Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Laëtitia Nallet

Journaliste radio et télé, Paris (75)
Date de l'interview : 01/03/2006

La radio est mystérieuse. On s'adresse à plein de monde et à une seule personne à la fois.

Autodidacte, Laëtitia Nallet a travaillé de nombreuses années à la radio avant de se lancer dans l'aventure télévisuelle. Elle nous explique son parcours et son quotidien...

Quels métiers vous faisaient rêver quand vous étiez adolescente ?

Je rêvais de théâtre et de journalisme.

Quel a été votre parcours de formation ?

Je n'ai pas suivi de formation spécifique en journalisme. Après l'obtention d'un bac littéraire mention arts plastiques, j'ai tout de suite été embauchée par Radio France en Isère. Il faut dire aussi que j'avais commencé par faire de la radio bénévolement le week-end dès l'âge de 15 ans et que j'avais décroché des piges à Fréquence Dauphiné le soir après les cours du lycée.

Qu'est-ce qui vous motivait dans le journalisme ?

J'avais envie de poser des questions, parler, découvrir la vie des autres...

Vous exercez aussi bien à la télé qu'à la radio. Qu'aimez-vous particulièrement dans chacun de ces médias ?

La radio est mystérieuse. On s'adresse à plein de monde et à une seule personne à la fois.
On donne beaucoup, mais sans trop se dévoiler. Et puis, on peut faire rêver même si on a une "sale tête" !
Par exemple, à la radio, on peut être étonnée, choquée par l'intervention d'un auditeur (ce qui se lit sur le visage en passant à la télé), mais on peut maîtriser la voix et ne rien laisser transparaître sur les ondes.
La radio permet de réaliser énormément de choses tout de suite car la logistique est légère.
De son côté, la télé est excitante. On doit maîtriser beaucoup de paramètres : l'aspect physique est très important. Il y a un jeu avec la caméra. Mais il est très compliqué de réaliser une idée de dernière minute car c'est toute une installation : lumière, caméra, son, etc.

Pouvez-vous décrire une journée type pour vous actuellement ?

Quand j'ai une journée de tournage pour la télé, j'arrive sur le plateau à 8 h (maquillage, coiffure, habillage), à 10 h 30 on réalise le "1 er plateau" (un scénario nous est donné la veille). Ensuite, les plateaux s'enchaînent. Il faut souvent se changer, on passe sans arrêt d'une émission à une autre.Par exemple, en 2 jours de tournage, nous enregistrons 4 émissions.
Lorsque la lumière est installée, il est plus simple de tourner toutes les scènes qui ont lieu dans la cuisine (pour les 4 émissions) ce qui veut dire que je dois me changer de vêtement, coiffure, être raccord, etc.
A 13 h, c'est la pause déjeuner sur place puis à 14 h détour par le maquillage avant de recommencer les tournages en plateau de 14 h 30 à 19 h. Mais évidement, si nous n'avons pas terminé, il faudra continuer jusqu'à ce que tout soit "dans la boite".

Comment trouvez-vous les sujets que vous allez développer ?

Partout : dans ma vie quotidienne, en écoutant les autres, en lisant, en m'informant... J'ai des idées de sujet pour les 10 ans à venir !

Qu'aimez-vous particulièrement dans votre métier ?

J'aime changer, explorer des pistes différentes, parler avec les autres...

Quels sont les aspects moins plaisants ?

Le plus délicat est l'incertitude : on enchaîne les CDD et donc il est nécessaire d'être en perpétuelle recherche d'emploi même lorsque tout va bien.
Il est aussi très important de développer un réseau car c'est la façon la plus sûre de trouver des emplois. La cooptation marche fort et comme tout est toujours confidentiel, il faut savoir ce qui se trame, donc toujours connaître "quelqu'un qui a entendu dire que", etc.

A quel poste vous voyez-vous dans quelques années ?

Question difficile ! Je travaille aujourd'hui à la télé, en presse écrite et à la radio. Je pense probablement évoluer vers un poste de production, mais l'avenir est plein de surprises !