Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

domaine

Les métiers du social

Domaine : Santé – Social - Soins esthétiques
Février 2014
Voir le dossier complet

Les métiers du social

Panorama des différents métiers du secteur social et des formations nécessaires pour les exercer. Pour certains aucun diplôme n'est requis.

Assistant de vie pour personnes âgées / Assistante de vie pour personnes âgées

aide_a_domicile_383x209.jpg

L'assistant de vie pour personnes âgées, qu'on appelle aussi aide à domicile pour personnes âgées, se rend au domicile des personnes en perte d'autonomie pour les aider à effectuer les tâches de la vie courante. Ce professionnel contribue au maintien à domicile de personnes qui seraient placées en institution sans cette aide extérieure.

Pour exercer la profession d'aide à domicile, vous devez être à l'écoute de l'autre, capable d'appréhender ses besoins et de l'aider de la manière la plus efficace possible. Travailler auprès de personnes âgées demande beaucoup de douceur et de patience.

Pour que la personne aidée se sente en confiance, l'aide à domicile doit procéder avec tact. Grâce à sa bonne humeur, il contribue à redonner le sourire à ses "protégés".

Aucun diplôme n'est exigé pour devenir aide à domicile pour personnes âgées, mais un diplôme du type CAP est apprécié. Vous pouvez notamment préparer en 2 ans après la 3e, un CAP assistant technique en milieux familial et collectif ou un CAP services en milieu rural.

Une année d'études supplémentaire vous sera nécessaire pour obtenir la MC aide à domicile. Les personnes ayant 3 ans d'expérience professionnelle dans ce domaine peuvent également être admises en formation.

Vous pouvez également préparer, en 2 ans après le CAP ou 3 ans après la 3e, le bac pro services de proximité et vie locale ou le bac pro accompagnement, soins et service à la personne.

En formation continue, il existe aussi un titre professionnel assistant de vie aux familles (formation de 6 mois).

Avec l'allongement de la vie et le vieillissement de la population, les besoins en professionnels intervenant auprès de personnes âgées sont énormes. La plupart du temps salarié, l'assistant de vie pour personnes âgées est employé par des associations, des collectivités territoriales ou encore par les particuliers.

Voir la fiche détaillée.

Aide médico-psychologique

L'aide médico-psychologique travaille auprès de personnes handicapées ou âgées, très dépendantes. Il leur prodigue les soins quotidiens et met en place des activités d'éveil pour les inciter à communiquer.

Les personnes dont l'aide médico-psychologique s'occupe demandent souvent beaucoup d'attention. La patience est de mise pour vivre à leur rythme. L'aide médico-psychologique doit leur accorder une écoute constante et savoir mettre de côté ses problèmes personnels.

Pour exercer ce métier, force et robustesse sont indispensables : que ce soit pour le lever, le coucher, les déplacements ou la toilette, l'aide médico-psychologique est amené à soutenir ou à porter ses patients, enfants comme adultes.

La formation qui vous conduira au diplôme d'Etat d'aide médico-psychologique (DEAMP) est accessible en voie directe ou en cours d'emploi en alternance, sur une amplitude de 12 à 24 mois.

Aucun niveau d'études préalable n'est exigé. Chaque centre de formation organise des épreuves d’admission comprenant un questionnaire d’actualité (écrit) et un entretien oral.

Le secteur associatif, les communes et les hôpitaux sont les principaux employeurs d'aides médico-psychologiques.

Les établissements accueillant des personnes handicapées - IME (instituts médico-éducatifs), IMPRO (instituts médico-professionnels), CAT (centres d'aide par le travail) - ont des besoins importants.

Conséquence du vieillissement de la population, les perspectives d'emploi se développent très rapidement dans les structures destinées au 3e âge : maisons de retraite et résidences pour personnes âgées.

Voir la fiche détaillée.

Animateur socioculturel / Animatrice socioculturelle

animatrice_socioculturel_383x209.jpg

Le sport, les loisirs et la culture sont les terrains de prédilection de l'animateur socioculturel. Il intervient toujours au niveau d'un groupe de personnes, l'encadre et organise des activités collectives. S'il est animateur de quartier, il peut participer à des actions d'alphabétisation et à des campagnes d'information.

L'animateur socioculturel s'adresse non seulement aux enfants et aux adolescents mais également aux personnes âgées. Il organise aussi bien des activités sportives que des visites culturelles, des débats d'actualité que des séances de ciné-club ou des expositions. Il met en place des ateliers de théâtre, de poterie, de dessin, etc.

Pas de place pour la routine ! Les lieux dans lesquels l'animateur socioculturel travaille sont très variés. Il s'adresse à des publics multiples, de tous âges, de toutes conditions. Rassembler des individus ne suffit pas à donner vie à un groupe. Il doit apporter de l'énergie, faire naître des idées, susciter des envies. Imagination et créativité sont indispensables pour élaborer des projets originaux et attrayants.

Dans l'animation, il existe d'une part des diplômes du ministère des Sports (BAFA, BAFD, BASE, BAPAAT, BEES, BPJEPS, DEJEPS), préparés dans des centres agréés par les directions régionales de la Jeunesse et des sports et d'autre part, les diplômes de l'Education nationale (bac pro, DEUST, DUT, licence pro) proposés par les lycées et universités.

BAFA, BAFD, BASE sont des diplômes non professionnels.

Dès 17 ans, il est possible d'obtenir le BAFA, brevet d'aptitude aux fonctions d'animateur. Il ouvre la voie au métier d'animateur socioculturel et permet de travailler pendant les vacances.

A sa suite, le BAFD, brevet d'aptitude aux fonctions de directeur conduit au métier de directeur de centre de loisirs.

Le BAPAAT, brevet d'aptitude professionnelle d'assistant animateur technicien de la jeunesse et des sports est accessible sans condition préalable mais une expérience professionnelle dans le secteur est nécessaire (avoir 16 ans minimum également). Il donne le niveau CAP et à son titulaire le droit d'encadrer, d'animer ou d'accompagner des activités physiques, sportives et socioculturelles.

Le bac pro services de proximité et vie locale se prépare en 3 ans, après la 3e ou en 2 ans après un CAP, par exemple, les CAP agent de prévention et de médiation ou CAP petite enfance.

De niveau bac également, le BPJEPS, brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation et du sport est un autre moyen de se former à ce métier. Ce diplôme remplace le BEATEP (abrogé en 2010) et succèdera, à l'avenir, au BEES 1er degré.

Le DEJEPS, diplôme d'Etat de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport, de niveau bac + 2, propose une spécialité "animation sociale".

Toujours à bac + 2, le DEUST animation et gestion des activités physiques et sportives ou culturelles (bac + 2) est proposé par l'université d'Evry et se prépare en 2 ans. Il existe également un DUT carrières sociales option animation sociale et socioculturelle qui s'obtient en 2 ans après un bac général ou ST2S.

Enfin, à bac + 3, des licences pro préparent à des fonctions dans les domaines de la médiation, de l'accompagnement social, du développement social, économique ou culturel.

Les plus gros recruteurs sont les collectivités territoriales et les municipalités. Elles proposent d'ailleurs les emplois les plus stables. Les structures d'accueil, destinées au 3e âge notamment, sont de plus en plus demandeuses d'animateurs socioculturels.

Le secteur associatif propose également de très nombreux emplois dans des structures dynamiques. Mais, attention, les postes proposés sont souvent précaires.

L'Ile-de-France compte plus de 15 000 professionnels de l'animation. Le région, à l'instar des grands pôles urbains français, manque de travailleurs sociaux dans un contexte de développement des loisirs et de vieillissement de la population.

Voir la fiche détaillée.

Assistante de service social / Assistant de service social

assistant_social_383x209.jpg

L'assistante de service social aide les personnes ou les familles à surmonter des difficultés sociales. Elle peut aussi prendre part à des projets pour le développement social de quartiers défavorisés.

Quelles que soient les difficultés des familles (difficultés financières, problème de logement, perte d'emploi, etc.), l'assistante de service social est là pour aider sans porter de jugement.

L'assistante de service social doit souvent multiplier les contacts et les démarches pour trouver une solution. Ténacité et disponibilité sont alors nécessaires.

Certaines situations sont parfois dramatiques : violences familiales, très grande pauvreté, maladie grave, etc. Pour pouvoir y faire face, il faut être soi-même très équilibré.

Pour exercer cette profession reglementée, vous devez impérativement être titulaire du diplôme d'État d’assistant de service social (DEASS).

Cette formation est ouverte aux titulaires du bac ou équivalent, mais aussi à des non bacheliers ayant réussi un examen « de niveau », organisé par la DRASS, Direction régionale des affaires sanitaires et sociales.

Il vous est également possible de préparer, en 2 ans, le DUT carrières sociales option assistance sociale, puis le DEASS, en 1 an.
Pour être admis en DUT, vous devez de préférence être titulaire d’un bac général ou bac ST2S.

Enfin, le DEIS, diplôme d'Etat d'ingénierie sociale, est destiné aux assistantes de service social qui exercent depuis 3 ans et souhaitent se tourner vers l'encadrement. Il se prépare en 3 ans en école spécialisée, hors Ile-de-France.

Les plus gros recruteurs d'assistantes de service social sont les collectivités locales : conseils régionaux ou généraux, municipalités, DDASS (directions départementales des affaires sanitaires et sociales).

L'Etat propose de nombreux postes au sein des ministères de l'Education nationale, des Affaires sociales ou de la Justice, par exemple.

Il ne faut pas oublier le secteur privé, le secteur associatif et les organismes de protection sociale comme la CAF (Caisse d'allocations familiales) ou bien l'Assurance Maladie (Sécurité sociale) où les assistantes de service social sont nombreuses.

Pour aller plus loin

L'obligation pour les employeurs de rémunérer tout stage conventionné de plus de 2 mois est une avancée incontestable pour les étudiants. Mais pour les étudiants du secteur social, cette mesure se traduit également par une diminution du volume de stages proposés, les employeurs - des associations pour l'essentiel - n'ayant pas toujours les moyens de rémunérer leurs stagiaires.

Voir la fiche détaillée.

Auxiliaire de vie sociale

L'auxiliaire de vie sociale intervient au domicile des personnes en difficulté sociale, physique ou morale. Il peut s'agir d'enfants, de familles, de personnes âgées, malades ou handicapées. L'auxiliaire les accompagne dans les tâches quotidiennes qu'ils n'arrivent plus à assumer seuls, contribuant ainsi au maintien de leur autonomie et à la lutte contre l'exclusion sociale.

L'auxiliaire de vie sociale fréquente au quotidien des personnes en grande difficulté sociale ou psychologique. Par sa bonne humeur, il contribue à leur redonner le sourire. Souple et ouvert, ce professionnel établit un contact non seulement avec la personne aidée, mais aussi avec son entourage. Plein de tact, il sait respecter au quotidien l'espace dans lequel il entre et l'intimité des personnes. Ce métier requiert une bonne organisation, compte tenu de la diversité des tâches à accomplir.

Deux diplômes vous permettent de devenir auxiliaire de vie sociale : le DEAVS (diplôme d’Etat d’auxiliaire de vie sociale) et la MC (mention complémentaire) aide à domicile.

 Les associations d'aide à domicile constituent le débouché le plus important pour les auxiliaires de vie sociale. Elles jouent le rôle d'intermédiaire entre les particuliers en difficulté et les auxiliaires. Les collectivités locales font, elles aussi, appel à des auxiliaires de vie sociale. Ainsi, les centres communaux d'action sociale, qui dépendent des mairies, gèrent l'aide sociale. Quelques particuliers embauchent directement des auxiliaires.

Le métier d'auxiliaire de vie sociale s'exerce au domicile d'un ou plusieurs particuliers. L'activité peut s'effectuer dans le cadre d'horaires décalés, le week-end et les jours fériés.

Conseiller d'insertion et de probation / Conseillère d'insertion et de probation

conseillere_insertion_probation_383x209.jpg

Le conseiller d'insertion et de probation a pour mission de rétablir le dialogue entre une personne condamnée (encore emprisonnée ou déjà libre) et la société. Il lui facilite l'accès aux dispositifs sociaux, éducatifs et à l'emploi. Il lutte contre les problèmes d'argent, d'illettrisme ou de toxicomanie. Il s'assure aussi que les personnes condamnées à des peines restrictives de liberté respectent les décisions de justice et les aide à se réinsérer.

Le conseiller d'insertion et de probation n'est pas un juge. Impartial, il doit aider toutes les personnes, quelle que soit la gravité de la faute commise. Il cherche à comprendre la situation dans laquelle se trouvent ces personnes et répond à leurs questions ou à leurs angoisses le plus justement possible. Des qualités d'écoute sont indispensables.

Le métier de conseiller d'insertion et de probation nécessite persévérance et conviction. Les échecs sont nombreux et la volonté est nécessaire pour rebondir à chaque mauvaise expérience.

Les détenus et les personnes récemment libérées se trouvent souvent dans une profonde détresse. Le conseiller d'insertion et de probation doit savoir faire face à des situations difficiles. Le métier est déconseillé aux personnes fragiles psychologiquement.

Une seule école forme au métier de conseiller d'insertion et de probation : l'ENAP, Ecole nationale d'administration pénitentiaire, à Agen.

Pour passer le concours d'entrée, vous devez être titulaire d'un bac + 2 (BTS, DUT, L2) ou d'un diplôme d'assistant de service social ou d'éducateur spécialisé. Cependant, le niveau réel des candidats est beaucoup plus élevé : plus de 70 % des candidats reçus sont au moins titulaires d'un première année de master validée.

La formation, d'une durée de 2 ans, alterne cours théoriques et stages pratiques sur le terrain. Les élèves sont rémunérés.

Il existe plus de 100 services d'insertion et de probation en France. Ce sont les premiers employeurs de conseillers d'insertion et de probation.

Le conseiller d'insertion et de probation peut aussi être affecté dans les directions régionales, à l'administration centrale ou à l'ENAP (Ecole nationale de l'administration pénitentiaire) en tant que conseiller-expert sur certains dossiers. Cette affectation lui permet de prendre du recul par rapport au travail de terrain.

Voir la fiche détaillée.

Conseiller en économie sociale et familiale / Conseillère en économie sociale et familiale

Le conseiller en économie sociale et familiale aide les familles en difficulté financière ou morale. Il joue aussi un rôle d'animateur, en développant des liens avec le voisinage immédiat et en favorisant l'insertion sociale des personnes isolées.

Les publics qu'il rencontre sont variés : chômeurs de longue durée, jeunes ménages, migrants et personnes âgées.

Le conseiller en économie sociale et familiale travaille pour et avec les autres : il doit avoir de bonnes capacités d'écoute, le goût pour le contact et réel intérêt pour autrui.

Positif et dynamique, il propose des solutions et permet leur mise en pratique, quelles que soient les difficultés rencontrées par ses interlocuteurs.

La formation comprend 2 étapes : d'abord un BTS économie sociale et familiale puis le diplôme d'Etat de conseiller en économie sociale et familiale.

Vous pouvez obtenir le BTS économie sociale et familiale en 2 ans après un bac, de préférence ST2S, L, S ou ES.

Selon les établissements, la sélection s'effectue sur dossier et entretien ou sur examens, écrits et oraux.

Pour décrocher le diplôme d'Etat de conseiller en économie sociale et familiale, vous devez prolonger vos études de 1an après ce BTS. Les épreuves de sélection sont propres à chaque centre de formation. Le diplôme d'Etat est reconnu au niveau bac + 2.

Plus de la moitié des conseillers en économie sociale et familiale travaille dans le secteur privé.

Les organismes sociaux recrutent de nombreux conseillers en économie sociale et familiale. Parmi eux, l'Assurance maladie (sécurité sociale), les caisses d'allocation familiale et les foyers de jeunes travailleurs.

Les établissements collectifs, comme les maisons de retraite, les centres d'hébergement pour réfugiés et migrants ou encore les hôpitaux, offrent également des places aux débutants.

Voir la fiche détaillée.

Directeur d'établissement sanitaire et social / Directrice d'établissement sanitaire et social

responsable_d_etablissement_sanitaire_et_social_383x209.jpg

Le responsable d'un établissement sanitaire et social coordonne et gère les activités de l'établissement dont il a la charge.

Le directeur est chargé de la conduite générale de l'établissement dans les domaines sanitaire, social et médico-social, de l'animation et de la coordination des actions. Il décide ainsi des moyens à mettre en oeuvre, de la coordination de ses équipes dans le respect des décisions du conseil d'administration de son établissement. Il doit constamment veiller au développement de la qualité des prestations au bénéfice des usagers, et communiquer sur les actions de son établissement. Il veille aussi à la bonne marche de l'établissement et en assure sa gestion administrative et financière.

Prévoir, anticiper, faire face à des imprévus tant au niveau des finances que des équipes, le responsable d'un établissement sanitaire et social doit savoir gérer au mieux le quotidien de sa structure. La diversité et la complexité des missions dont il a la charge demandent que le responsable d'un établissement sanitaire et social soit rigoureux, méthodique et sache coordonner les différentes actions.

Les fonctions de directeur d'établissement sanitaire, social et médico-social (DESSMS) sont accessibles par concours. Il faut justifier de l'un des diplômes exigés pour l'admission au concours externe d'entrée à l'Ecole nationale d'administration (ENA), c'est-à-dire avoir validé un cursus équivalent à 3 années dans l'enseignement supérieur : licence économique (bac + 3), diplôme d'IEP, de pharmacie, de médecine, école d'ingénieurs, etc. Certains masters également sont bien adaptés, tel le master pro management des organisations sanitaires et sociales (Paris 13 Nord).

A noter : l'Ecole des hautes études en santé publique (EHESP), entre autres, propose des préparations à ce concours, qui est constitué  d'épreuves écrites et orales.

Les candidats admis au concours sont nommés stagiaires et suivent un cycle de formation théorique et pratique, qui se déroule sur une période de 24 à 30 mois. La formation est assurée par 25 centres de formation à travers la France. Les élèves directeurs qui ont satisfait aux épreuves de validation de fin de formation sont de plein droit titulaires du CAFDES, Certificat d'aptitude aux fonctions de directeur d'établissement ou de service d'intervention sociale.

Ils choisissent une affectation en fonction de leur classement.

La fonction publique hospitalière est le principal recruteur des responsables d'établissement sanitaire et social. Cadre de direction de la fonction publique hospitalière, il est rémunéré par l'établissement ou la collectivité de rattachement. Il peut s'agir de foyers de l'enfance, de maisons d'enfants à caractère social, de centres d'hébergements et de réinsertion sociale, d'instituts médico-éducatifs, d'établissements et services d'aide par le travail, de maison d'accueil spécialisées, d'établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes, etc.

En 2011, 40 places ont été offertes au concours externe de directeur d'établissement sanitaire, social et médico-social. Lors de la première affectation, c'est l'ordre du classement au concours qui détermine l'ordre de choix de poste des candidats.

Voir la fiche détaillée.

Educateur de jeunes enfants / Educatrice de jeunes enfants

Les bambins de 3 mois à 7 ans l'entourent au quotidien ! Ce professionnel contribue à l'éveil des enfants en stimulant leurs facultés artistiques, affectives et intellectuelles.

Aimer les petits ne suffit pas. Il faut pouvoir animer et encadrer des groupes d'enfants... même turbulents ! L'éveil et la socialisation des enfants passent par des activités à la fois manuelles, motrices et sensorielles. L'éducateur de jeunes enfants doit sans cesse trouver de nouvelles idées.

Un seul diplôme vous permet d'exercer le métier : le DEEJE, diplôme d'Etat d'éducateur de jeunes enfants.

Le DEEJE se prépare en 3 ans dans les écoles agréées spécialisées. Chaque école possède à l'entrée ses propres épreuves de sélection.

Cette formation est ouverte aux titulaires du bac ou équivalent mais aussi aux titulaires du diplôme d'Etat d'auxiliaire de puériculture, du CAP petite enfance, du diplôme d'Etat d'aide médico-psychologique ou du diplôme d'Etat d'auxiliaire de vie sociale, pouvant justifier de 3 ans d'expérience professionnelle dans le champ de la petite enfance. Néanmoins, tous doivent subir les épreuves de sélection organisées par chaque centre de formation.

Les élèves de niveau de classe terminale sans le bac peuvent également accéder aux épreuves de sélection après réussite d'un examen de niveau organisé par les DRASS (directions régionales des affaires sanitaires et sociales).

Les plus gros recruteurs sont les services communaux ou la fonction publique territoriale, qui embauchent des éducateurs de jeunes enfants pour les crèches municipales, les haltes-garderies ou les jardins d'enfants. Les mairies recrutent également pour les services de PMI (protection maternelle et infantile) et les services sociaux.

Voir la fiche détaillée.

Educateur spécialisé / Educatrice spécialisée

educatrice_specialisee_383x209.jpg

Exerçant auprès de publics en difficulté (déficiences physiques, psychiques, troubles du comportement, problèmes d'insertion...), l'éducateur spécialisé est souvent amené à travailler avec des enfants ou des adolescents. Il concourt à leur éducation et les aide à maintenir ou à développer leur autonomie.

Très polyvalent, l'éducateur spécialisé vient en aide à des publics extrêmement variés. Il doit faire preuve d'une grande maturité et ne pas laisser ses émotions prendre le dessus.

Le diplôme d'Etat d'éducateur spécialisé (DEES) est nécessaire pour exercer ce métier.

La formation dispensée dure 3 ans mais le DEES est seulement reconnu au niveau bac +2. Dans tous les cas, vous devrez réussir des épreuves d'admission propres à chaque école agréée par le ministère du Travail.

Un autre parcours de formation peut vous mener au DEES : préparer en 2 ans le DUT carrières sociales option éducation spécialisée (proposé en Ile-de-France par l’IUT de ville D’Avray-Nanterre) puis demander à bénéficier d’un allègement de formation pour ne suivre que la 3e année aboutissant au DEES.

La grande majorité des éducateurs spécialisés est recrutée par des établissements d'éducation spécialisée. Les mairies, les départements ou les régions les emploient dans les foyers de jeunes travailleurs, les centres d'hébergement et de réinsertion ou encore comme éducateurs de rue dans des quartiers sensibles.

Enfin, la fonction publique recrute des éducateurs spécialisés, notamment pour les internats des établissements scolaires ou dans les établissements de protection judiciaire de la jeunesse

Voir la fiche détaillée.

Moniteur éducateur / Monitrice éducatrice

Par son rôle d'accompagnement, le moniteur éducateur permet à des enfants, adolescents ou adultes inadaptés ou handicapés, de restaurer et de développer leur autonomie. Il participe au quotidien à l'action éducative en liaison avec les autres professionnels de l'éducation spécialisée.

Ce métier demande un goût pour le travail en équipe, un intérêt prononcé pour les problèmes humains et le sens de l'animation de groupes.

Pour exercer ce métier, vous devez être titulaire du diplôme d'Etat de moniteur éducateur (DEME). Reconnu de niveau bac, ce dernier se prépare dans des écoles spécialisées. La formation, d'une durée de 2 ans, mêle enseignements théoriques et un enseignements pratiques sous forme de stages. Elle donne le niveau bac.

Pour entrer en formation, aucun diplôme n’est exigé mais on compte parmi des candidats admis de nombreux titulaires du bac (voire plus).

Chaque école organise ses épreuves d’admission (écrit + oral). Si vous êtes titulaire du bac ou d'un diplôme équivalent, une dispense de l'épreuve écrite vous sera accordée.

Le moniteur-éducateur peut travailler dans un centre de soins, un institut médico-pédagogique, un internat, un foyer d'accueil, etc.

Pour envisager une évolution professionnelle vers le métier d'éducateur spécialisé ou de directeur d'établissement d'intervention sociale, il faudra suivre des formations complémentaires.

Voir la fiche détaillée.

Technicien de l'intervention sociale et familiale / Technicienne de l'intervention sociale et familiale

tech_interv_sociale_familiale_383x209.jpg

Le technicien de l'intervention sociale et familiale, appelé également travailleur familial, apporte une aide matérielle aux familles qui traversent une période délicate à gérer : hospitalisation ou décès d'un des parents, longue maladie, naissance d'un enfant, survenue d'un handicap, etc. Il contribue aussi à maintenir à domicile les personnes âgées ou handicapées, en les épaulant pour les tâches ménagères.

Le technicien de l'intervention sociale et familiale soulage et aide les familles en les déchargeant d'une partie des tâches quotidiennes : ménage, lessive, préparation des repas, courses, toilette des enfants, aide aux devoirs, etc. Il accompagne les personnes en difficulté pour de courtes périodes, après un accident par exemple ou à long terme, notamment pour la prise en charge d'une personne âgée. Il peut également prodiguer des conseils sur la gestion du budget familial et guider les démarches administratives.

Le technicien de l'intervention sociale et familiale doit être organisé car il évolue dans un environnement toujours différent et propre à chaque foyer.

Pour exercer ce métier, le DETISF,diplôme d'Etat de technicien de l'intervention sociale et familiale est indispensable. La formation est accessible aux candidats âgés de 18 ans au moins, sans exigence de diplôme mais de nombreux admis sont titulaires du bac et plus.

Dans tous les cas, un examen de sélection (écrit et oral) est organisé. Les candidats titulaires du bac ou équivalent sont dispensés de l'épreuve écrite.

Les titulaires du DETISF bénéficient de dispenses ou allégements de formation en vue de préparer le diplôme d'Etat de moniteur éducateur (DEME), d'éducateur de jeunes enfants (DEEJE) et d'éducateur spécialisé (DEES).

Le technicien de l'intervention sociale et familiale est recruté par trois types de structures : les associations d'aide à domicile en milieu urbain ou rural, les collectivités locales, les organismes sociaux comme la Sécurité sociale, la CAF (caisse d'allocations familiales) ou les mutuelles.

Il peut être embauché par des foyers pour l'enfance, des centres d'accueil des handicapés ou des résidences pour personnes âgées.

On dénombre environ 8 000 TISF en activité. En Ile-de-France, selon le Geste, Groupement d'études sociales techniques et économiques, le nombre de personnes formées chaque année correspond globalement aux besoins.

Le métier de TISF s'exerce au domicile d'un ou plusieurs particuliers. L'activité peut s'effectuer dans le cadre d'horaires décalés.

Voir la fiche détaillée.

Aller à la page précédente
Page :123