Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

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domaine

Les métiers autour des livres

Domaines : Art – Culture - Audiovisuel, Information - Communication, Lettres – Langues - Sciences humaines, Métiers
Novembre 2012
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Les métiers de la conception

Si les ventes stagnent, le nombre de livres édités et commercialisés continue sa progression : + 17.9 % entre 2006 et 2008. Pour éditer les 69 658 titres parus en 2008, les maisons d'édition n'ont pas augmenté le nombre de collaborateurs. La charge de travail des salariés de l'édition s'est donc considérablement accrue.

Auteur

Un auteur écrit des livres. Il peut rédiger des romans, des bandes dessinées, des essais, des guides de voyage, des publications techniques ou scientifiques, etc. On l'appelle écrivain lorsqu'il compose des oeuvres littéraires, scénariste-dessinateur s'il conçoit à la fois le scénario et les dessins de sa BD, ou encore rédacteur quand il rédige des ouvrages pratiques.

Après le travail d'écriture, il faut trouver un éditeur qui soit prêt à engager des frais pour publier le livre. Les maisons d'édition reçoivent beaucoup plus de manuscrits qu'elles ne peuvent publier !

Il est très difficile de vivre exclusivement de sa plume. En effet, la plupart des auteurs occupent un autre emploi en parallèle. A de rares exceptions près, l'auteur n'est pas payé pour écrire : les droits d'auteur ne lui sont versés que lorsque son livre se vend. Ce pourcentage sur le prix de vente varie en moyenne de 2 à 8 %. Cependant, l'auteur signe souvent un "à-valoir", qui lui permet de recevoir une avance sur les droits que lui rapportera la vente de son ouvrage.

Un auteur doit avoir de l'imagination et du talent pour écrire (ou dessiner). Il doit être rigoureux pour rendre son travail à temps lorsqu'il s'agit d'une commande. Certains auteurs expérimentés se tournent vers les métiers de l'édition en créant leur propre entreprise, ou en acceptant des postes comme directeur éditorial ou responsable de collection chez un éditeur.

Aucun diplôme n'est nécessaire pour exercer cette profession. Toutefois, des études en lettres ou sciences humaines à l'université vous permettront de perfectionner votre maîtrise du français, d'améliorer votre orthographe et d'enrichir vos connaissances en matière de littérature et d'écriture.

Editeur / Editrice

En charge d'une ou plusieurs collections, l'éditeur reçoit et sélectionne les manuscrits d'auteurs connus ou inconnus qu'il souhaite publier. Il peut également commander des ouvrages à différents auteurs, en fonction de la ligne éditoriale qu'il a définie. Selon les maisons d'édition, il se charge également du suivi de la fabrication des livres et participe à la promotion des nouveautés en préparant des argumentaires de vente ou en organisant des séances de dédicaces.

Curieux, l'éditeur est ouvert à la nouveauté et suit de près l'actualité (littéraire, mais pas uniquement). Intuitif, il sait détecter les talents et prévoir les succès.

Réalisation d'un planning, négociation avec un imprimeur, rendez-vous avec un auteur... L'éditeur remplit quotidiennement des tâches très variées : cette fonction demande une grande polyvalence.

A bac + 2, le DUT information communication option métiers du livre et du patrimoine vous permet d'accéder au monde de l'édition. Une poursuite d'étude est toutefois vivement conseillée.

De même, le BTS édition prépare en 2 ans au métier d'éditeur mais aussi à celui de technicien de fabrication, qui assure la réalisation matérielle du livre.

Après un bac + 2, vous pouvez préparer une licence professionnelle. On peut citer la licence pro métiers de l'édition spécialité métiers des bibliothèques, de l’édition et du commerce du livre (Paris Descartes).

A bac + 5, les universités proposent des formations spécialisées en édition. On peut citer le master pro culture et communication mention édition spécialité commercialisation du livre (Vincennes-Saint-Denis) ou le master mention information-communication, spécialité lettres modernes appliquées aux techniques éditoriales et à la rédaction professionnelle (Sorbonne Nouvelle)…

Enfin, les diplômés des grandes écoles de commerce ou de Sciences Po sont de plus en plus nombreux parmi les éditeurs.

Le centre de formation ASFORED et l’ESCP Europe proposent un mastère spécialisé (MS) en management de l'édition de niveau bac + 6 lequel permet de devenir rapidement responsable d'édition.

Les grands groupes et les maisons d'édition indépendantes offrent des débouchés dans le secteur de la littérature ou de l'édition spécialisée.

Certaines agences de communication et les services communication de grands groupes recrutent également des éditeurs.

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Directeur artistique / Directrice artistique

Le directeur artistique, également appelé DA, est responsable de l'identité graphique d'une maison d'édition, d'une collection, d'un livre. Il supervise une équipe de maquettistes, dessinateurs et illustrateurs (salariés ou indépendants) qui travaillent sur les images et la mise en page des ouvrages. Il choisit les illustrations, propose des idées de couverture, fait des choix typographiques, etc. Il peut également avoir un budget à gérer. Il doit faire respecter le planning des réalisations graphiques en collaboration avec l'éditeur.

Etre inventif, trouver de nouvelles idées, tels sont les défis que se lance chaque jour le directeur artistique. Créatif avant tout, ce professionnel doit aussi savoir brider son imagination pour satisfaire les contraintes ou les demandes des éditeurs.

Cette profession exige un bon coup de crayon, ainsi qu'une grande curiosité car il faut sans cesse être à l'affût des nouvelles tendances culturelles. Cinéma, peinture, mode, vidéo, etc. Le directeur artistique se nourrit de tout !

Il n'existe pas de formation spécifique au métier de directeur artistique. Cependant, la plupart des directeurs artistiques en poste dans l'édition sont passés par une grande école d'art : ENSAD (Arts déco), Beaux-Arts de Paris ou de Strasbourg, ESAG Penninghen (école privée), école de l'image Gobelins CCIP (école consulaire), etc. Pour intégrer ces établissements, vous devez en général réussir un concours très sélectif.

Vous pouvez également passer par la filière des arts appliqués, en préparant un BTS communication visuelle option graphisme édition publicité. Pour le décrocher, vous devez suivre 2 ou 3 années d'études après le nouveau bac techno STD2A (« sciences et technologies du design et des arts appliqués) qui remplace remplace le bac STI arts appliqués ou un bac d'une autre série complété par une année de mise à niveau.

Après le BTS, les écoles supérieures d'arts appliqués (ESAA) proposent une poursuite d'études en DSAA (bac + 4) : DSAA art et technique de la communication, DSAA créateur concepteur option communication visuelle, ou encore DSAA art et technique de la communication option création typographique.

Les débouchés sont très limités car il n'y a souvent qu'un directeur artistique par maison d'édition (un peu plus chez les grands éditeurs).

En dehors de ces structures, les directeurs artistiques peuvent travailler dans les studios graphiques, les agences de design, etc.

 

Pour aller plus loin

On trouve également des "DA" dans le secteur de la publicité. Cependant, leur rôle est très différent de celui des directeurs artistiques de l'édition : travaillant en binôme avec des concepteurs rédacteurs, ils traduisent en images le ou les messages qu'un annonceur veut faire passer dans le cadre d'une campagne publicitaire.

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Maquettiste

Le maquettiste conçoit la mise en page de tout type de supports, qu'il s'agisse de journaux, de magazines, de plaquettes publicitaires, de livres, de brochures, de sites internet ou de cédéroms. Il organise le contenu des pages, c'est-à-dire des textes et images, de manière à les rendre attrayantes et claires pour les lecteurs.

Bien que le travail soit encadré, notamment avec l'obligation de respecter une charte graphique, il faut être suffisamment imaginatif et curieux des tendances pour proposer une nouvelle maquette ou faire évoluer une maquette existante.

Le maquettiste travaille souvent dans l'urgence. On attend de lui beaucoup de réactivité.

Le BTS design graphique option communication et médias imprimés ou option communication et médias numériques (ex BTS communication visuelle option graphisme édition publicité ou option multimédia) vous prépare au métier de maquettiste.
  Vous pouvez l'envisager en 2 ans après le BT dessinateur maquettiste option arts graphiques (niveau bac), le bac techno STD2A ou un bac d'une autre série suivi d'une année de mise à niveau (MANAA).
L'entrée pour la remise à niveau est très sélective.

Après le BTS, les écoles supérieures d'arts appliqués (ESAA) proposent une poursuite d'études en DSAA (bac + 4) : DSAA art et technique de la communication, DSAA créateur concepteur option communication visuelle, ou encore DSAA art et technique de la communication option création typographique.

Les écoles nationales supérieures d'art (Beaux-Arts ou ENSBA, ENSAD...) délivrent leurs propres diplômes d'un niveau bac + 5.
La référence dans le domaine des arts appliqués est l'ENSAD (Arts déco) qui forme aux nouvelles technologies.

Les écoles des beaux-arts (une cinquantaine en France) proposent un cycle court (bac + 3) menant au DNAT option design graphique et un cycle long (bac + 5) débouchant sur le DNSEP option communication ou option design graphique.

De nombreuses écoles privées (ESAG...), dont la réputation auprès des professionnels est inégale, proposent également des formations de durée variable.

Les agences de communication, tout comme les agences spécialisées dans la réalisation de journaux d'entreprise, constituent un important débouché pour les jeunes maquettistes.

La presse traditionnelle et les maisons d'édition ouvrent aussi leurs portes aux jeunes diplômés.

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Illustrateur / Illustratrice

L'illustrateur met en images des histoires et des situations et leur donne une ambiance particulière. Il peut s'agir d'illustrer des livres d'art, des livres pour enfants, des articles de presse ou des publicités.

Activité artistique avant tout, l'illustration exige beaucoup d'imagination et d'invention de la part de l'illustrateur. Illustrer des articles de presse demande, en plus, une bonne culture générale.

L'illustrateur est souvent en concurrence directe avec d'autres indépendants. A lui de trouver un style bien à lui, qui lui permet de se faire remarquer par les directeurs artistiques qu'il démarche régulièrement.

Les plus doués en dessin peuvent tenter de se lancer sans aucun diplôme. Mais un bac + 2 dans le domaine des arts plastiques ou arts graphiques constitue un atout.

Après un bac STD2A, 2 diplômes de niveau bac + 2  vous préparent à la profession : le BTS design graphique option communication et médias imprimés (ex BTS communication visuelle) et le DMA arts graphiques option illustration.

Si vous êtes titulaire d'un autre bac, vous devez suivre obligatoirement une année de mise à niveau en arts appliqués (MANAA) pour être accepté dans l'une de ces formations. Attention : les places en MANAA sont rares et sélectives.

Au niveau bac + 4, il existe un diplôme spécialisé dans l’illustration médicale et scientifique : le DSAA design d’illustration scientifique qui se prépare en 2 ans à l’école Estienne à Paris après le BTS ou le DMA.

Enfin, plusieurs diplômes d’écoles vous permettent d’acquérir une solide formation en illustration après le bac : par exemple, le diplôme de concepteur-créateur en arts décoratifs  se prépare en 5 ans à l’Ensad (Ecole nationale supérieure des arts décoratifs)  et  le DNSEP option communication mention illustration se prépare en 5 ans, uniquement à l'Ecole supérieure des arts décoratifs de Strasbourg. Il peut s’obtenir en 2 ans, après un DNAP option communication (également hors Ile-de-France).

L'édition fait travailler beaucoup d'illustrateurs, essentiellement dans le domaine des livres pour enfants. Cependant, les éditeurs d'ouvrages pour adultes, comme les encyclopédies, font aussi appel à leurs services.
La presse, qu'elle soit généraliste ou spécialisée, emploie régulièrement des illustrateurs.

Les agences de publicité ou de communication ont recours aux illustrateurs le temps d'une campagne ou d'un événement.

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Traducteur / Traductrice

Le traducteur transpose un texte d'une langue vers une autre. Il doit à la fois respecter la forme et le sens des textes qui lui sont confiés. Il peut se spécialiser dans la traduction de textes à caractère scientifique et technique ou, au contraire, ne traduire que des oeuvres littéraires.

Le métier de traducteur exige rigueur et précision car il faut sans cesse trouver les tournures les plus proches de la pensée de l'auteur.

Qu'il s'agisse de rapports, d'études ou de romans, les documents à traduire sont parfois longs et complexes. La traduction est un travail de longue haleine demande une certaine endurance.

En France, la profession de traducteur n'est pas réglementée et souffre d'un manque de reconnaissance. Le niveau de formation exigé est élevé (bac + 5) et, parallèlement aux études, vous devez avoir effectué plusieurs séjours à l'étranger pour vous imprégner d'au moins 2 langues étrangères, dont l'anglais. Vous devez aussi savoir bien rédiger et maîtriser parfaitement le français.

Vous avez la possibilité de vous tourner vers les sections orientales, européennes ou internationales au collège et au lycée.

L'université vous offre la possibilité de suivre un cursus complet en 5 ans. A bac + 3, vous pouvez valider une licence mention LLCE (langues littératures et civilisations étrangères) ou une licence mention LEA (langues étrangères appliquées). La première permet d'étudier une langue étrangère en profondeur ; la seconde est tournée vers l'étude de 2 langues étangères et d'une discipline type droit, commerce international, etc.

Une poursuite d'études vers un master professionnel ou recherche (bac + 5) vous permet de vous spécialiser notamment dans le domaine de la traduction. Les doubles compétences sont appréciées (langue et droit, environnement, électronique, etc.).

On peut citer les masters professionnels suivants : master pro spécialité industries de la langue et traduction spécialisée (Paris Diderot) ; master pro spécialité traduction anglaise spécialisée (Paris Ouest Nanterre) ; master pro mention langues étrangères appliquées, spécialité traduction juridique et financière (Sorbonne Nouvelle).

Par ailleurs, différentes écoles de traduction, privées ou publiques, peuvent vous mener vers métier de traducteur.

Deux écoles sont particulièrement renommées : l'ESIT, Ecole supérieure d'interprètes et de traducteurs et l'ISIT, Institut supérieur d'interprétation et de traduction. L'entrée, sur concours, y est très sélective et nécessite la maîtrise de 3 langues vivantes (dont le français).

Rattachée à l'université Sorbonne Nouvelle, l'ESIT recrute à bac + 3. Elle délivre un master pro traduction éditoriale, économique et technique (2 ans), ainsi qu'un master recherche en traductologie (1 an). Elle propose également un DU traducteur – interprète judiciaire.

L'ISIT propose quant à lui différents programmes et spécialisations accessibles à bac, bac + 1, bac + 2 ou bac + 3 : management, communication, traduction ; communication interculturelle et traduction ; master européen en traduction spécialisée, etc.

Enfin, toujours dans le domaine des la traduction, on peut citer l'INALCO, Institut national des langues et des civilisations orientales à Paris, plus connu sous le nom de ''Langues O'', ainsi que l'ITIRI, Institut de traducteurs, d'interprètes et de relations internationales, rattaché à l'université Strasbourg 2.

Les maisons d'édition font régulièrement appel à des traducteurs littéraires, le plus souvent indépendants.

Mais ce sont les agences spécialisées en traduction qui constituent le premier débouché des débutants. Cependant, elles recrutent peu de salariés, préférant faire appel à des traducteurs indépendants.

Par ailleurs, des grands groupes multinationaux ont besoin de traducteurs techniques, notamment ceux qui évoluent dans des secteurs tels que l'électronique, le multimédia, les télécommunications ou encore la santé.

Les organisations internationales et certains ministères disposent également d'équipes de traducteurs. L'entrée se fait généralement par le biais de concours.

Pour aller plus loin

- le correcteur : les maisons d'édition lui confient la vérification des textes avant impression. Aucune faute d'orthographe, de syntaxe ou de typographie ne doit rester sur la copie ;

- le lecteur : certains éditeurs emploient des personnes pour lire les manuscrits qu'ils reçoivent et émettre une opinion sur la qualité de l'oeuvre.

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