de recrutement. Dans les activités industrielles (métallurgie, fabrication de matériel informatique...) les départs pourraient au contraire s'accompagner d'un nombre réduit de remplacements.   

Impact du projet Grand Paris sur l'emploi francilien

La métropole du Grand Paris doit voir le jour le 1er janvier 2016. Le projet prévoit la mise en place d'une gouvernance partagée pour une centaine de communes de la région parisienne, regroupant près de 7 millions de franciliens, soit plus de la moitié des habitants de la région. De grands objectifs ont été associés à la réalisation du Grand Paris, notamment dans le domaine de la construction de logements neufs et d'infrastructures de transport, qui s'ils sont réalisés pourraient contribuer à la création de nombreux emplois dans la région.

Selon l'étude réalisée par Défi métiers, le projet Grand Paris pourrait, si l'ensemble des investissements prévus sont réalisés, générer 175 000 emplois en Ile-de-France à l'horizon 2030. Le projet aurait un impact direct pour l'emploi dans le secteur de la construction (55 000 nouveaux emplois liés au Grand Paris) et des transports (création de 9 000 emplois). La construction de logements neufs entrainerait par ailleurs un accroissement de la population, qui aurait pour conséquence de créer des emplois supplémentaires dans les secteurs des services à la personne (26 500 emplois), de la santé (12 000 emplois) ou de l'éducation (12 000 emplois).

Contacts utiles

DARES, Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques
INSEE Ile-de-France

7 rue Stephenson
78188 Saint-Quentin-en-Yvelines cedex
Tel : 01 30 96 90 00

http://www.insee.fr/fr/regions/idf/
CEREQ, centre d'études et de recherche sur les qualifications

11 rue Vauquelin
75005 Paris
Tel : 01 44 08 69 10

http://www.cereq.fr
CGSP, Commissariat général à la stratégie et à la prospective

18 rue de Martignac
75700 Paris cedex 07

Tel : 01 42 75 60 00

http://www.strategie.gouv.fr

Liens utiles

Métiers et secteurs
Lesmetiers.net : chat " Les métiers de demain en Ile-de-France "

Retrouvez tous les échanges de notre chat du 18 juin " Les métiers de demain " qui réunissaient les 2 invités suivants :

- Cécile Jolly, Economiste chargée des projections sectorielles d’emploi au Commissariat général à la stratégie et à la prospective (CGSP).
Diplômée de Sciences Po Paris et d’un MBA à l'ESSEC, Cécile Jolly a commencé sa carrière à la Délégation aux Affaires stratégiques (Ministère de la Défense). Elle a ensuite rejoint le Commissariat général du Plan puis le CGSP (ex-Centre d'analyse stratégique), placé auprès du Premier ministre. Au sein du département Travail/Emploi, elle coordonne les travaux sur les projections d’emploi à moyen et long terme ;

- Morad Ben Mezian, Directeur des études à Défi métiers, le carif oref francilien.
Titulaire d'un DEA en économie  publique, Morad Ben Mezian a d'abord conduit des études au Conseil régional d'Ile-de-France puis à la Direccte IDF (SESE) où  il s'est spécialisé dans les politiques d'emploi et de formation. En tant que responsable de l’Observatoire régional Emploi/Formation à Défi métiers, il dirige une équipe de chargés d’études qui a pour objectif d’analyser la relation emploi/formation et l'évolution des métiers et des compétences en Ile-de-France.

http://www.lesmetiers.net/orientation/p2_429913/les-metiers-de-demain-en-ile-de-france
Emploi et recrutement
Les métiers en émergence au travers des offres Apec

Dans son étude n° 2015-02 de janvier dernier, l'Observatoire du marché de l’emploi cadre de l'Apec aborde les métiers en émergence au travers des offres d’emploi.

http://fr.slideshare.net/salsabil_74/lesmtiersenmergenceautraversdesoffresapec
Outils pédagogiques
Beau travail - Découvrez des métiers qui recrutent !

En France, 400 000 emplois ne sont pas pourvus. Le Medef a recensé les métiers qui recrutent sur un portail qui présente chacune de ces professions et les parcours de formation qui permettent d'y accéder.

http://www.beautravail.org/
Les métiers de demain

En partenariat avec Alternatives économiques et Agefa PME, l'Onisep a recensé 14 secteurs porteurs et une dizaine de métiers qui recrutent.

http://www.onisep.fr/voie-pro/Collegien/les-metiers-de-demain
30 idées reçues sur l'emploi et les métiers

Ce guide pratique publié par le magazine Alternatives Economiques en partenariat avec l'Onisep et avec le soutien de l'Agefa PME permet de disposer d'une information de qualité sur l'insertion, l'emploi et les métiers qui aide à combattre contre les idées reçues.

http://www.alternatives-economiques.fr/30-idees-recues-sur-l-emploi-et-les-metiers_fr_pub_901.html
Etudes et statistiques
Les métiers en 2020 (Note CAS - Dares)

Selon cette note d'analyse, les volumes de postes à pourvoir entre 2010 et 2020 resteront nombreux en raison des départs à la retraite. Par ailleurs, la tertiarisation des emplois se poursuivra, avec une progression des métiers de services, notamment de la santé et des services aux personnes.

http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/2012-022.pdf
Les secteurs de la nouvelle croissance : une projection à l'horizon 2030 (Rapport, CAS)

Dans ce rapport, le centre d'analyse stratégique (CAS) tente d'identifier les secteurs qui seront créateurs ou destructeurs d’emplois à long terme.

http://www.strategie.gouv.fr/content/rapport-les-secteurs-de-la-nouvelle-croissance-une-projection-lhorizon-2030
Les créations d'emploi en Ile-de-France à l'horizon 2030 (Défi métiers, décembre 2012)

Selon cette étude de Défi métiers, le carif-oref francilien, entre 520 000 et 728 000 emplois pourraient être créés en Ile-de-France entre 2012 et 2030.

http://www.defi-metiers.fr/publications/les-creations-demploi-en-ile-de-france-lhorizon-2030-focale-ndeg21
La silver économie, une opportunité de croissance pour la France (Rapport, CGSP)

Entre 2005 et 2035, le nombre des seniors devrait connaître en France une hausse de 80 %. Ce rapport  s'interroge sur la valeur économique que peut recéler ce vieillissement de la population.

http://www.strategie.gouv.fr/blog/2013/12/rapport-la-silver-economie-une-opportunite-de-croissance-pour-la-france/
Les seniors franciliens cesseront leur activité plus tard que les provinciaux

D’ici à 2020, trois actifs sur dix exerçant un emploi en Ile-de-France sont susceptibles de cesser leur activité, soit 1 644 000 personnes, prévoit cette étude réalisée par l'Insee Ile-de-France et Défi métiers.

http://www.insee.fr/fr/insee_regions/idf/themes/alapage/alap415/alap415.pdf
Enquête Besoins en Main d'Œuvre (BMO)

Réalisée chaque année par Pôle emploi, cette enquête permet de visualiser, au niveau national et par région, les prévisions de recrutement des employeurs et les métiers que ceux-ci ont le plus de difficultés à pourvoir.

http://bmo.pole-emploi.org/
Contrats d'études prospective (CEP)

Afin d'anticiper les mutations économiques, les branches professionnelles et l'Etat peuvent élaborer conjointement des contrats d'études prospectives. Les synthèses de ces documents sont de véritables mines d'informations sur la santé économique et les besoins futurs en recrutement d'un secteur.

http://www.emploi.gouv.fr/dispositif/contrats-etudes-prospectives-cep
Référentiel des métiers en émergence (Apec)

Dans ce guide de 2013 , l'Apec a recensé une soixantaine de nouveaux métiers en développement ou en transformation qui présentent de réelles opportunités de recrutement pour les cadres et les jeunes diplômés.

http://annuaire-metiers.cadres.apec.fr/article.php?news_id=44
Les métiers en 2022 (Rapport, France Stratégie juillet 2014)

Découvrez le rapport de France Stratégie (Commissariat général à la stratégie et à la prospective) sur les métiers à l'horizon 2022.

http://www.strategie.gouv.fr/blog/2014/07/rapport-les-metiers-en-2022/
La révolution des métiers

L’étude  "La Révolution des métiers" du Cabinet EY s'appuie sur les données du réseau social professionnel LinkedIn pour 7 pays, sur l'analyse de 7000 offres d'emplois internationales, puis, sur une étude réalisée par l'institut CSA auprès de 500 dirigeants d'entreprise, et enfin sur 50 interviews qualitatives approfondies réalisées sur le marché français.

http://www.ey.com/Publication/vwLUAssets/EY-revolution-des-metiers/$FILE/EY-revolution-des-metiers.pdf
Livre blanc des métiers porteurs

Grâce à son logiciel Analyst (EMSI (Economic Modelling Specialists Intl.), CareerBuilder, leader mondial des solutions globales de recrutement, peut traiter et exploiter les millions de données du marché de l’emploi en Europe mais aussi aux Etats-Unis. Une fois collectées, compilées et retravaillées, ces informations permettent de mieux comprendre les mutations du marché de l’emploi par zone géographique et d’avoir une vision prospective. Les chiffres pour le marché français proviennent de l’Insee. 

http://www.lesmetiers.net/upload/docs/application/pdf/2015-02/careerbuilder-livre-blanc-metiers-porteurs.pdf
Marché du travail : la grande fracture

Analysant la polarisation induite par le progrès technologique entre les métiers très qualifiés, d’une part, et les emplois de service, plus précaires et moins bien rémunérés, d’autre part, cette étude de l'Institut Montaigne, think tank indépendant, interroge les conditions de la création d’emplois dans une économie post-industrielle.


http://www.institutmontaigne.org/fr/publications/marche-du-travail-la-grande-fracture
Le numérique : une chance à saisir pour la France

Découvrez 4 études et 33 propositions pour une France numérique. Ce document est le fruit des regards croisés d’un leader mondial du numérique et d’étudiants de grandes écoles sur l’opportunité que représente le numérique pour la France.

http://www.cgi.fr/sites/default/files/files_fr/Grenelle_du_numerique/livre_blanc-cgi-grenelle-final2.pdf