Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Catherine Tétart

Responsable des ressources humaines d'une ONG, La Garenne-Colombe (92)
Date de l'interview : 01/06/2006

Au fil des missions auxquelles ils participent, les expatriés ont la possibilité d'évoluer en prenant des responsabilités d'encadrement.

Sélectionnant les futurs salariés d'une ONG d'aide humanitaire, elle nous éclaire sur le recrutement, les modalités, les profils recherchés.

Pouvez-vous nous dire quelle est votre fonction au siège d'une ONG ?

Je suis responsable des ressources humaines. Cela signifie que j'ai (entre autres choses) pour mission de sélectionner des candidats et de gérer l'aspect administratif de leur embauche depuis leur contrat de travail jusqu'à leur formation.
Nous recrutons des expatriés qui sont tous salariés en contrat à durée déterminée. Cela permet de ne pas avoir de "trou" dans son parcours professionnel et surtout de bénéficier des mêmes avantages que n'importe quel salarié : cotisation à la retraite, à la sécurité sociale, au chômage, droit à une mutuelle, etc.

Que faut-il faire pour intégrer une ONG ?

Il faut procéder comme pour une recherche d'emploi "classique" ! Sur Internet, il est possible de trouver des offres - en volontariat ou en salariat - et d'y postuler en envoyant une lettre de motivation et un CV. Il est même possible, pourquoi pas, d'envoyer des candidatures spontanées.
Quand les profils nous semblent pertinents, les candidats sont convoqués en entretien de motivation et passent des tests de personnalité.
Par la suite, une fois sélectionnés, ils suivent une formation d'une semaine pour préparer leur mission. A l'issue de cette préparation, les candidats sont contactés dès qu'un poste correspondant à leur profil est à pourvoir.

Comment les expatriés sont-ils rémunérés ?

Dans de nombreuses ONG, les expatriés sont majoritairement des volontaires et touchent une indemnisation comprise entre 100 et 1.000 euros maximum par mois. Ils sont logés et parfois nourris.
En ce qui nous concerne, les candidats expatriés signent un contrat de droit français. Cela leur garantit les cotisations aux caisses de retraite, de chômage et de prévoyance. Ils bénéficient aussi d'une assurance maladie, rapatriement et d'une mutuelle.
Ils touchent un salaire équivalent à leur salaire français (compris entre 1.200 et 1.525 euros bruts par mois) ainsi qu'une allocation de subsistance mensuelle "per diem" comprise entre 500 et 700 euros. A la fin de la mission, et conformément au droit du travail, les expatriés touchent une prime de fin de contrat.

Quel est le profil type du candidat idéal ?

Les candidats que nous recrutons sont des diplômés de l'enseignement supérieur, généralement de bac + 3 à bac + 5, maîtrisant au minimum le français et l'anglais. Ils justifient, si possible, de deux années au moins d'expérience professionnelle dans leur domaine de compétences.
En moyenne, la durée d'une mission est de 6 mois. Au fur et à mesure des missions auxquelles ils participent, les expatriés ont la possibilité d'évoluer en prenant des responsabilités d'encadrement.
Par exemple, selon votre formation et votre parcours, vous pouvez proposer votre candidature aux postes de chef de mission, coordinateur de projet, administrateur ou logisticien. En fonction des programmes, vous pouvez également partir pour des postes plus spécialisés : ingénieurs hydrauliciens, ingénieurs agronomes, médecins, etc.