Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

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Alex Mpassi

Opérateur de production chez Aralco, Bondoufle (91)
Date de l'interview : 01/10/2006

En peu de temps, je suis passé de simple opérateur à chef d'atelier et ce grâce à ma forte implication dans mon travail.

Son bac ES en poche, il s'engage dans l'armée, où il reste pendant 7 ans. Il postule pour un poste d'opérateur de production dans l'agroalimentaire et progresse rapidement. Aujourd'hui, il est chef d'atelier.

Pourquoi avez-vous décidé de quitter l'armée pour travailler dans l'agroalimentaire ?

Il n'y avait pas de progression dans l'armée, du moins, pas dans l'immédiat. Je ne voulais pas rester militaire du rang pendant plusieurs années encore. J'ai donc décidé de changer d'activité et j'ai obtenu un poste d'opérateur. Cela fait 3 ans que je travaille à Aralco. J'ai eu ma première promotion il y a un an et je suis devenu agent de maîtrise. Quelques mois après, je suis passé chef d'atelier. Ces évolutions m'ont donné envie d'avancer, et de ne pas trahir la confiance que l'on m'a accordée.

Comment se déroulent vos journées de travail ?

J'arrive à 8h00 et je prends les fiches de fabrication, qui contiennent des instructions pour fabriquer chaque produit, qui ont été distribuées la veille. Je vais chercher tous les ingrédients nécessaires. Je nettoie les machines, puis je commence à peser les ingrédients. Je les mélange dans les machines. Lorsque le produit est homogène, je le mets dans des bidons. Cela peut prendre 45 minutes ou plusieurs heures selon la complexité du mélange et la quantité à fabriquer, une tonne ou quelques kilos. Je prélève ensuite 3 échantillons que j'amène au laboratoire pour les faire analyser. Nous vérifions ainsi que le goût est conforme, qu'il n'y a pas de microbe, ni du métal dans le mélange avec un appareil qui détecte les métaux. Ma journée finit à 16h45.

Quelles sont vos responsabilités en tant que chef d'atelier ?

Le travail d'un chef d'atelier, en dehors de la réalisation des mélanges, est de s'assurer que toutes les conditions sont réunies pour la fabrication. Le matin, je fais un état des lieux pour vérifier que la balance fonctionne correctement et qu'aucune machine n'est en panne. Si c'est le cas, je dois le signaler à la maintenance pour que ce soit réparé au plus vite. Tous les lundi je participe à la réunion avec le directeur de la production. Je dois faire un compte-rendu de la production et lister les problèmes rencontrés, qu'ils soient matériels ou humains. Je suis également chargé de former les nouveaux opérateurs qui débutent dans notre entreprise.

Quel est le produit fabriqué par votre entreprise que vous aimez le plus ?

Le produit que j'aime le plus fabriquer est une base pour la bière parce que c'est un produit complexe. Il faut faire très attention aux mélanges et il y a des étapes très précises à suivre. La pesée de ces ingrédients exige beaucoup de concentration, d'autant plus que les clients qui nous la commandent sont particulièrement exigeants. Nous sommes deux personnes ici seulement à fabriquer ce produit, ce qui représente un signe de confiance que j'apprécie.