Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

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Les métiers de l'aérien

Domaines : Défense publique - Sécurité, Hôtellerie – Restauration - Tourisme, Transport - Logistique
Octobre 2014

L'aéronautique est un secteur locomotive de l'industrie française, dans un contexte global plutôt difficile pour la métallurgie en particulier.

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Les métiers de l'industrie aéronautique

L'aéronautique est un secteur locomotive de l'industrie française, dans un contexte global plutôt difficile pour la métallurgie en particulier.

L'industrie aéronautique comprend la construction et la réparation de tout type de moteurs pour la propulsion des aéronefs et missiles, de leurs éléments, des hélices, de cellules d'aéronefs (avions, hélicoptères, ballons, ailes delta, etc.) et de leurs éléments (fuselages, ailes, gouvernes, trains d'atterrissage, etc.). Elle inclut aussi la construction de lanceurs et engins spatiaux.

En France, c'est surtout le secteur civil qui fait de l'aéronautique un secteur prospère ! Cette croissance porte tant sur la production (A320, A350, A380) que sur la conception (A350 en fin de développement et A320neo avec reprise de la motorisation et des réacteurs notamment), selon le Gifas.

En moyenne 60 % de l'activité des principaux donneurs d'ordre est sous-traités, notamment dans la production. Parallèlement, les PME de la supply chain (c'est-à-dire de la logistique) elles-mêmes externalisent et sous-traitent une part plus importante de leur activité afin de pouvoir répondre à une montée en cadences qui représente une surcharge et donc un risque de retard dans les livraisons !

L’effectif aéronautique, spatial, de défense et de sécurité des entreprises représente 177 000 personnes en France en 2013. La branche a créé 6 000 emplois en un an : 23 % des recrutements ont concernés des jeunes diplômés.

La répartition des effectifs par catégories professionnelles est la suivante :

  • 42 % des effectifs sont des cadres et ingénieurs ;
  • 28 % des techniciens et agents de maîtrise ;
  • 24 % des ouvriers ;
  • 6 % des employés.

 

Les femmes représentent :

  • 62 % des employés ;
  • 21 % des cadres et ingénieurs ;
  • 17 % des techniciens et agents de maîtrise ;
  • 14 % des ouvriers.

A noter : 92 % des salariés exercent dans l'aéronautique (78 000 chez des équipementiers, 75 000 chez les systémiers et 24 000 chez les motoristes) contre 8 % dans le spatial (15 000 emplois)

Dynamique, le secteur prévoir le recrutement de 10 000 personnes en 2014 avec 42 % de postes de cadres et ingénieurs mais aussi 30 % d'embauches d'ouvriers.

Zoom Ile-de-France :  Première région aéronautique de France

La région francilienne concentre 28 % des effectifs du secteur et abrite les sièges sociaux d'entreprises à envergure internationale et quelque 1 900 sous-traitants sur son territoire. Il s'agit majoritairement de fabricants de produits métalliques (400 établissements), de négociants en gros (300 établissements), de sociétés d'ingénierie, de contrôle ou d'analyses techniques (plus de 200 établissements), de fabricants de produits informatiques, électroniques et optiques (près de 150 établissements), etc.


Côté formation,
l'alternance a le vent en poupe avec 4 500 contrats en cours début 2014, soit 2,5 % des effectifs.... soit une hausse de 8 % par rapport à 2013.

Du fait de la demande accrue de la part des donneurs d’ordre, une grande part des PME investissent en innovation technologique.

Quelles formations ?

Du CAP au diplôme d'ingénieur, les diplômes spécialisés délivrés par le ministère de l'Education nationale sont nombreux et diversifiés. Il existe aussi des titres professionnels aéronautiques délivrés par l'AFPA (monteur de structures d’aéronefs, technicien aérostructure, câbleur aéronautique...), des certificats de qualification paritaire de la métallurgie (CQPM) à orientation aéronautique (ajusteur monteur de structures aéronefs, chaudronnier aéronautique...) et des qualifications aéronautiques de l’armée.

Ajusteur-monteur cellule / Ajusteuse-monteuse cellule

L'ajusteur-monteur cellule ajuste et monte des pièces élémentaires ou équipées pour réaliser des sous-ensembles structuraux de la cellule d'un aéronef. Il monte et vérifie aussi les systèmes mécaniques et électriques.

Vous devrez faire preuve de rigueur, être méticuleux, avoir des notions d'anglais technique. Pour devenir ajusteur-monteur, vous devez aussi être capable de suivre des processus logiques et méthodologiques stricts et maintenir votre attention lors des contrôles de précision.

Côté formation, vous devez obtenir un CAP ou un bac pro du secteur de l'aéronautique ou de la mécanique : CAP aéronautique option structures, bac pro aéronautique, option structure, etc.

Une fois formé, vous pourrez intégrer les bureaux techniques, l'industrialisation, la gestion de production.

Chaudronnier aéronautique / Chaudronnière aéronautique

chaudronnier_383x209.jpgLe chaudronnier aéronautique déforme ou découpe des matériaux métalliques pour réaliser des pièces et assemble celles-ci pour constituer des ensembles.

A partir de plans, schémas ou pièces modèles, il définit des développés de pièces, trace puis découpe ou déforme les matériaux afin de réaliser les pièces souhaitées. Il prépare, règle et assemble les composants d'un ensemble, il contrôle et identifie les pièces et ensembles réalisés, il détecte les anomalies et effectue les retouches nécessaires.

Le métier de chaudronnier est physique et exige le port d'un équipement de protection.

Pour vous lancer dans cette voie, vous devez être à l'aise avec la représentation des volumes dans l'espace, savoir lire et tracer un plan, faire preuve de précision et d'adresse.

Le CAP réalisation en chaudronnerie industrielle, qui se prépare en 2 ans après la classe de 3e, est le 1er niveau de diplôme menant au métier de chaudronnier.

Titulaire de ce CAP, vous pouvez compléter votre formation en préparant en 1 an une MC (mention complémentaire) soudage. Vous pouvez aussi rejoindre la filière bac pro.

Accessible en 3 ans après la classe de 3e, ou en 2 ans après le CAP, le bac pro technicien en chaudronnerie industrielle fera de vous un spécialiste de la fabrication d'ensembles chaudronnés, mais aussi d'ensembles de tôlerie, de tuyauterie industrielle et d'ossatures en structures métalliques. Le bac pro technicien outilleur est une autre voie possible.

En 2 ans après le bac, vous avez la possibilité de préparer un BTS du domaine de la chaudronnerie, qui conduit à encadrer une équipe et donne accès à des postes à responsabilité. Deux BTS sont particulièrement adaptés : conception et réalisation en chaudronnerie industrielle et étude et réalisation d’outillages de mise en forme des matériaux.

Les débouchés se situent dans les ateliers spécialement destinés à l'aéronautique (chez les constructeurs, dans les compagnies aériennes, etc.).

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Mécanicien cellules d'aéronefs / Mécanicienne cellules d'aéronefs

Le mécanicien cellules d'aéronefs réalise des pièces simples constituantes de l'avion, démonte et monte différents éléments, assure la maintenance "constructeur" de la structure de l'avion.

Si vous souhaitez vous lancer dans la mécanique, vous devez avoir le sens des responsabilités, être rigoureux et méthodique. Faire preuve de dextérité est également indispensable.

Le CAP aéronautique option structures vous permet de comprendre les documents techniques, mettre en oeuvre la fabrication et la réparation de pièces, exécuter une intervention et communiquer en anglais technique.Vous pouvez également préparer un bac pro aéronautique option avionique et pour la maintenance aéronautique un bac pro aéronautique option systèmes et une mention complémentaire maintenance aéronautique (pour être autorisé à signer la remise en service de l’aéronef).

Les débouchés se trouvent en atelier ou sur site dans le secteur aéronautique.

Mécanicien d'entretien d'avions / Mécanicienne d'entretien d'avions

Le mécanicien d'entretien d'avions est chargé de l'inspection des appareils et de leur maintenance. Il contrôle les différentes parties mécaniques, établit un diagnostic, remplace les pièces usées ou défectueuses.

Polyvalent, le mécanicien peut être amené à intervenir sur d'autres parties d'un avion que celles sur lesquelles il travaille habituellement.

Un avion est constitué de milliers de pièces. Le mécanicien doit toujours procéder avec minutie et sans jamais se départir de son sens de l'observation. Le montage et le démontage, tout comme le changement d'une pièce, exigent également une méthodologie très stricte.

Les CAP aéronautique option systèmes, structures ou avionique, qui se préparent en 2 ans après la 3e, sont les diplômes de base de cette profession.

Mais, le niveau de recrutement s'élevant, il est préférable de miser au moins sur un bac pro, par exemple le bac pro aéronautique (option systèmes, avionique ou structures). Ces formations se préparent en 3 ans après la 3e ou après un CAP aéronautique.

Une mention complémentaire aéronautique (option avionique ou avions à moteurs à pistons ou avions à moteurs à turbine) peut venir compléter, en 1 an, un bac pro

Préparer un BTS aéronautique, après un bac S ou STI2D, est une autre alternative.

A bac + 3, une licence professionnelle permet de se spécialiser, en 1 an, après le BTS ou tout autre diplôme de niveau bac + 2. Par exemple, la licence pro automatique et informatique industrielle spécialité aéronautique (Evry-Val-d’Essonne) ; techniques aéronautiques et spatiales (Paris Ouest Nanterre La Défense) et production industrielle, spécialité propulsions aéronautique et spatiale (Paris Ouest Nanterre La Défense).

Enfin, un diplôme de technicien supérieur en maintenance aéronautique (TSMA), certifié au niveau bac + 2, offre la possibilité à des titulaires de BTS ou DUT en électronique, maintenance industrielle, etc. de se spécialiser. Il se prépare en 8 mois à l'Institut aéronautique Amaury de La Grange (Nord) et à l’Ecole supérieure des métiers de l’aérien (Esma).

Les grandes compagnies aériennes constituent les premiers employeurs des mécaniciens d'entretien d'avions.

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Stratifieur / Stratifieuse

Le stratifieur fabrique, assemble et répare des pièces composites (c'est-à-dire constituées de plusieurs éléments : fibres textiles, résines naturelles ou synthétiques, nid d'abeille...). Il réalise la découpe de ces différents matériaux, puis effectue la stratification ou le drapage (superposition de couches) de ces matériaux dans un moule qui permet d'obtenir la forme voulue.

Il utilise des moyens de traitements thermiques (fours, étuves, autoclaves) pour obtenir la rigidité des matériaux. Il contrôle ensuite la qualité du produit réalisé, détecte les anomalies et effectue les retouches nécessaires.

Le métier de stratifieur exige beaucoup de minutie, de rigueur et de précision dans les gestes. Des notions d'anglais technique sont aussi indispensables.

Votre esprit curieux vous permettra de vous tenir informé des avancées technologiques dans le secteur et de les prendre en compte dans votre travail.

Pour vous lancer dans cette profession, vous devez justifier au minimum d'un CAP composites, plastiques chaudronnés, ou mieux d'un bac pro plastique et composites ou un bac pro aéronautique, option structure. Le BTS industries plastiques Europlastic est très apprécié.

Les débouchés se trouvent dans les bureaux de méthodes ou de qualité.

Mécanicien systèmes-cellules / Mécanicienne systèmes-cellules

Appelé aussi mécanicien avion, le mécanicien systèmes-cellules exécute tout ou partie des opérations de maintenance relatives aux systèmes avion et cabine : moteur, commandes de vol, cellules, pneumatiques, etc. Il effectue aussi bien de l'entretien préventif que des réparations ou des contrôles de fonctionnement des équipements.

Le mécanicien doit être capable de comprendre les documents techniques remis, d'élaborer un diagnostic de panne, de planifier et réaliser une intervention, de maîtriser l'anglais technique.

Pour réussir, vous devrez montrer que vous êtes autonome, rigoureux et précis. Un sens des responsabilités est aussi indispensable !

Côté formation, plusieurs parcours sont possibles : le CAP aéronautique, le bac pro aéronautique option avionique puis la mention complémentaire aéronautique. Vous pouvez aussi suivre une formation dans la maintenance aéronautique pour obtenir la  licence européenne EASA de maintenance Part 66, ou encore décrocher un brevet militaire aéronautique.

Vous trouverez des débouchés dans les ateliers de construction, d'exploitation ou de maintenance aéronautique.

Mécanicien système-avionique / Mécanicienne système-avionique

Le mécanicien système-avionique est spécialisé dans l'un des domaines suivants : électricité, instruments de bord, radionavigation, pilotage automatique et système radar. Il effectue les inspections de ces systèmes et identifie ceux qui doivent être réparés ou remplacés.

Il effectue des recherches de pannes, en décèle l'origine et détermine les actions à mettre en oeuvre pour les corriger. Il monte/démonte/répare/modifie ces systèmes. Il s'assure enfin que leur fonctionnement est conforme à la documentation technique.

Pour connaître le fonctionnement des systèmes électriques et électroniques d'un aéronef, être capable de lire et d'analyser la documentation technique, de vous former aux différentes techniques, un bac pro aéronautique option avionique est demandé. Vous pouvez poursuivre par une mention complémentaire maintenance aéronautique. Les professionnels reconnaissent aussi les qualifications aéronautiques de l'armée en avionique et la licence européenne EASA de maintenance Part 66.

Pour réussir, vous devrez montrer que vous êtes autonome, rigoureux et précis. Un sens des responsabilités est aussi indispensable !

Diplômé, vous pouvez intégrer les bureaux techniques des constructeurs ou des compagnies aériennes.

Préparateur méthodes / Préparatrice méthodes

Le préparateur méthodes définit les instructions de travail nécessaires à la fabrication, l'entretien ou la modification d'une pièce ou d'un équipement d'un aéronef. Il définit les procédures de montage, démontage, tests, contrôles, réparations, inspections, les outils à utiliser, les heures de travail à effectuer, les références des pièces à aller chercher en magasin. Il résout les problèmes techniques que rencontrent les opérateurs ou mécaniciens en apportant une solution dans des délais rapides.

Vous devrez être capable d'analyser et de synthétiser de la documentation technique, de faire respecter les délais, les coûts et les procédures, d'utiliser les logiciels de CFAO (Conception et fabrication assistées par ordinateur).

Vous devrez être force de propositions et savoir gérer une équipe.

Pour devenir préparateur méthodes, vous devez avoir une formation de niveau bac + 2. Vous pouvez notamment préparer un BTS ou un DUT dans le domaine industriel. Par exemple, le BTS aéronautique, vous permettra particulièrement de connaître la nature de la pièce ou le fonctionnement de l'équipement sur lequel vous travaillerez. Vous pourrez poursuivre par une licence pro spécialisée dans un domaine aéronautique ou industriel.

Technicien en conception / Technicien en conception

Sous la responsabilité de l'ingénieur et à partir du cahier des charges du client, le technicien définit sur ordinateur des nouveaux équipements ou outillages mécaniques ou électroniques. Il élabore des schémas ou des plans en 2D et 3D du prototype et réalise les calculs d'application correspondants. Il participe à la rédaction de documents techniques en vue de la réalisation d'un prototype, puis aux essais.

Pour vous lancer dans cette voie, vous devez être à l'aise avec la représentation des volumes dans l'espace, faire preuve de rigueur et de précision, savoir utiliser les logiciels de CFAO (Conception et fabrication assistées par ordinateur). Vous devez aussi avoir des notions d'anglais technique.

Une formation de niveau bac + 2, par exemple, le DUT génie mécanique et productique ou le BTS conception de produits industriels, est incontournable. Elle peut être complétée par une licence professionnelle (en 1 an) dans le même domaine.

Les emplois se trouvent dans les entreprises de construction d'aéronefs ou d'équipements mécaniques, électroniques, dans les bureaux d'études et parfois dans les compagnies aériennes pour des chantiers de modification d'aéronefs.

Technicien en ingénierie de maintenance / Technicienne en ingénierie de maintenance

Le technicien en ingénierie de maintenance définit les opérations d'entretien à effectuer sur un équipement ou un aéronef à partir du cahier des charges du client et en fonction de la réglementation imposée par le constructeur et les autorités aéronautiques nationales ou internationales.

Pour réussir à ce poste, vous devrez être force de proposition, avoir le goût du travail en équipe, savoir lire et parler anglais.

Pour obtenir un poste de technicien, vous devez avoir au minimum un niveau bac + 2 : un BTS aéronautique, un BTS ou DUT productique mécanique, électronique, électrotechnique, structures métalliques, maintenance industrielle, mécanique et automatisme industriel. Vous pouvez prolonger par une licence pro dans le même domaine (en 1 an).

Diplômé, vous pourrez postuler auprès de compagnies aériennes et d'entreprises de maintenance de moteurs, d'équipements mécaniques, électroniques ou électromécaniques.

Technicien électronicien / Technicienne électronicienne

Il participe à la mise au point, la fabrication, l'installation et la maintenance des appareils et installations techniques de navigation aérienne et plus généralement, de tous les systèmes électriques ou électroniques embarqués : câblage, système radar, pilotage automatique, etc.

Minutieux, le technicien électronicien travaille souvent sur des composants de très petite taille.

Ses interventions peuvent avoir de lourdes conséquences sur le fonctionnement de l'avion : en conception comme en dépannage, la précision et le sens des responsabilités sont indispensables !

Pour rester performant, le technicien doit suivre les évolutions technologiques, souvent très rapides en aéronautique. La curiosité est donc un atout supplémentaire pour exercer cette fonction.

Pour décrocher un poste dans le secteur aéronautique, vous devez obtenir un diplôme de niveau bac + 2 ou + 3 de préférence.

Le BTS systèmes numériques option électronique et communications (ex BTS systèmes électroniques), le BTS électrotechnique, le DUT génie électrique et informatique industrielle (GE2I) se préparent en 2 ans après un bac technologique STI2D ou, pour certains, après un bac S.

Autre possibilité : vous pouvez préparer un bac pro aéronautique option avionique puis obtenir une mention complémentaire aéronautique, option avionique. Vous pouvez également suivre une formation dans la maintenance aéronautique pour obtenir une licence européenne EASA de maintenance Part 66.

Après un bac + 2, vous pouvez poursuivre pendant 1 an vos études et préparer, par exemple, une licence professionnelle électronique option aéronautique et spatial.

Les techniciens électroniciens en aéronautique travaillent chez les constructeurs d'avions, les fabricants d'équipements, dans les compagnies aériennes et l'armée de l'air.

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Technicien d'essais en aéronautique/ Technicienne d'essais en aéronautique

Le technicien d'essais réalise des tests et des mesures sur des prototypes de pièces ou d'engins aéronautiques (ailes, carlingue, pièces de moteur, électronique embarquée, radar, etc.) avant le lancement de leur fabrication.

Essais statiques, thermiques, de résistance... chaque mesure est réalisée grâce à des outils informatiques ou électroniques très perfectionnés. Au final, le technicien d'essais rédige un rapport signalant les pannes et les anomalies ou délivre un certificat de conformité pour permettre le lancement de la fabrication. Il peut également participer à la mise au point des procédures et des moyens d'essais en collaborant avec un ingénieur.

Le technicien d'essais n'a pas le droit à l'erreur ! La moindre mesure inexacte peut conduire à une catastrophe de grande ampleur. Il doit donc procéder avec la plus grande rigueur.

La réalisation d'essais suppose une succession de contrôles, de mesures, de vérifications, qu'il s'agit ensuite d'analyser et d'interpréter pour publier des résultats fiables. Logique et minutie sont indispensables pour mener à bien ces missions.

Il est parfois possible de réaliser des essais simples avec un bac professionnel, mais une grande majorité de recruteurs donne la préférence aux candidats titulaires d'un diplôme de niveau bac + 2.

La plupart des BTS et DUT industriels permettent d'exercer ce métier, même si certains sont plus appropriés : BTS aéronautique, BTS assistance technique d'ingénieur, BTS électrotechnique, BTS industrialisation des produits mécaniques, BTS systèmes numériques, DUT génie mécanique et productique.

Deux diplômes sont plus particulièrement appréciés pour les futurs techniciens d'essai : le DUT mesures physiques (après un bac S, STI2D ou STL) et le BTS moteurs à combustion interne (après un bac STI2D ou bac S ou bac pro maintenance de véhicules automobiles).

Ces diplômes se préparent en 2 ans après un bac, à temps plein ou en apprentissage.

Après un bac + 2, il peut être utile de poursuivre par une licence professionnelle mécanique spécialité structure aéronautiques et spatiales (Paris Ouest Nanterre La Défense) ; aéronautique (Evry-Val-d’Essonne), etc.

Le secteur aéronautique traverse une période difficile. En dépit de la réduction de l'activité et de la fermeture de nombreuses entreprises sous-traitantes, la recherche sur de nouveaux appareils et les commandes en cours assurent malgré tout un certain volume de postes à pourvoir pour les techniciens d'essais.

Les constructeurs aéronautiques, tels Airbus ou Ariane Espace, font appel aux techniciens d'essais.

Les équipementiers spécialisés dans la mécanique, l'électronique ou l'optique, par exemple, ont également besoin de techniciens d'essais pour tester leurs matériels.

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Ingénieur d'essais

A partir de la documentation du bureau d'études ou du constructeur, l'ingénieur d'essais conçoit les moyens d'essais (bancs de tests), effectue des séries de tests ou mesures sur le prototype ou l'équipement fabriqué/réparé en série. Il vérifie aussi la conformité des résultats aux performances attendues par le commanditaire.

A l'aise avec l'écrit, vous serez amené à rédiger des rapports après avoir fait l'analyse et la synthèse d'informations issues des systèmes de mesure. Vous devrez ainsi connaître les mesures physiques ou les domaines techniques auxquels font appel les tests ou les équipements à tester.

Assisté pendant les essais par une équipe de techniciens, vous devrez montrer des qualités d'encadrement et de management.

La pratique orale et écrite de l'anglais est obligatoire.

Pour parvenir à ce métier, une formation d'ingénieur aéronautique ou généraliste (bac + 5) est indispensable. Des profils spécialisés en mécanique, électronique, informatique industrielle, électromécanique ou en mesures physiques sont recherchés.

Les principaux employeurs sont les compagnies aériennes, les entreprises de construction d'aéronefs, les entreprises de construction et d'entretien d'équipements mécaniques, électromécaniques, électroniques.

Ingénieur recherche et développement structure

Il définit, évalue et valide de nouvelles solutions techniques pour réaliser des structures générant des gains de masse, de coût de fabrication et de maintenance. L'objectif est de préparer l'avenir pour répondre aux besoins des clients et rester compétitif.

Il rédige un cahier des charges pour la réalisation d'une nouvelle structure plus performante, répondant aux besoins des clients. Il dessine, calcule, choisit le matériau et le moyen de fabrication les plus adaptés. Ensuite, il fait réaliser les essais et analyse les résultats par rapport aux prédictions.

Vous devrez aussi être à l'aise à l'écrit pour rédiger des rapports techniques structurés et clairs. La maîtrise de l'anglais écrit et parlé est indispensable tout comme l'utilisation des logiciels de CAO (conception assistée par ordinateur) et de calculs pour faire les plans, schémas et calculs.

Sans cesse à l'écoute des nouveautés, vous suivez l'évolution des technologies et des matériaux et vous vous tenez informé des besoins des clients. La curiosité et votre envie continuelle d'apprendre seront des atouts.

Pour remplir de telles fonctions, vous devrez avoir suivi une formation d'ingénieur ou de niveau bac + 5 dans les domaines de l'aéronautique ou la mécanique (masters professionnels et recherche).

Ingénieur en construction aéronautique

L'ingénieur en construction aéronautique conçoit des pièces mécaniques ou électroniques principalement pour l'aviation. Il participe aux phases d'études, de tests et supervise la production.

La pratique courante de l'anglais est indispensable car de nombreux projets sont d'envergure internationale.

Réactif, l'ingénieur en construction aéronautique est capable de s'adapter rapidement aux innovations constantes dans les domaines de l'électronique ou de la mécanique des fluides.

Enfin, il doit faire preuve d'un bon relationnel car il collabore avec de nombreux autres spécialistes.

Les diplômes universitaires de niveau bac + 5 (masters professionnels et recherche) donnent accès à des fonctions de cadre en construction aéronautique et peuvent mener vers des fonctions proches de celles offertes par les diplômes d'ingénieur.

On peut citer le master pro sciences pour l'ingénieur spécialité génie mécanique (Evry-Val-d'Essonne) et le master pro matériaux, technologies et composants (Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines).

Mais les diplômes les plus recherchés par les recruteurs sont ceux des écoles d'ingénieurs spécialisées ou possédant une option aéronautique et spatiale. C'est notamment le cas de 2 écoles toulousaines : l'ISAE, Institut supérieur de l'aéronautique et de l'espace (issu de la réunion de SUPAERO et de l'ENSICA) et l'ENAC, Ecole nationale de l'aviation civile.

On peut aussi citer l'ENSMA de Poitiers (spécialité mécanique et aéronautique) et l'ESTACA située à Levallois-Perret.

Les grands constructeurs, comme EADS (European Aeronautic Defence And Space Company), Dassault Aviation ou la SNECMA (Société nationale d'étude et de construction de moteurs d'aviation) et ses nombreuses filiales, sont les premiers recruteurs de jeunes diplômés.

Autour des grands groupes gravitent de nombreux sous-traitants, à l'activité parfois très pointue, auprès desquels il est aussi possible de postuler.

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Ingénieur de piste avion

L'ingénieur de piste avion est responsable de l'ensemble des travaux à réaliser sur un ou plusieurs avions. Il est le correspondant de l'ingénieur d'essais en vol. Il organise et coordonne, en tandem avec le chef mécanicien, l'exécution des travaux et la réalisation des essais des différents intervenants.

Doté de connaissances générales en aéronautique, il rédige la liste des travaux qui seront réalisés en unité de production, conçoit et met en oeuvre de nouveaux procédés, en rédige les dossiers techniques. Mais son rôle est aussi celui d'un manager qui anime et dirige différentes équipes.

Souple et curieux, l'ingénieur de piste avion doit s'adapter en permanence aux nouvelles technologies et aux différents projets. Il doit aussi être à l'aise en anglais et maîtriser les logiciels spécifiques du secteur.

Cette fonction est accessible à partir de formations de niveau bac + 5 (diplôme d'ingénieur le plus souvent) dans le domaine aéronautique, scientifique, technique. Elle est aussi ouverte aux ingénieurs de fabrication ou d'études passés par la filière de production.

Responsable achats

A partir d'une demande d'un client interne (service de la production, par exemple), le responsable achat commande des pièces ou équipements d'aéronefs et des prestations de services dans les meilleures conditions de quantité, coûts, délais et qualité.

Des qualités d'analyse et de synthèse sont attendues dans un poste de responsable achat. Dans le cadre d'une mission d'achat, il faut non seulement bien connaître l'environnement des fournisseurs mais aussi développer son propre portefeuille de fournisseurs.

Vous devrez notamment négocier les conditions d'achat et veiller à les faire évoluer dans le sens d'un coût moindre ou de délais réduits.

Les étudiants issus d'une formation d'ingénieur aéronautique ou généraliste, les diplômés d'une grande école de commerce ou ayant un niveau d'études supérieures dans le commerce-marketing sont appréciés des recruteurs.

Les débouchés se situent dans les compagnies aériennes, les entreprises de construction d'aéronefs, les entreprises de construction et d'entretien d'équipements mécaniques, électromécaniques, électroniques.

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