Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

domaine

Les métiers de la solidarité internationale

Domaines : Droit, Santé – Social - Soins esthétiques
Février 2014
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Les métiers de la santé

Les personnels médicaux et paramédicaux représentent 15 % des volontaires qui partent en mission chaque année. Ils interviennent dans l'urgence, pour soigner les populations victimes de catastrophes naturelles, de guerres ou d'épidémies et mènent des actions de prévention et de développement.

Médecin

Généraliste ou spécialiste, il prend en charge des patients dans un environnement de travail souvent difficile (dispensaire éloigné de tout, hôpital mobile, etc.). En dépit de moyens limités (pas d'imagerie médicale, ni d'analyses biologiques) et malgré la barrière de la langue, il doit faire, très vite, le diagnostic le plus juste possible. Pour soigner, il dispose souvent de très peu d'instruments (en chirurgie notamment) et de médicaments.

Plus que n'importe quel médecin, le médecin humanitaire doit faire preuve de sang-froid, de réactivité et d'esprit d'équipe.

Pour devenir médecin et obtenir le diplôme d'Etat de docteur en médecine, vous devez nécessairement suivre 10 ou 11 années d'études, en fonction de la discipline choisie. Le parcours est divisé en 3 cycles.

Le numerus clausus est de 7 400 places pour l'année 2009 (soit 100 places de plus que l'année précédente).

Le 1er cycle d'études médicales dure 2 ans.

Suite à la réforme des études de santé, à compter de la rentrée 2010, la première année de 1er cycle (PCEM1) est remplacée par une PACES, première année commune des études de santé (ou "L1 santé").

Cette PACES, commune aux étudiants en médecine, odontologie, école de sages-femmes et pharmacie, est sanctionnée par un concours très sélectif qui se déroule en 2 temps : à la fin du premier semestre (épreuves communes), puis à la fin du deuxième semestre (épreuves communes et épreuves spécifiques).

Le bac S avec mention est vivement conseillé.

Le 2e cycle ou DCEM ou externat permet de commencer la formation pratique à mi-temps. L'accès à l'internat s'effectue sur concours appelé épreuves classantes nationales (ECN) à la fin du second cycle qui dure 4 ans. Le choix de la spécialité des futurs médecins et/ou de la région dépend des résultats et du rang de classement aux ECN.

Le 3e cycle ou internat de spécialité permet aux internes de préparer un DES pendant 4 ou 5 ans (DES rhumatologie, DES dermatologie et vénéréologie, DES pédiatrie, DES psychiatrie, etc.).

Les étudiants ont désormais 2 voies possibles pour ce 3e cycle : celui de médecine généraliste durant 3 ans ou celui de médecine spécialisée de 4 à 5 ans selon la spécialité.

La formation est complétée par de longs stages en milieu hospitalier ou chez des médecins libéraux. Ces stages sont rémunérés selon les barèmes en vigueur.

Seule la soutenance de la thèse de doctorat donne le titre tant attendu et aboutit au diplôme d'Etat de docteur en médecine avec la mention de la spécialité.

Après l'obtention du DES et le diplôme d'Etat de docteur en médecine, les diplômés peuvent, s'ils le souhaitent, poursuivre vers un DES complémentaire (DESC).

Quelques associations (Humacoop, etc.) proposent aux professionnels de santé des formations complémentaires en médecine humanitaire.

Les organisations humanitaires recrutent également des chirurgiens et des médecins-anesthésistes pour des missions courtes dans des zones de conflit.

Orthoprothésiste

L'orthoprothésiste vient en aide aux personnes temporairement ou définitivement handicapées en concevant des appareillages médicaux appelés prothèses ou orthèses. Les prothèses remplacent totalement un membre absent ou amputé, tandis que les orthèses soutiennent une musculature défaillante, une ossature déficiente, etc. L'orthoprothésiste détermine l'appareillage qui correspond le mieux au mode de vie et aux besoins du patient. Puis il passe à la fabrication des pièces en les façonnant une à une dans du cuir, du bois, de l'acier ou des résines. Enfin, il assemble les différents éléments de la prothèse et l'adapte sur le patient.

Fabriquer une prothèse demande une certaine minutie car il faut manier et travailler des matériaux plus ou moins fragiles.

L'orthoprothésiste est confronté à des drames en permanence : ses patients sont soit très handicapés, soit durement mutilés par un accident. Tact et délicatesse alors indispensables.

En mission, l'orthoprothésiste dispose souvent de moyens matériels très limités : il doit faire preuve d'astuce et de débrouillardise pour parvenir au résultat voulu.


Après la classe de 3e, vous pouvez préparer un CAP orthoprothésiste ou un CAP podo-orthésiste en 2 ans, soit à temps plein dans un lycée professionnel, soit par le biais de l'apprentissage dans un CFA.

Vous pouvez compléter votre CAP par un DT (diplôme de technicien) prothésiste-orthésiste.


Le BTS prothésiste-orthésiste (niveau bac + 2) demande 3 années d'études après le diplôme de technicien ou après un bac S (scientifique), STI (sciences et techniques industrielles) spécialité génie des matériaux, STL (sciences et technologies de laboratoire). La sélection est faite sur dossier et entretien. Le BTS en poche, vous êtes apte à appliquer et adapter l'appareillage à la personne handicapée ou malade.

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Masseur-kinésithérapeute / Masseuse-kinésithérapeute

Le masseur-kinésithérapeute humanitaire assure le plus souvent des rééducations de motricité après un traumatisme (fractures notamment). Il peut également intervenir auprès de personnes ayant des difficultés respiratoires, circulatoires, etc.

Après avoir effectué un examen clinique, le masseur-kinésithérapeute évalue le nombre de séances nécessaires. Par des mouvements précis et répétés, il remuscle, corrige les gestes et les postures. Il peut aussi apaiser la douleur par des massages prolongés.

Le travail du masseur-kinésithérapeute est avant tout physique : il accompagne la plupart des mouvements de ses patients et surtout, travaille souvent debout. Force et résistance physiques sont indispensables lorsqu'on exerce ce métier.

Chaque traumatisme est singulier. Une erreur de manipulation de la part du praticien peut être lourde de conséquences. Il faut faire preuve de douceur et être à l'écoute des patients.

Il existe 2 modalités d'accès au DE (diplôme d'Etat) de masseur-kinésithérapeute, avec ou sans concours (1 999 places proposées en 2008, dont 531 en Ile-de-France). La formation dure actuellement 3 ou 4 ans, mais une harmonisation des enseignements devrait privilégier le cursus en 4 ans.

Parmi la trentaine d'écoles agréées par le ministère de la Santé, environ 10 sont publiques. Dans le privé, les frais de scolarité peuvent s'élever à 7 000 euros par an.

Pour le DE en 3 ans, le concours est ouvert aux bacheliers. Le programme porte sur le programme de première et de terminale scientifique. En fait, 99 % des étudiants admis au concours ont suivi une année préparatoire après leur bac scientifique.

Pour le DE en 4 ans, il s'agit en fait d'un cursus particulier proposé par 19 écoles en France aux étudiants qui ont achevé une PACES, première année commune des études de santé (ou "L1 Santé", anciennement PCEM1). Il n'y a pas de concours d'entrée mais une sélection particulière à chaque institut en fonction des résultats obtenus en médecine.

A titre expérimental, les centres de formation de Vichy, Dijon, Nice, Besançon, Bordeaux, Lyon, Orléans, Marseille, Poitiers, Grenoble, Nancy, Toulouse, Paris (ADERF), Fort de France, Lille et Amiens, Saint-Etienne, Saint Maurice, Rouen et Strasbourg permettent un accès en 1re année à des étudiants ayant validé leur L1 Santé (ex PCEM1, 1re année de médecine).

Sous réserve d'avoir satisfait à l'examen de passage en 2e année, les personnes titulaires d'un diplôme d'Etat de sage-femme, infirmier, pédicure-podologue, manipulateur en électroradiologie médicale, ergothérapeute et psychomotricien peuvent être dispensées de la 1re année de formation.

Pour travailler auprès d'enfants et d'adultes souffrant d'un handicap, les associations de solidarité internationale recrutent également des ergothérapeutes et des psychomotriciens.

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Sage-femme / Maïeuticien

Dans le domaine humanitaire, la sage-femme intervient, en premier lieu, au moment de l'accouchement. Celui-ci peut se dérouler dans des conditions extrêmement précaires : en pleine nature, sans eau ni électricité. La sage-femme humanitaire accompagne aussi les futures mamans lors de grossesses difficiles et surveille le développement de l'enfant dans ses premiers jours.

En médecine humanitaire, les appareils d'imagerie médicale (échographie, monitoring, etc.) sont rares. La sage-femme doit donc avant tout se fier aux examens cliniques. Très réactive, elle doit agir très vite en cas d'imprévu ou de complications. Une bonne gestion du stress est essentielle quand on exerce ce métier.

Les études de sage-femme se déroulent en deux temps : après le bac, une première année en faculté de médecine (PACES ou "L1 santé", anciennement PCEM1), puis 4 années en école de sages-femmes.

La PACES, qui concerne les étudiants en médecine, odontologie, école de sages-femmes et pharmacie, est mise en place depuis la rentrée 2010, suite à la réforme de la première année des études de santé.

Elle est sanctionnée par un concours très sélectif qui se déroule en 2 temps : à la fin du premier semestre (épreuves communes), puis à la fin du deuxième semestre (épreuves communes et épreuves spécifiques).

Repère

Un numerus clausus fixe le nombre de places disponibles pour entrer en école de sages-femmes : en 2010, 1 016 places seront proposées (contre 1 015 en 2009) pour les 35 écoles agréées qui sont rattachées le plus souvent à un centre hospitalier.

Pendant les 4 années de formation en école de sages-femmes, vous alternerez enseignements théoriques, cliniques et stages.

Infirmier / Infirmière

Qu'il travaille en milieu hospitalier ou qu'il soit indépendant, l'infirmier est l'auxiliaire indispensable du médecin. Il est le garant de la qualité des soins apportés aux patients. L'infirmier travaille sur prescription médicale. Il distribue les médicaments, refait des pansements, pratique des injections ou des prises de sang, et pose des perfusions. Il règle et contrôle les appareils de mesure ou de surveillance.

Faire face à la douleur des malades est parfois difficile à vivre. Mieux vaut avoir les nerfs solides et un équilibre personnel. L'infirmier passe presque toutes ses journées debout. Ses horaires sont souvent irréguliers.

Le diplôme d'Etat d'infirmier, indispensable pour exercer, se prépare en 3 ans au sein d'un IFSI, Institut de formation en soins infirmiers. Ce diplôme confère désormais le grade de licence (reconnaissance à bac + 3). La formation est accessible sur concours aux candidats âgés de 17 ans minimum et titulaires du bac (de préférence un bac général ou ST2S).

A noter : les auxiliaires de puériculture et les aides-soignants justifiant d'une expérience professionnelle d'au moins 3 ans bénéficient d'une dispense de certaines unités d'enseignement sous réserve d'avoir réussi un examen d'admission. De même, les titulaires d'un diplôme d'Etat de masseur-kinésithérapeute, d'ergothérapeute, de pédicure-podologue, de manipulateur en électroradiologie médicale, ainsi que les étudiants en médecine admis en 2e année du 2e cycle des études médicales et les étudiants sages-femmes (1re année validée) bénéficient d'une dispense de la 1re année d'études d'infirmer sous réserve d'avoir passé avec succès une épreuve écrite.

Au cours de sa carrière, l'infirmier pourra se spécialiser et obtenir, en 2 ans, le diplôme d'Etat d'infirmier de bloc opératoire (DEIB) ou d'infirmier anesthésiste (DEIA) ou de puéricultrice (en 1 an).

 

 

Une formation complémentaire en médecine tropicale, médecine d'urgence, nutrition ou puériculture vous permettra de décrocher une mission plus facilement.

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