Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

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Les métiers du bâtiment

Domaines : BTP - Architecture, Environnement - Aménagement - Propreté
Dernière mise à jour : 09/12/2015

Les entreprises du bâtiment assurent la réalisation, la décoration et l'aménagement de tous types de constructions. Elles recrutent des profils allant du CAP aux écoles d'ingénieurs.

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Introduction

Le bâtiment assure la réalisation d'édifices très variés : maisons individuelles, immeubles, magasins, bâtiments scolaires, etc. Prenant en charge chaque projet de A à Z (étude, conception, construction, aménagement et finitions), le secteur recrute des profils allant du CAP aux écoles d'ingénieurs...

Repère

Les activités du bâtiment peuvent être divisées en 4 grandes familles :

  • structure et gros oeuvre (maçonnerie, charpente, démolition) ;
  • enveloppe extérieure (étanchéité, couverture, isolation extérieure, métallerie) ;
  • équipement technique (plomberie, chauffage, climatisation, électricité) ;
  • aménagement et finitions (menuiserie, plâtrerie, carrelage, sols, peinture, etc.).


Réputé pour son savoir-faire et son dynamisme bien au-delà de nos frontières, le bâtiment est un secteur essentiel de l'économie française. En 2014, il concerne environ 1,45 million d’actifs, dont 1,09 million de salariés en France dans 382 000 entreprises, selon la Fédération française du Bâtiment (FFB). A noter : la très grande majorité de ces entreprises (361 000) emploie moins de 10 salariés.

Il couvre aussi bien les activités de construction neuve que de rénovation d'immeubles ou de biens publics. De l'architecte qui réalise le plan au chef de chantier qui coordonne tous les corps de métiers pour une construction, tous les niveaux de qualification sont représentés !

Bâtiment et travaux publics renvoient à des activités bien distinctes :

Les entreprises du bâtiment
construisent des maisons, des immeubles, des entrepôts, des usines, etc. Elles assurent également l'aménagement intérieur et la décoration de ces édifices. Le bâtiment représente 93 % des entreprises et environ 70 % du chiffre d'affaires du BTP.

Les entreprises des travaux publics
sont spécialisées dans la réalisation d'infrastructures (routes, canalisations) et d'ouvrages d'art et de génie civil (ponts, barrages, pistes d'aéroports, etc.).

Panorama du secteur

Le bâtiment est un secteur essentiel de l'économie française qui reste créateur d'emplois malgré la crise.

Le bâtiment représente un secteur de poids dans l’économie française. En 2014, le montant de la production du secteur s’est élevé à 124 milliards d’euros (soit près de 5 % du PIB), selon la FFB. Les chantiers réalisés à l’export sont également très importants, avec 7,8 milliards d’euros de travaux réalisés sur des marchés extérieurs en 2013.

Les activités du bâtiment concernent la construction de logements (individuels et collectifs), mais pas seulement. Une partie non négligeable du chiffre d’affaires du secteur (16 % en 2014), provient également de la construction d’édifices non destinés au logement, tels que bâtiments industriels ou agricoles, bureaux, commerces ou locaux de services publics. Par ailleurs, la construction n’est pas la seule activité du bâtiment. Une part très importante du chiffre d’affaires du secteur est en effet réalisée dans des travaux d’entretien et de rénovation du bâti existant.

En 2014, le bâtiment réalisait :

  • 56,5 % de son chiffre d'affaires total dans les travaux d'amélioration et d'entretien d'édifices existants ;
  • 43,5 % dans le domaine de la construction neuve (construction de logements en tête).

Même si le secteur du bâtiment français compte de grands groupes multinationaux, la vaste majorité des entreprises sont des TPE ou des entreprises individuelles. En 2013, selon la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb), 98 % des entreprises du bâtiment comptaient moins de 20 salariés. Les entreprises individuelles en constituent plus de la moitié, en raison notamment de la forte croissance du nombre d’entreprises créées sous le statut d’auto-entrepreneur.

Repère
25 % des professionnels du bâtiment sont artisans.
31 % des salariés exercent dans le gros œuvre.
98 % des entreprises du bâtiment ont moins de 20 salariés.

Le bâtiment a été fortement touché par la crise qui affecte l’économie mondiale. Ses activités restent marquées par un fort ralentissement par rapport aux niveaux d’avant 2007. En 2014 encore, le secteur a connu un recul de - 4 % de son activité. Les perspectives sont néanmoins plus positives pour l’année 2016, pour laquelle la reprise de constructions neuves (notamment de logements individuels) est envisagée.

Malgré ces difficultés, le bâtiment demeure un important pourvoyeur d’emploi en France. Le secteur prévoit de recruter 70 000 personnes par an dans les années à venir, notamment pour remplacer les départs à la retraite. De nombreux chefs d'entreprises déclarent de plus connaître des difficultés pour trouver le personnel qualifié dont ils ont besoin. En effet, alors que les différentes activités du bâtiment demandent des compétences de plus en plus élevées, le secteur souffre d’une méconnaissance qui freine l’orientation des jeunes vers ses métiers.

Le bâtiment en Ile-de-France

L’Ile-de France concentre une grande partie des entreprises du bâtiment. En 2013, selon l’observatoire du BTP, la région rassemblait plus de 91 000 entreprises du secteur, soit 19 % des entreprises du territoire national. Leur chiffre d’affaires s’élevait en 2013 à près de 31 milliards d’euros, dont 61 % résultant de travaux d’entretien et de rénovation de bâtiments existants (très nombreux en Ile-de-France, ce qui explique le poids de cette activité dans la région) et 39 % de travaux de construction de bâtiments neufs.

L’effectif total du secteur du bâtiment en Ile-de-France était en 2014 de plus de 280 000 personnes, dont plus de 222 000 salariés, selon la FFB Grand Paris. Parmi les salariés des entreprises du bâtiment, 67 % exercent des métiers de « production », le reste étant des fonctions administratives ou d’encadrement (source : CEP bâtiment, données pour l’année 2010). Parmi les métiers de la production, ceux qui rassemblent le plus grand nombre d’employés en Ile-de-France sont les maçons (plus de 29 000 personnes), peintres (plus de 18 000) et électriciens (plus de 17 000).

Des emplois liés aux chantiers du Nouveau Grand Paris

Le projet du Nouveau Grand Paris prévoit dans les 20 ans à venir la construction et la mise en service en Ile-de-France d’un nouveau réseau de transports de 205 kilomètres et de 72 gares. Il doit contribuer à construire 75 000 nouveaux logements, qui pourront accueillir 1,5 million d’habitants à l’horizon 2030.

Selon le Contrat d’études prospectives (CEP) réalisé en 2014 par la Direccte et les organisations professionnelles du bâtiment, les travaux liés au Nouveau Grand Paris permettront de créer plus de 26 000 emplois supplémentaires dans le bâtiment en Ile-de-France à l’horizon 2020. Sur la même période, près de 60 000 emplois devraient également être proposés par les entreprises du secteur pour renouveler le personnel parti à la retraite.

 

Une trentaine de métiers

Le secteur du BTP réunit une trentaine de métiers principaux, répartis en 3 grandes familles de fonctions : les fonctions commerciales, les fonctions d'études, les fonctions de réalisation sur le chantier.

Les métiers du chantier (coffreur-boiseur, plombier, électricien, chef de chantier, etc.) sont souvent accessibles dès le CAP. Par la suite, l'ascenseur social fonctionne très bien : tout au long de sa carrière, le professionnel peut gravir les échelons de la hiérarchie et obtenir davantage de responsabilités. Un nombre significatif d'ouvriers du bâtiment finit même par créer sa propre entreprise artisanale.

Bon à savoir
Les spécialités des métiers de chantier sont désignées comme des « corps de métiers » ou « corps d’état ». Les entreprises du bâtiment peuvent ainsi être spécialisées dans un seul corps de métiers, ou dans plusieurs. On parle alors d’entreprises « tous corps d’état ».

Les fonctions d'études (technicien de bureau, métreur, ingénieur du génie civil, etc.) et les fonctions commerciales (ingénieur d'études de prix, chargé d'affaires, etc.) font appel à des professionnels plus qualifiés, titulaires au minimum d'un diplôme bac + 2, plus souvent d'un bac + 5.

Les fonctions commerciales (chargé d'affaires, responsable commercial, technico-commercial) sont indispensables à la bonne santé des entreprises car leur mission est de décrocher de nouveaux marchés ! Avec un niveau bac + 2 (BTS bâtiment ou DUT génie civil) et quelques années d'expérience, vous pouvez débuter comme commercial. Pour des postes à responsabilité ou des chantiers d'ampleur, ce sont des diplômés bac + 5 qui sont recherchés (école d'ingénieur, école de commerce, etc.).

Le bâtiment a besoin de filles !

On dénombre 11,2 % de femmes dans le bâtiment en 2013, selon la Capeb. Parmi elles, 10 % exercent dans des fonctions de la production (ouvriers d’exécution, ouvriers et compagnons professionnels, maîtres ouvriers) ; 11 % dans des fonctions d’ingénieurs et cadres ; 79 % dans des fonctions d’employés et de techniciens.

Entre 2007 et 2013, la proportion de femmes parmi les salariés du bâtiment a augmenté de 8 %. Cette progression est en particulier à attribuer à la politique volontariste de la profession, qui  mène de nombreuses actions pour inciter les jeunes filles et les femmes à faire carrière dans le bâtiment.

Des efforts restent néanmoins à faire pour lutter contre les préjugés sur les métiers de chantiers, réputés plus « masculins ». Les conditions de travail pour les ouvriers du bâtiment se sont pourtant grandement améliorées grâce à la mécanisation, aux engins de levage, aux matériaux et aux conditionnements plus légers... Aujourd’hui, les femmes ont toute leur place dans les métiers du bâtiment en tant que grutières, couvreuses, maçonnes, chargées d’affaires, conductrices de travaux ou chefs d’entreprise !

L’accès aux métiers du bâtiment : formations et recrutements

Le secteur du bâtiment offre la particularité de proposer un large éventail de diplômes et des métiers accessibles à tous les niveaux de formation. Du CAP au diplôme d’ingénieur, les choix proposés en formation initiale sont nombreux et peuvent aussi bien être suivis en alternance (en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation) que sous statut scolaire. Les diplômes sont en constante évolution et intègrent les nouveaux enjeux du secteur : mécanisation accrue et utilisation de nouvelles technologies, transition énergétique...

Bon à savoir :
Une fois entré dans la vie active, il est possible de continuer à se former, afin notamment de se spécialiser, d’évoluer vers d’autres métiers, de progresser dans la hiérarchie, ou de créer son entreprise. Dans le secteur du bâtiment, de nombreux titres professionnels ainsi que des certificats de qualification professionnelle (CQP) sont proposés par la voie de la formation continue.

En 2013, en Ile-de-France, 37 500 jeunes ont suivi une formation initiale relative aux métiers du BTP, selon une étude sur les « modes d’alimentation des métiers du bâtiment » réalisée par Défi métiers (le Carif-Oref francilien). Parmi eux, 23 000 ont suivi une formation de niveau IV (62 %), 8 600 une formation de niveau V (23 %) et 5 500 une formation de niveau III (15 %). Les trois quarts ont suivi leur formation sous statut scolaire. L’apprentissage concernait principalement les formations de niveau V et les spécialités de formation du bâtiment « construction et couverture » et « finition ». 

 

Recrutements : l'expérience et le diplôme facilitent l'insertion

Dans le cadre de son étude, Défi métiers (le Carif-Oref francilien) a interrogé des employeurs franciliens du bâtiment. Ceux-ci affichent un « discours ambivalent » sur la question du diplôme. En effet, au cours d’entretiens, nombreux sont les chefs d’entreprise ayant déclaré porter un faible intérêt au diplôme, notamment au moment du recrutement. Les employeurs affichent ainsi une préférence pour l’expérience professionnelle. La fiabilité et la motivation des candidats sont également recherchées, notamment pour les plus jeunes. Ces exigences expliquent que les entreprises du secteur recourent largement à la cooptation pour leurs recrutements (recherche de candidats par le bouche à oreille, en faisant appel à leur réseau, à d’autres chefs d’entreprise ou à leurs salariés).

Pour certaines professions réglementées, comme celle de géomètre, les employeurs recrutent néanmoins en priorité des candidats formés à ce métier. De plus, notent les auteurs de l’étude, le diplôme est une garantie d’insertion, notamment pour les métiers dont la technicité s’est renforcée (utilisation de nouveaux matériaux, robotisation, géothermie, bâtiments à énergie positive...).

Le niveau de diplôme joue également un rôle dans l’insertion. Ainsi selon l’enquête  « Génération 2010 » du Céreq, seuls 64 % des diplômés de formations du BTP de niveau V sont en emploi trois ans après leur sortie de formation, contre 70 % des bacheliers professionnels et 79 % des détenteurs d’un diplôme de niveau III. A noter enfin : lors d’un recrutement, la possession d’un diplôme fera la différence entre deux profils d’expérience identique.

Repère

Les métiers du bâtiment qui rencontrent les plus grandes difficultés de recrutement en Ile-de-France (Source : enquête Pôle emploi BMO 2015) :

charpentiers métal (85,3 % de recrutements jugés difficiles)

charpentiers bois (83,1 %)

couvreurs (75,6 %)

professionnels du travail de la pierre (55,9 %)

chefs de chantier, conducteurs de travaux (55,3 %)

Des métiers qui verdissent

Le secteur du bâtiment (résidentiel et non résidentiel) est responsable de 44 % de la consommation d’énergie en France en 2013 et de près de 20 % des émissions de gaz à effet de serre en 2012. Face aux enjeux majeurs du réchauffement climatique et des économies d’énergie, le secteur du bâtiment fait l’objet de nombreuses réglementations depuis quelques années. Celles-ci ont notamment été mises en place dans le cadre des lois « Grenelle 1 et 2 » (2009 et 2010) complétées, plus récemment, par la loi « Transition énergétique pour la croissance verte », promulguée le 17 août 2015.

A l’échelle des ménages, l’augmentation des prix des énergies fossiles et le désir accru de protection de l’environnement poussent également les particuliers à se tourner vers un habitat plus économe en énergie, mobilisant les énergies renouvelables (photovoltaïque, géothermie...) ou recourant à des techniques durables de construction  (« éco-construction »).

Une réglementation contraignante

Dans le domaine des constructions neuves, la réglementation thermique 2012 (RT 2012), impose que tout nouveau bâtiment consomme 50 KWh/m2 par an voire moins. A l’horizon 2020, la loi « Transition énergétique » prévoit par ailleurs que tous les bâtiments soient au standard bâtiment basse consommation (BBC). La volonté de développer les bâtiments à énergie positive (BEPOS) est également affichée.

Dans le domaine de la rénovation des bâtiments,  la loi « Transition énergétique » fixe l’objectif de rénovation énergétique de 500 000 logements en France par an à partir de 2017. Cet enjeu s’accompagne d’un effort de professionnalisation des entreprises du bâtiment. Ainsi, depuis juillet 2014, l’obtention d’aides publiques pour des travaux de rénovation énergétique du bâti est conditionnée à la détention par l’entreprise effectuant ces travaux de la mention « Reconnu garant de l’environnement » (RGE).

Des métiers qui évoluent pour répondre aux enjeux de la transition énergétique

La réglementation et les attentes nouvelles en matière d’efficacité énergétique et de protection de l’environnement entrainent de profondes mutations pour les métiers du bâtiment. Ceci se traduit par la création de nouveaux métiers, comme celui de conseiller en économie d’énergie. Mais plus souvent, c’est à l’évolution de métiers qui existaient déjà que l’on assiste. On parle alors de « verdissement » des métiers.

Le métier de couvreur exige ainsi désormais d’intégrer l’enjeu de l’isolation thermique ou encore d’acquérir des compétences complémentaires dans le domaine de l’installation de panneaux photovoltaïques. Autre exemple, le métier de technico-commercial dans le secteur du bâtiment doit intégrer de nouveaux savoir-faire : connaissance de la réglementation thermique, capacité à élaborer des devis incluant les économies d’énergie pouvant être réalisées, etc. Plus largement, la totalité des professionnels du bâtiment doivent désormais maîtriser l'utilisation de nouvelles technologies et de nouveaux matériaux. De plus en plus, ils doivent également savoir mettre en place des processus de vérification de l'efficacité énergétique au cours de leurs chantiers. 

Le secteur du bâtiment est en outre affecté par des mutations organisationnelles. Les professionnels doivent pouvoir aujourd’hui proposer une « offre globale » : travailler de manière coordonnée avec les autres corps de métier, afin de préserver l’efficacité énergétique du bâti. En effet, le travail d’isolation thermique d’un bâtiment peut par exemple être compromis par une installation électrique ou par la pose de fenêtres ne respectant pas les normes.

Bon à savoir
La mise en œuvre des lois « Grenelle » et l’enjeu de la transition énergétique devraient occasionner la création de plus de 27 000 emplois à l’horizon 2020 dans le secteur du bâtiment en Ile-de-France, selon le Contrat d’étude prospective (CEP) publié en septembre 2014.

Les métiers d'étude, de conseil et d'encadrement

Avec au minimum un bac + 2, de nombreux professionnels participent aux études préliminaires à la mise en place d'un chantier puis à son suivi.

Architecte

Sur la demande d'un client ou d'une entreprise, l'architecte dessine les plans qui permettront de bâtir des immeubles, des maisons particulières, des bâtiments publics... Il suit de près la réalisation du chantier, jusqu'à sa livraison au client.

Aujourd’hui, l’architecte doit aussi maîtriser de nouvelles connaissances techniques et réglementaires liées à l'environnement, comme la norme Haute qualité environnementale (HQE) ou la réglementation thermique 2012 (RT 2012). Dans l'exercice de son métier, il peut aussi encourager l'éco-conception : en proposant des matériaux écologiques ou des solutions de performance énergétique.

Pour exercer la profession d'architecte, il faut être créatif, minutieux et très réactif. Une bonne connaissance de l'histoire du patrimoine bâti et un intérêt particulier pour les tendances et les avancées technologiques dans le domaine de la construction sont indispensables également.

Les formations menant au métier d'architecte sont dispensées au sein des 20 écoles nationales supérieures d'architecture. Vous pouvez également vous former à l'INSA, Institut national des sciences appliquées, à Strasbourg, et à l'ESA, Ecole spéciale d'architecture, à Paris.

Le 1er cycle des études d'architecture conduit au diplôme d'études en architecture. Il donne un niveau bac + 3. Le 2e cycle des études d'architecture conduit au diplôme d'Etat d'architecte, de niveau bac + 5. Le diplôme d'Etat d'architecte ne peut être délivré qu'après validation de l'aptitude à maîtriser au moins une langue vivante étrangère.

L'architecte diplômé d'Etat (ADE) qui souhaite ouvrir son propre cabinet et assumer les responsabilités personnelles liées à l'exercice de la maîtrise d'oeuvre doit obtenir une HMONP, habilitation à exercer la maîtrise d'oeuvre en son nom propre, délivrée exclusivement par les écoles nationales supérieures d'architecture.

Après le diplôme d'Etat, vous avez la possibilité de compléter vos études par un master spécialisé ou un doctorat.

L'Ecole d'architecture de la ville et des territoires, à Marne-la-Vallée, propose notamment aux titulaires du diplôme d'Etat, la préparation d'un diplôme de spécialisation et d'approfondissement en architecture (DSA) architecte-urbaniste. Son objectif est ainsi de former des architectes-urbanistes.

Les agences du domaine privé emploient près de 70 % des architectes, et principalement les jeunes diplômés. Ils sont alors salariés, associés ou indépendants.

La fonction publique ne recrute que très peu, par le biais de concours accessibles à tous les niveaux.

Les syndics de copropriété confient parfois la gérance d'immeubles à des architectes spécialisés en maintenance d'immeubles d'habitation.

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Chargé d'affaires / Chargée d'affaires

Le chargé d'affaires dans le BTP possède un portefeuille de clients qu'il contacte régulièrement pour leur proposer la réalisation de travaux dans leurs locaux actuels ou la construction de nouveaux bâtiments. Il choisit les fournisseurs et les sous-traitants (entreprises de maçonnerie, de plomberie, d'électricité, etc.). Il établit ensuite un budget pour la réalisation de l'ouvrage. Au fur et à mesure de l'avancement des travaux, il émet les factures, veille à l'avancement du planning et au respect des coûts.

Les enjeux écologiques auxquels est soumise la construction obligent désormais le chargé d'affaires dans le BTP à maîtriser les réglementations environnementales qui s'appliquent au secteur (RT 2012, HQE...). Il doit également connaître les nouvelles techniques et technologies  « durables » dans le bâtiment : nouveaux matériaux écologiques, éco-construction.... Il doit enfin pouvoir assurer le suivi de la réalisation et le respect des normes, notamment en matière d'efficacité énergétique, et mettre en œuvre des processus de vérification de la conformité à chaque étape des chantiers.

Outre de solides connaissances techniques, ce métier demande des talents de négociateur ainsi que la maîtrise, au minimum, de l'anglais.

La seule voie qui mène à la profession de chargé d'affaires dans le BTP est celle des écoles d'ingénieurs spécialisées dans le secteur du bâtiment et des travaux publics (Ecole supérieure des travaux publics, Ecole des Ponts ParisTech, Ecole centrale Paris, etc.).

Ces formations se déroulent en 5 ans après un bac scientifique. Le bac S profil sciences de l’ingénieur ou STI 2D spécialité architecture et construction ou innovation technologique et éco conception sont bien adaptés à ce cursus d’études. La sélection s'effectue sur dossier, tests écrits et entretien de motivation.

Les titulaires d'un bac + 2 (DUT ou un BTS du secteur du bâtiment et des travaux publics) peuvent intégrer directement la 3e année d'école d'ingénieurs. Pour cela, il faut justifier d'un solide dossier scolaire, réussir les tests écrits et passer un entretien de motivation et d'évaluation.

A bac + 6, le CESI propose les mastères spécialisés "management de projets de construction à l'international" et "management de projets construction durable".

Les grandes entreprises du bâtiment réalisant des habitations, des locaux industriels ou des bureaux sont à la recherche de chargés d'affaires.

Les entreprises spécialisées dans les constructions commanditées par l'Etat (voies ferrées, ports, aéroports, tunnels, etc.) recrutent également des chargés d'affaires.

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Conducteur de travaux / Conductrice de travaux

Le conducteur de travaux supervise les travaux de construction sur les chantiers privés ou publics. Il planifie et suit l'avancement du chantier, puis contrôle la qualité de la mise en oeuvre. Il dirige aussi les hommes et coordonne les activités des chefs de chantier.

Le conducteur de travaux doit maîtriser l'ensemble des normes et réglementations relatives à son activité, notamment dans le domaine de l'efficacité énergétique du bâti. Il est responsable de la qualité du chantier et de la bonne coordination des différents métiers y participant, afin notamment de garantir à son client la bonne isolation thermique de la construction finale.

Souvent premier arrivé sur le chantier et dernier parti, le conducteur de travaux se déplace beaucoup et fait face à de longues journées de travail : c'est un métier qui demande une très grande énergie ! Par ailleurs, pour bien gérer l'équipe et les problèmes techniques, le conducteur doit être méthodique et s'avoir s'adresser à ses interlocuteurs avec tact.

Vous pouvez accéder à ce métier par la voie de la hiérarchie en gravissant les échelons, mais une formation de niveau bac + 2 permet d’y parvenir plus rapidement.

Le BTS bâtiment, BTS études et économie de la construction et BTS travaux publics, ainsi que le DUT génie civil (option « bâtiment » ou option « travaux publics et aménagements »), qui se préparent en 2 ans notamment après un bac techno STI2D spécialité architecture et construction ou un bac S, constituent la formation de base pour se lancer dans la profession de conducteur de travaux.

Après un bac + 2, vous pouvez vous spécialiser en un an via une licence professionnelle, par exemple la licence pro spécialité management de la conduite de travaux en bâtiment (CNAM ; université Paris Est Marne-La-Vallée ; Ecole spéciale des travaux publics du bâtiment et de l’industrie), la licence pro spécialité conducteur de travaux en maison individuelle (Lycée Mansart à Saint-Maur-des-Fossés  ; université Paris Est Marne-la-Vallée) ; licence pro spécialité management et ingénierie des entreprises de façades (IUT d’Evry).

Par ailleurs, 2 écoles spécialisées, où la scolarité est payante, délivrent leurs propres diplômes de conducteur de travaux :

- l'ESTP (Ecole spéciale des travaux publics, du bâtiment et de l'industrie), à Paris, propose notamment, en 2 ans après le bac S ou STI2D option « architecture et construction », une filière de préparation au métier de conducteur de travaux, pouvant être poursuivie pour obtenir en 1 an une licence pro Management et conduite de travaux (en partenariat avec le Cnam) ;

- l'ISCO (Institut supérieur de la construction), à Grenoble, délivre, en 3 ans après le bac S, ES ou STI2D ou un bon dossier scolaire de niveau terminale, un titre de responsable technique en bâtiment et travaux publics (niveau bac + 2). L'admission se fait aussi sur dossier, tests et entretien de motivation.

Enfin, les écoles d'ingénieurs du bâtiment ou des travaux publics assurent aux diplômés une insertion rapide sur le marché de l'emploi. Le titre d'ingénieur s'obtient en 5 ans après un bac.

Les entreprises du bâtiment et des travaux publics, les bureaux d'études techniques, les sociétés d'ingénierie et les grands cabinets d'architectes sont les principaux employeurs du conducteur de travaux dans le domaine privé.

Dans la fonction publique, le conducteur de travaux peut remplir les fonctions de technicien des services culturels, de technicien d'art, de contrôleur et technicien des travaux publics de l'Etat, de contrôleur des services techniques du matériel et de technicien territorial. Les emplois sont accessibles sur concours.

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Géomètre-topographe

Le géomètre topographe est chargé de déterminer les limites physiques et juridiques d'une parcelle de terrain destinée à être construite ou aménagée. Il intervient dans les projets publics d'aménagements de routes, le tracé du territoire, la gestion immobilière et foncière.

Le géomètre est impliqué dans la mise en œuvre d'un urbanisme durable. Ses relevés peuvent permettre par exemple de mieux maîtriser l'étalement de l'habitat ou la gestion des eaux pluviales.

Le géomètre-topographe doit délivrer des résultats parfaitement justes car la moindre erreur peut engendrer des coûts supplémentaires : précision et méthode sont ses premières qualités. La polyvalence est de mise également car il faut savoir prendre des mesures, dessiner des plans, utiliser l'outil informatique, avoir de solides connaissances en géographie, en cartographie et en droit.

Plusieurs diplômes de niveaux différents peuvent mener au secteur professionnel de la topographie.

Le bac professionnel technicien géomètre-topographe permet d'accéder au métier de technicien géomètre-topographe en 3 ans après 3e.

Le BTS géomètre topographe (bac + 2) se prépare en 2 ans après un bac S ou STI2D (développement durable) ou à la suite d’un bac pro technicien géomètre-topographe (obtenu avec mention). Ce BTS, diplôme le plus prisé des employeurs du secteur, donne accès à la fonction de géomètre topographe, mais il existe aussi des débouchés pour les titulaires du bac pro.

Par ailleurs, l'Ecole nationale des sciences géographiques (ENSG) prépare au BTS d’études et de travaux géographiques des élèves civils et fonctionnaires. Le recrutement s'effectue après un bac S ou STI2D.

D’autre part, hors Ile-de-France, des licences pro permettent de spécialiser. On peut citer les licences pro spécialité en géo-mesures et foncier (Le Mans) et spécialité cartographie, topographie et systèmes d’information géographique (Orléans).

Enfin, 3 écoles conduisent au métier d’ingénieur géomètre : l'ESGT CNAM (Ecole supérieure des géomètres et topographes) au Mans ; l'INSA (Institut national des sciences appliquées) à Strasbourg ; et l'ESTP (Ecole spéciale des travaux publics, du bâtiment et de l'industrie) à Paris. Ces formations donnent un niveau bac + 5.

Dans le secteur privé, le géomètre peut être employé dans des cabinets de géomètres experts, des sociétés de topographie, dans des bureaux d'études d'entreprises du BTP (bâtiment et travaux publics).

Dans le secteur public, le géomètre travaille pour les services du cadastre, les services techniques des collectivités locales, l'IGN (Institut national géographique) et les DDE (Directions départementales de l'équipement).

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Métreur, économiste de la construction / Métreuse, économiste de la construction

Le métreur, économiste de la construction, évalue et mesure la quantité de matériaux nécessaire à la construction ou l'entretien d'immeubles, de bureaux ou de maisons. Il en estime le prix de revient et en suit la réalisation. Aujourd’hui, il doit pouvoir proposer des solutions plus respectueuses de l'environnement, notamment en matière d'économies d'eau et d'énergie

Rigueur et autonomie sont des qualités indispensables pour exercer cette profession. Chaque projet étant unique, l'économiste recherche les solutions techniques et économiques les plus adaptées : curiosité et persévérance sont de mise également.

Le bac pro technicien d'études du bâtiment option A : études et économie est le diplôme minimum requis pour exercer la profession de métreur. Il se prépare en 3 ans après la 3e.

Après un bac STI2D spécialité architecture et construction ou un bac pro technicien d'études du bâtiment (avec un bon dossier scolaire), vous pouvez préparer  en 2 ans le BTS études et économie de la construction. Ce diplôme donne plus rapidement accès à la fonction de chef métreur.

Il existe aussi un DUT génie civil, accessible en 2 ans après un bac S ou bac STI2D.

Une poursuite d’études vers la licence professionnelle (bac + 3) permet de se spécialiser en 1 an. Vous trouvez, par exemple, la licence pro spécialité économie de la construction en contexte européen (Paris Est Marne-la-Vallée ; lycée Ledoux de Vincennes) ; spécialité chef de chantier (Valenciennes).

A bac + 5, un master professionnel du domaine de l'économie de la construction conduit en peu de temps aux postes à responsabilité. Ce diplôme se prépare en 2 ans après une licence génie civil. On peut citer le master spécialité génie civil (UPMC ; ENS de Cachan) ; spécialité architectural et urbain (université de Valenciennes) ; master spécialité ingénierie de la construction à haute qualité environnementale (Lyon 1).

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Les métiers de la structure et du gros oeuvre

Plus de 30 % des effectifs du bâtiment travaillent dans le gros oeuvre, c'est-à-dire la construction de l'ossature du bâtiment.

Charpentier bois / Charpentière bois

Le charpentier bois fabrique et pose tous les éléments en bois intervenant dans la construction de maisons ou d'intérieurs : escaliers, planchers, façades ou même coffrages pour le béton. Il réalise aussi les éléments de structure comme les poutres, piliers ou charpentes.

Actuellement, le charpentier profite du fort développement du marché de la construction bois. Il est également amené à participer à la réalisation de bâtiments à basse consommation d'énergie. De manière générale, il lui faut désormais maîtriser les nouvelles réglementations sur l'étanchéité et l'isolation énergétiques des bâtiments.

Habile et pointilleux, le charpentier doit dessiner puis réaliser ses pièces avec soin et au millimètre près. Le travail d'équipe ne lui fait pas peur et il est capable de s'adapter à des interlocuteurs très différents, de l'architecte au maçon, en passant par le peintre ou le client.

Le CAP charpentier bois, qui se prépare en 2 ans après la classe de 3e, dans un lycée professionnel ou un CFA (centre de formation d’apprentis), donne accès au métier de  charpentier bois, tout comme le CAP constructeur de bois et le CAP charpentier de marine (non proposés en Ile-de-France).

Le bac pro technicien constructeur bois, accessible en 3 ans après une classe de 3e ou en 2 ans après un CAP, permet d’assumer des fonctions à responsabilités.
Pour s’installer en indépendant, vous pouvez préparer le BP charpentier, en 2 ans après le CAP, exclusivement en apprentissage, au CFA des Compagnons du Devoir du Tour de France (77).

Niveau bac +2, le BTS charpente-couverture (hors Ile-de-France) ou le BTS systèmes constructifs bois et habitat, après un bac techno STI2D ou bac pro technicien constructeur bois (obtenu avec mention « bien » ou « très bien ») ou bac S, permet d’encadrer une équipe d’agents de maintenance.

Les moyennes et petites entreprises de charpente embauchent des charpentiers bois dans leurs ateliers et sur les chantiers de construction ou de réhabilitation.

Les bureaux d'études d'architectes font appel aux charpentiers pour dessiner et calculer des charpentes.

Quelques charpentiers ouvrent leurs propres entreprises de construction en bois. Ils sont souvent spécialisés dans les petites structures comme les chalets et cabanes.

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Chef de chantier

Sous la responsabilité du conducteur de travaux, le chef de chantier gère l'organisation de la totalité d'un chantier. Il coordonne l'intervention des différents corps de métiers : maçons, électriciens, peintres, etc.

Le chef de chantier est garant du respect des normes et réglementations liées au développement durable (réglementation thermique, gestion des déchets de chantiers...). De plus en plus, il doit également savoir mettre en œuvre les principes de l'éco-construction et s'assurer de l'adoption de bonnes pratiques environnementales (diminution des nuisances sonores, recyclage des déchets de chantiers, diminution des émissions de gaz à effet de serre...).

Le chef de chantier travaille près de 10 h par jour et n'hésite pas à prêter main forte aux ouvriers lorsqu'ils sont en difficulté : il doit être très solide physiquement et psychologiquement! Pédagogue, il sait expliquer à son équipe le travail à effectuer. Il possède par ailleurs une autorité naturelle, qui lui permet de se faire respecter par les uns et les autres.

Il n’existe pas de parcours type pour accéder au métier de chef de chantier, mais un diplôme de type BTS ou DUT (bac + 2) offre de véritables opportunités d'embauche.

Le bac pro, qui se prépare en 3 ans après la 3e, ou éventuellement 2 ans après le CAP, permet cependant, avec plusieurs années d’expérience en tant que chef d'équipe, d’exercer le métier de chef de chantier. On peut citer le bac pro technicien d'études du bâtiment option A (études et économie) ; bac pro travaux publics ; bac pro technicien du bâtiment : organisation et réalisation du gros œuvre, etc.

Un autre parcours consiste à préparer, en 2 ans après un bac techno STI2D ou un bac pro obtenu avec mention « bien » ou « très bien », le BTS bâtiment, BTS études et économie de la construction, BTS travaux publics, etc.

Par ailleurs, un bac S ou bac techno STI2D est nécessaire pour accéder au DUT génie civil option bâtiment ou travaux publics et aménagement.

Enfin, accessibles après un bac + 2, les licences professionnelles permettent, en 1 an, de se spécialiser dans l’encadrement de chantiers, métiers de la route, qualité-environnement, etc.

Les entreprises du bâtiment et des travaux publics sont les premières à recruter des chefs de chantier. Si le chantier est important, plusieurs chefs se partagent les tâches.

Les bureaux d'études d'architecte constituent un autre vivier d'emploi pour le chef de chantier.

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Coffreur-boiseur / Coffreuse-boiseuse

Ni charpentier, ni vraiment maçon, le coffreur-boiseur crée sur mesure des coffrages ou moules, dans lesquels le béton sera ensuite coulé puis séché. Il réalise ainsi des éléments d'ossature de grands ouvrages (ponts, tunnels, barrages, etc.), ainsi que des dalles, des escaliers ou des poutres.

Dans le cadre de son travail, il doit prendre en compte les nouvelles normes thermiques applicables aux bâtiments. Il est également amené à rationnaliser son utilisation de matériaux et à gérer ses déchets de chantiers.

De solides connaissances en géométrie, dessin et métrage sont indispensables pour exercer ce métier. La réalisation des coffrages demande aussi une grande habilité manuelle car les formes demandées sont parfois très complexes. Enfin, le béton séchant très vite, les gestes du coffreur-boiseur doivent être vifs et précis.

Le CAP constructeur en béton armé du bâtiment et le CAP constructeur en ouvrages d'art (hors Ile-de-France) constituent le 1er niveau d’accès au métier de coffreur-boiseur.
Le CAP se prépare en 2 ans après la classe de 3e, dans un lycée professionnel ou au CFA (centre de formation d’apprentis).

Le bac pro technicien du bâtiment : organisation et réalisation du gros œuvre et le bac pro travaux publics, accessible en 3 ans après une classe de 3e, ou en 2 ans après un CAP, permettent d’encadrer une équipe.
Pour s’installer en indépendant, vous pouvez préparer le BP maçon, en 2 ans après le CAP.

La France, considérée comme spécialiste des ouvrages en béton armé, offre des perspectives d'emploi très intéressantes aux jeunes diplômés.

Toutes les entreprises de construction de travaux publics et du bâtiment sont des employeurs potentiels de coffreurs-boiseurs. Les entreprises recrutant le plus sont celles qui réalisent des ponts, des barrages, des centrales nucléaires et des bâtiments industriels.

Les petites entreprises du bâtiment embauchent des coffreurs-boiseurs pour construire notamment des maisons de particuliers.

Les entreprises industrielles de fabrication d'éléments préfabriqués font aussi appel aux services de coffreurs boiseurs.

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Cordiste

Le cordiste est spécialisé dans les travaux d'accès difficile, au sommet de tours, sur les pylônes des ponts, dans des arbres. Selon sa formation de base, il assure des travaux de maçonnerie, de nettoyage, d'élagage ou de mise en sécurité de sites, etc. 

En fonction de sa spécialité, il utilise des matériaux ou des produits ayant un faible impact écologique. Il veille également à l'élimination et au recyclage de ses déchets de chantiers.

Pour exercer ce métier à sensations, il faut être sportif, très adroit et, naturellement, ne pas être prédisposé au vertige.

Pour devenir cordiste, il est vivement conseillé d'obtenir d'abord un diplôme du secteur BTP (CAP, bac pro) puis de suivre une spécialisation de cordiste.

Les cordistes doivent recevoir une formation adéquate et spécifique aux modes opératoires et aux procédures de sauvetage. Pour exercer ce métier, vous devez obtenir le CQP (certificat de qualification professionnelle) de cordiste ou le CATC (certificat agent technique cordiste).

Enfin, vous pouvez également de préparer, après un CAP ou un bac pro, la FCIL (formation complémentaire d'initiative locale) techniques de travaux de bâtiment sur cordes, dispensée par le lycée professionnel Auguste Perret de Poitiers (recrutement sur dossier et tests d'aptitude).

Il existe environ 300 sociétés de travaux acrobatiques et de travaux à cordes en France.

Plus de 80 % des cordistes sont embauchés en intérim, rarement à temps plein. Une petite minorité a aussi fait le choix de travailler en indépendant.

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Grutier / Grutière

Le grutier pilote le plus souvent une grue à tour, mais il peut aussi conduire une grue mobile avec cabine au sol. Sur le chantier, son rôle consiste à transporter les matériaux lourds ou encombrants dont les ouvriers ont besoin. Il participe au montage de sa machine qu'il doit entretenir ou parfois réparer.

Une excellente coordination et la plus grande vigilance permettent au conducteur d'utiliser son engin dans les meilleures conditions. Bien que seul toute la journée dans sa cabine, le grutier doit avoir l'esprit d'équipe car il est au service des différents corps de métiers intervenant sur le chantier. Naturellement, il n'est pas question d'avoir le vertige lorsqu'on exerce ce métier !

Le métier est accessible aux ouvriers ayant une grande expérience des chantiers et des travaux.

L'obtention du CACES (certificat d'aptitude à la conduite en sécurité des engins de manutention) reconnaît la maîtrise théorique et pratique de la grue. Il faut être âgé d'au moins 21 ans et posséder le permis poids lourds pour accéder à ce métier ouvert aux débutants.

En plus du CACES, le CAP conducteur d'engins : travaux publics et carrières, qui se prépare en 2 ans après la 3e, donne accès à la profession. Il est également possible de poursuivre en préparant, en 2 ans, un BP conducteur d'engins de chantier de travaux publics (formation hors Ile-de-France).

Le Titre professionnel de conducteur de grue à tour ou le Titre professionnel de conducteur de grue mobile, délivrés par le ministère du Travail, est envisageable aussi. Un niveau classe de 3e ou équivalent ainsi qu’un certificat d'aptitude à la conduite, émanant d'un médecin du travail, sont demandés.

Les entreprises du BTP (bâtiment et travaux publics) sont les principaux employeurs de grutiers sur des chantiers de grande taille.

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Maçon / Maçonne

Le maçon est un ouvrier chargé de réaliser le gros oeuvre d'une maison, d'un bâtiment industriel, de bureaux ou encore d'immeubles : il construit les fondations, les murs, les cloisons et les sols.

La transition écologique amène de profonds changements dans le métier de maçon. Aujourd’hui ce professionnel doit  respecter les nouvelles normes thermiques et  veiller lors de son travail à respecter l’isolation du bâti. Il est également amené à maîtriser de nouveaux matériaux et de nouvelles techniques de construction (briques à joint mince, béton autoplaçant, blocs de béton de chanvre...). Enfin, la maîtrise de ses déchets de chantier est un nouvel enjeu auquel il doit s'adapter.

Ce métier exige une bonne condition physique car le maçon exerce souvent dans des conditions inconfortables et doit déplacer des matériaux lourds. Pour réaliser des murs et des sols parfaitement plans, il doit travailler avec beaucoup d'application.

Le CAP maçon et le CAP constructeur en béton armé du bâtiment se préparent en 2 ans après la classe de 3e. Ils permettent l'accès au métier de maçon.

Les titulaires de ce CAP peuvent préparer en 2 ans un BP maçon et, avec un bon dossier scolaire, un bac pro technicien du bâtiment : organisation et réalisation du gros œuvre ou un bac pro interventions sur le patrimoine bâti. Ces bacs pro sont aussi accessibles en 3 ans après la 3e.

Après une classe de seconde générale et technologique, vous pouvez préparer le bac techno STI2D spécialité architecture et construction. Les titulaires de ce bac ou d’un bac pro dans la même spécialité (avec un bon dossier scolaire) pourront ensuite s'orienter en 2 ans vers un BTS bâtiment.

Les entreprises de construction artisanale utilisant des techniques traditionnelles de maçonnerie emploient de petites équipes de maçons.

Les nombreuses entreprises du BTP (bâtiment et travaux publics) embauchent un nombre important d'ouvriers qui se forment sur le tas aux nouvelles techniques de béton, sous la direction d'un chef d'équipe.

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Tailleur de pierre / Tailleuse de pierre

Le travail du tailleur de pierre se situe à mi-chemin entre celui du bâtisseur et celui du sculpteur. Il découpe et taille des blocs de pierre destinés à la construction, à la décoration et à la restauration de monuments, d'escaliers, de cheminées ou de stèles funéraires.

Dans le cadre de son métier, il veille à la préservation de l’environnement, notamment en mettant en œuvre la valorisation de ses déchets de chantiers, ainsi que le traitement de ses eaux usées (par exemple en utilisant des  filtres pour ses eaux de lavages, chargées en poussières minérales).

Les blocs de pierre sont lourds et difficiles à porter et à manipuler, il faut donc posséder une grande force physique. Le tailleur doit, par ailleurs, être patient et attentif car un coup de trop, et la pierre vole en éclats sous le marteau et le burin.

Deux CAP, accessibles après la classe de 3e, vous donnent la possibilité de devenir tailleur de pierre : le CAP tailleur de pierre-marbrier du bâtiment et de la décoration et le CAP graveur sur pierre.

Seul le premier est encore préparé en Ile-de-France, notamment par les Compagnons du devoir.

 

En 2 ans après un CAP du secteur, vous avez la possibilité d'obtenir un bac pro artisanat et métiers d'art option arts de la pierre.

Suite à la réforme de la voie professionnelle, ce bac se prépare désormais en 3 ans après la 3e ou en 2 ans après un CAP du secteur.

Enfin, le BP tailleur de pierre des monuments historiques ou le BP métiers de la pierre (niveau bac) vous donnent le droit d'ouvrir votre propre entreprise de taille.

Les principaux employeurs sont les entreprises du bâtiment et des travaux publics.

Les programmes de restauration des monuments historiques créent des emplois pour les tailleurs de pierre.

Quelques débouchés sont possibles dans la fonction publique.

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Les métiers de l'équipement technique

Ouvriers qualifiés ou techniciens, les spécialistes de l'électricité, des réseaux d'eau, du chauffage ou de la climatisation ont pour mission de réaliser des installations sûres, fonctionnelles et s'insérant le plus discrètement possible dans la structure du bâtiment.

Chef de chantier en installations électriques

Le chef de chantier en installations électriques prépare le travail sur les chantiers, en définissant le matériel nécessaire et en répartissant le travail entre les monteurs électriciens. Le chantier en cours, il contrôle la qualité du travail jusqu'à son achèvement.

Le chef de chantier en installations électriques doit connaitre les nouvelles normes et réglementations qui s'appliquent à la construction et à la rénovation, notamment en termes d'économie d'énergie et d'isolation thermique. Son travail de coordination et de garantie de la qualité de la réalisation est rendu encore plus indispensable par les enjeux d'efficacité énergétique. Il doit également avoir un rôle de conseil auprès de ses clients pour les aider dans la maîtrise de leur consommation énergétique.

Pour mener à bien ses différentes missions, le chef de chantier en installations électriques doit être organisé et polyvalent. Il fait preuve également d'une solide énergie pour animer son équipe.

Pour exercer en tant que chef de chantier en installations électriques, un diplôme est rarement suffisant. Il faut généralement compter plusieurs années d'expérience professionnelle sur les chantiers avant d'occuper un tel poste.

Le bac pro ELEEC (électrotechnique, énergie, équipements communicants), accessible en 3 ans après une classe de 3e, ou en 2 ans après un CAP, constitue le 1er niveau d’entrée dans la profession.

Mais un diplôme de niveau bac +2 se révèle indispensable pour encadrer une équipe de travail. Les titulaires d’un bac techno STI2D ou bac pro ELEEC (obtenu avec mention « bien » ou « très bien »), peuvent compléter leur formation en préparant le BTS électrotechnique.

Enfin, pour accéder au DUT génie électrique et informatique industrielle, un bac S ou bac STI2D spécialité « énergies et environnement » ou spécialité « systèmes d’information et numérique » est nécessaire.

Les entreprises d'équipements électriques du bâtiment constituent les premiers employeurs potentiels des futurs chefs de chantier.

Il est aussi possible de postuler auprès des entreprises d'ingénierie électrique, spécialisées dans l'installation d'unités industrielles de production : alimentation électrique, distribution de courant...

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Domoticien / Domoticienne

Le domoticien est un technicien de haut niveau chargé d'intégrer des matériels automatiques dans des habitations ou des bureaux. Il joue un rôle de conseiller en matière d'énergie, de communication, de système de sécurité et d'appareillage améliorant le confort.

Le domoticien participe à la performance énergétique des bâtiments et à l'utilisation d'énergies renouvelables. Il peut notamment proposer à ses clients des équipements permettant de réaliser des économies d'énergie. Lors de l'installation, il veille également à respecter l'étanchéité de l'air et l'isolation du bâtiment.

Le technicien en domotique possède des qualités d'écoute et d'analyse pour cerner les besoins des clients et proposer des solutions adaptées. Son savoir-faire technique (l'informatique et l'électrotechnique sont ses principaux outils) se double de compétences commerciales lorsqu'il doit réaliser des études de marché ou répondre aux appels d'offres.

Les titulaires d'un bac STI2D ou bac S ou éventuellement d’un bac pro système électroniques numériques (obtenu avec mention « bien » ou « très bien ») peuvent préparer, en 2 ans, le BTS fluides, énergies, domotique option domotique et bâtiments communicants. Ce diplôme permet d'entrer directement dans la vie active.

Dans une moindre mesure, le BTS électrotechnique mène aussi au métier de domoticien.

Après un diplôme bac + 2, une poursuite d’études vers la licence professionnelle (bac + 3) permet de se spécialiser. On peut citer, par exemple, la licence pro spécialité ingénierie de l’efficacité énergétique des bâtiments (IUT Mantes en Yvelines) ; spécialité domotique et immotique (Rouen) ; spécialité domotique la technologie au service du confort et de la sécurité des personnes (IUT d’Alençon), etc.

Les titulaires de licences mention EEA (électronique, électrotechnique et automatique) ou mention sciences pour l’ingénieur peuvent par la suite intégrer un master dans ce domaine, par exemple, le master spécialité automatique et traitement du signal et des images (Paris Sud) ou le master spécialité domotique immotique et réseaux intérieurs (Rennes 1).

On peut également s'orienter, en deux ans après un bac+3, vers un master génie civil, parcours bâtiment intelligent, efficacité énergétique (Université de Cergy Pontoise) ou vers un diplôme d’ingénieur technologies de l'information option technologies de l'information et de communication pour le bâtiment (Rennes 1).

Les installateurs et les constructeurs négociants embauchent des domoticiens titulaires de BTS pour superviser les installations délicates.

Les bureaux de contrôle embauchent ingénieurs et techniciens pour les installations, la recherche et la commercialisation de leurs systèmes.

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Electricien d'équipement / Electricienne d'équipement

L'électricien d'équipement est un ouvrier spécialisé dans les installations électriques des logements, des bureaux, des commerces, des hôpitaux ou encore des entreprises industrielles. De plus en plus, il installe des réseaux de communication et des équipements à commande automatique de domotique.

Il doit également maîtriser les nouvelles technologies de production et d'utilisation d'énergies renouvelables (panneaux photovoltaïques notamment), ainsi que les systèmes permettant la gestion de dispositifs de régulation thermique.

Les différentes activités de l'électricien d'équipement exigent habileté manuelle, esprit d'initiative et sens des responsabilités (le moindre disfonctionnement électrique peut être très dangereux !).

Le CAP préparation et réalisation d'ouvrages électriques est le diplôme de base de cette profession. Il se prépare en 2 ans après la 3e.

Après le CAP, vous pouvez préparer, en 2 ans, un BP installations et équipements électriques (niveau bac).

Par ailleurs, 2 bacs vous permettront de développer vos compétences en électricité : le bac pro électrotechnique, énergie, équipements communicants et le bac pro maintenance des équipements industriels. Ils se préparent en 3 ans après la 3e ou en 2 ans après le CAP préparation et réalisation d'ouvrages électriques.

A bac + 2, les BTS électrotechnique et BTS fluides, énergies, domotique option domotique et bâtiments communicants vous permettent d'accéder rapidement à des fonctions d'encadrement.

Les entreprises de type artisanal sont une source importante d'emplois pour les monteurs-électriciens.

Les PME prenant en charge des chantiers de bureaux et de logements collectifs offrent aussi du travail aux électriciens d'équipement.

Pour réaliser des projets d'ampleur importante, des entreprises mettent en place leurs propres équipes d'électriciens.

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Monteur en installations thermiques / Monteuse en installations thermiques

Le monteur en installations thermiques est un ouvrier qualifié qui installe les systèmes de chauffage et de climatisation. Il effectue également la maintenance de ces installations.

Dans un contexte renforcé de recherche d’économies d’énergie et de développement des énergies renouvelables, le métier de monteur en installations thermiques est amené à se rénover entièrement. Ce professionnel doit désormais maîtriser les nouvelles normes et réglementations thermiques et pouvoir intervenir sur de nouvelles technologies et de nouveaux équipements, tels que les pompes à chaleur géothermiques ou les chaudières biomasse.

Les différentes activités du monteur en installations thermiques exigent méthode et autonomie. Il faut aimer le changement et les déplacements pour apprécier ce métier car les horaires sont variables et les lieux d'exercice changent chaque jour ou presque.

Le CAP installateur thermique est le 1er niveau d'accès à la profession.

Ce diplôme en poche, vous pouvez vous spécialiser en 1 an en préparant la MC maintenance en équipement thermique individuel.

Par ailleurs, deux baccalauréats peuvent vous conduire au métier de monteur en installations thermiques : le bac pro technicien en installation des systèmes énergétiques et climatiques et le bac pro technicien de maintenance des systèmes énergétiques et climatiques. Tous deux se préparent en 3 ans après la 3e ou en 2 ans après un CAP du domaine.

Au niveau du bac toujours, il existe également le BP monteur en installations du génie climatique et sanitaire et le BP installateur, dépanneur en froid et conditionnement d'air, qui se préparent en 2 ans après le CAP.

Les débouchés, pour le monteur en installations thermiques, se trouvent principalement dans les PME d'installation en génie climatique ou de maintenance.

Les grandes entreprises du BTP font parfois appel au monteur en installations thermiques.

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Technicien en génie climatique / Technicienne en génie climatique

Le technicien en génie climatique est chargé d'installer, de régler et de réparer les systèmes de chauffage et de climatisation dans les immeubles ou les bureaux. Ses fonctions sont variées et diffèrent selon l'endroit où il travaille. Il peut effectuer des études de faisabilité, organiser et suivre un chantier, réaliser des essais et mettre en service le matériel ou encore négocier des contrats.

Le technicien en génie climatique participe aux économies d'énergie du bâtiment en veillant à ce que ses installations de chauffage ou de climatisation ne soient pas surdimensionnées. Il doit également maîtriser les nouvelles technologies performantes ou utilisant des énergies renouvelables, telles que les pompes à chaleur ou les chaudières à condensation.

Cette profession demande à faire preuve de polyvalence et d'autonomie. Les installations et les réparations à effectuer étant toutes très différentes, le technicien en génie climatique doit aussi faire preuve d'une certaine adaptabilité.

Deux bacs pro constituent un premier niveau d'accès à cette profession : le bac pro technicien en installation des systèmes énergétiques et climatiques et bac pro technicien de maintenance des systèmes énergétiques et climatiques. Ils se préparent en 3 ans après la 3e ou en 2 ans après un CAP du domaine.

Niveau bac toujours, il existe un BP monteur en installations du génie climatique et sanitaire qui s'obtient en 2 ans notamment dans le prolongement d'un CAP.

Les titulaires d'un bac pro ou d'un bac S ou STI2D peuvent poursuivre en préparant, en 2 ans, un BTS fluides, énergies, environnements (EEE). Il existe également un DUT génie civil construction durable option génie climatique et équipement du bâtiment.

On peut compléter sa formation par une licence pro « ingénierie de l’efficacité énergétique des bâtiments » (Versailles Saint-Quentin en Yvelines) ; « bâtiment à basse consommation énergétique » (Paris-Est Marne-la-Vallée) ; etc.

La plupart des techniciens en génie climatique exercent dans le secteur du BTP (bâtiment et travaux publics). Ils travaillent pour le compte d'entreprises d'installation ou de maintenance en génie climatique.

Les bureaux d'études embauchent des techniciens pour réaliser des études de faisabilité et les dessins des plans techniques.

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Les métiers de l'aménagement et des finitions

Une fois le gros oeuvre achevé, différents corps de métiers - peintres et spécialistes des revêtements du sol en tête - se relaient pour apporter au bâtiment sa touche finale.

Agenceur de cuisines et de salles de bain / Agenceuse de cuisines et de salles de bain

agenceur_sdb_cuisine_383x209.jpgCe professionnel est un menuisier spécialisé dans la construction sur mesure ou standard des éléments de rangement et des plans de travail, exclusivement pour aménager des cuisines et des salles de bain.

L’agenceur de cuisine et de salles de bains voit son métier évoluer avec les nouveaux enjeux environnementaux. Il doit se tenir informé sur les nouvelles normes et technologies, relatives notamment à l'efficacité énergétique du bâti. Il peut être également amené à travailler avec des éco-matériaux.

Ce métier s'adresse aux personnes habiles et minutieuses. La curiosité est un plus : s'informer en permanence sur les modes et les innovations permet de coller aux envies des clients.

Le CAP menuisier, fabricant de menuiserie, mobilier et agencement ou le CAP menuisier installateur peuvent constituer la première étape de votre parcours. Ces diplômes se préparent en 2 ans, dès la fin de la classe de 3e, en lycée pro ou en CFA.

Le bac professionnel se prépare en 3 ans après la classe de 3e (ou en 2 ans après un CAP). Plusieurs bacs pro sont adaptés au métier d'agenceur de cuisines et de salles de bain : le bac pro technicien constructeur bois, le bac pro technicien de fabrication bois et matériaux associés et le bac pro technicien menuisier-agenceur.

Niveau bac, vous pouvez également préparer le BP menuisier ou le BT agencement (hors Ile-de-France) en 2 ans après la classe de 2nde ou 1 an après un CAP ou une classe de première.

Les entreprises artisanales sont majoritaires en matière d'agencement. Elles recrutent des agenceurs qui travaillent généralement sur un projet dans sa totalité, de la création à la pose.

Les agenceurs de renom sous-traitent dans toute la France, et même depuis différents pays européens, auprès de petits ateliers traditionnels qui construisent pour eux des éléments préfabriqués aux mesures demandées.

La grande distribution propose également des services d'agencement de cuisines et de salles de bain. Ils possèdent plusieurs modèles préfabriqués de portes ou de menuiseries, que des techniciens viennent monter chez le client.

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Carreleur-mosaïste / Carreleuse-mosaïste

Ce professionnel installe différents carrelages et revêtements sous forme de dalles ou de carreaux en grès, porcelaine, marbre, pierre, ardoise, plastique, faïence, asphalte, pâte de verre, etc. Son travail consiste à décorer des intérieurs, voire du mobilier (table, cadre de miroir). Il lui arrive également de réaliser ou de restaurer des fresques.

Le carreleur-mosaïste participe à l'isolation thermique et acoustique des bâtiments. Lors de l’installation, en particulier sur des constructions neuves, il doit veiller à ne pas endommager l’étanchéité à l’air et l’isolation thermique du bâti. Il doit également  privilégier les produits respectueux de l'environnement et collaborer à la valorisation et au recyclage de ses déchets de chantiers.

Cette activité, par nature créative, demande une sensibilité et des aptitudes artistiques, mais aussi beaucoup de minutie et de patience.

Le CAP carreleur mosaïste est le diplôme de base de la profession. Il se prépare en 2 ans dès la fin de la classe de 3e. Vous pouvez ensuite poursuivre par un BP carrelage mosaïque (hors Ile-de-France).

Suite à la réforme de la voie professionnelle, le BEP des techniques du gros oeuvre du bâtiment n'est plus proposé depuis la rentrée 2009.
A la place, vous pouvez préparer un bac professionnel en 3 ans après la classe de 3e (ou en 2 ans après le CAP). Les bacs pro technicien du bâtiment (étude et économie ou organisation et réalisation du gros ¿uvre) et le bac pro aménagement et finition du bâtiment permettent d'exercer rapidement des fonctions d'encadrement sur les chantiers.

Les entreprises de construction artisanale de petite taille qui réalisent des réhabilitations d'appartements ou de maisons individuelles anciennes ou qui construisent des maisons neuves font appel aux compétences du carreleur-mosaïste.

Les grosses entreprises de construction réalisant des projets de grande envergure (locaux industriels, laboratoires, locaux commerciaux, aéroports, équipements sportifs) recrutent en permanence des carreleurs-mosaïstes.

Les entreprises d'installation de piscines embauchent également ce type de profil, mais très peu en Ile-de-France.

Enfin, les particuliers et les bureaux d'architectes peuvent faire appel à des mosaïstes dans le cadre de réalisations originales, notamment pour décorer salles de bain et cuisines.

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Couvreur / Couvreuse

Une fois la charpente terminée, le couvreur pose des revêtements pour réaliser des toitures neuves ou réparer des toits endommagés.

Le couvreur doit tenir compte de nouvelles pratiques liées aux enjeux environnementaux. Il participe à la performance énergétique des bâtiment en faisant appel à de nouvelles techniques d'isolation. Il peut également poser sur les toitures des capteurs solaires, thermiques ou photovoltaïques.

Polyvalent, le couvreur maîtrise parfaitement différentes techniques et divers matériaux : bois, plâtre, ciment, chaux, sable, acier, aluminium, plastique, plomb, etc. Par ailleurs, souplesse, équilibre et bons réflexes sont des qualités indispensables pour exercer ce métier périlleux.

Pour exercer le métier de couvreur, il est indispensable d’être titulaire au minimum d’un CAP. Ce diplôme se prépare en 2 ans après la 3e, en lycée professionnel ou en CFA. On peut citer le CAP couvreur et le CAP étancheur du bâtiment et des travaux publics.

A l’issue du CAP, vous pouvez vous spécialiser en préparant, en 1 an, la MC (mention complémentaire) zinguerie.

Le titulaire du CAP peut également préparer, en 2 ans, un BP couvreur ou un BP étanchéité du bâtiment et des travaux publics, qui l’autorise alors à créer sa propre entreprise.

Un diplôme bac +2 permet quant à lui de devenir technicien de chantier en couverture-zinguerie ou d’intégrer une entreprise de restauration de monuments anciens.

Pour les titulaires d’un bac STI2D spécialité « architecture et construction », bac pro du secteur du bâtiment (avec mention B ou TB) ou bac S, une poursuite d’études est envisageable notamment vers le BTS enveloppe du bâtiment : façades étanchéité ou BTS charpente-couverture (hors Ile-de-France).

Les entreprises artisanales de couverture, de charpente ou de plomberie représentent la majeure partie des employeurs.

Les grandes entreprises du BTP (bâtiment et travaux publics) emploient aussi des couvreurs pour la réalisation de bâtiments importants, mais les techniques sont alors moins traditionnelles.

Les entreprises de restauration et les monuments historiques emploient des ouvriers connaissant les techniques traditionnelles.

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Menuisier / Menuisière

Sur un chantier ou dans un atelier, le menuisier réalise aussi bien les menuiseries intérieures qu'extérieures d'un édifice : portes, escaliers, parquets, volets, placards, etc.

Le travail du menuisier est affecté par les nouvelles normes et réglementations environnementales, en particulier celles portant sur l'étanchéité  et l'isolation des bâtiments. Il doit maîtriser de nouvelles compétences, comme prendre en compte les échanges thermiques dans les bâtiments, concevoir des menuiseries performantes, utiliser des matériaux plus respectueux de l'environnement (marque PEFC pour le bois) ou veiller à diminuer l'impact de ses déchets de chantiers.

Les compétences demandées à un menuisier sont multiples : il doit avoir des bases de maçonnerie, d'électricité et même d'étanchéité car il est de plus en plus sollicité lors de travaux d'isolation ou d'insonorisation.

Minutieux, le menuisier doit effectuer un travail soigné et précis. La découpe et l'assemblage des pièces ne laissent aucun droit à l'approximation ! L'utilisation des machines (scies, etc.) peut s'avérer très dangereuse : une grande concentration est également indispensable.

Dispensée en lycée professionnel ou en CFA, la formation au métier de menuisier est accessible, en 2 ans après la 3e, via le CAP menuisier installateur, le CAP menuisier aluminium-verre ou le CAP menuisier fabriquant de menuiserie, mobilier et agencement.

Ces formations peuvent être complétées  par un autre CAP : CAP ébéniste ou CAP arts du bois.
Le CAP offre la possibilité de poursuivre ses études, en 1 an, par une mention complémentaire, par exemple la MC parqueteur (hors Ile-de-France).

Vous pouvez préparer le bac pro technicien menuisier agenceur, le bac pro technicien de fabrication bois et matériaux associés, le bac pro menuiserie aluminium-verre ou le bac pro technicien constructeur bois, en 3 ans après la 3e. Ces bacs pro sont aussi accessibles, en 2 ans, à des titulaires de CAP avec de très bons résultats. Ils permettent de se voir confier plus rapidement des responsabilités.

De même,  vous pouvez accéder au BP menuisier ou au BP menuisier aluminium-verre en 2 ans après un CAP de la même spécialité. Ces formations permettent d’approfondir ses connaissances professionnelles, notamment en gestion, pour pouvoir créer sa propre entreprise.

90 % des embauches de jeunes diplômés s'effectuent dans les entreprises traditionnelles artisanales. Celles-ci réalisent la majorité de leurs travaux dans les domaines de la réhabilitation, de la rénovation et de l'agencement.

Les entreprises fabriquant des portes ou aménagements en bois en série pour la grande distribution constituent une autre voie de recrutement, mais pour un personnel plus expérimenté.

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Métallier/ Métallière

Le métallier façonne toutes les sortes de métaux comme le fer, le bronze, l'étain, le cuivre ou encore l'aluminium. Il crée des objets décoratifs ou des éléments d'aménagement pour le bâtiment. Il fabrique aussi bien des parties de charpente métallique que des clés ! 

A noter : sur un chantier de construction ou de rénovation, le métallier contribue à la performance énergétique et acoustique du bâtiment, notamment lors de ses travaux sur les ouvertures (fenêtres/ vérandas).

Le métallier dessine les pièces qu'il réalise. Sa créativité lui permet d'imaginer des formes nouvelles répondant au désir de ses clients. Il manipule beaucoup d'outils coupants ou chauffants, qui présentent des risques : il se doit d'être méticuleux et de faire preuve d'adresse et d'attention.

Le CAP serrurier-métallier, le CAP réalisation en chaudronnerie industrielle et le CAP outillages en outils à découper et à emboutir sont les 3 diplômes de base donnant accès à la profession.

Pour réaliser des objets en fer forgé ou des serrureries décoratives, les titulaires de ces diplômes peuvent se perfectionner en préparant une MC (mention complémentaire) soudage en 1 an, ou un BP (brevet professionnel) serrurerie-métallerie en 2 ans.

Accessibles en 3 ans après la classe de 3e, ou en 2 ans après un CAP du secteur, plusieurs bacs pro préparent à exercer les fonctions de métallier : le bac pro ouvrage du bâtiment : métallerie ; le bac pro menuiserie aluminium-verre ; le bac pro technicien en chaudronnerie industrielle ou encore le bac pro technicien outilleur.

Etre titulaire du baccalauréat permet d’évoluer et donne accès au BTS constructions métalliques, diplôme avec lequel vous pouvez devenir chef d’équipe très rapidement. Deux années après le bac sont nécessaires pour l'obtenir.

Les petites entreprises du bâtiment sont celles qui ont le plus besoin des services des métalliers.

La ferronnerie d'art et la décoration recherchent aussi des métalliers pour la réalisation de pièces uniques et décoratives.

L'industrie automobile reste un secteur envisageable pour les métalliers, même si les tôles de voiture sont peu à peu remplacées par des fibres.

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Miroitier / Miroitière

Qu'il s'agisse de décoration ou d'isolation, le miroitier utilise le verre pour fabriquer des fenêtres, des vitrines, des portes automatiques ou encore des vérandas. Il réalise également des encadrements de miroir.

Il peut être amené à utiliser des matériaux ou des produits écologiques. Il veille par ailleurs à la valorisation et au recyclage de ses déchets de chantiers.

Le miroitier doit être extrêmement précis et méticuleux lors de la découpe : il applique les mesures et les formes au millimètre près et travaille très proprement. Rigoureux et bien organisé, il sait tenir compte de nombreux paramètres : respect des délais de fabrication et des budgets, gestion des relations avec des clients, etc.

Le CAP menuisier aluminium-verre, qui se prépare en 2 ans après la 3e, est le diplôme de base de la profession de miroitier.

Un bac pro menuiserie aluminium-verre, en 3 ans après la 3ème ou en 2 ans après le CAP, peut également être envisagé. Il permet de se voir confier des responsabilités en matière d’organisation et d’animation d’équipes.

Niveau bac toujours, le BP menuisier aluminium-verre, accessible aussi après un CAP, permet de créer sa propre entreprise.

Les entreprises spécialisées dans le travail du verre sont soit des transporteurs négociants, soit des entrepreneurs installateurs. Les premières créent des vitrages élaborés, comme les verres trempés ou les verres isolants, les secondes réalisent des produits plus courants, comme les fenêtres, les vérandas ou les devantures de magasin. Toutes embauchent des miroitiers.

Les PME du bâtiment embauchent souvent des miroitiers, mais seulement pour des missions de courte durée.

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Peintre en bâtiment

Le peintre en bâtiment est un ouvrier de la construction qui assure les travaux de peinture et de finition des murs, des plafonds et des façades de maisons, d'immeubles ou de monuments.

De nouvelles pratiques, plus respectueuses de l’environnement, s’imposent de plus en plus au peintre en bâtiment. Il doit maîtriser l'utilisation de produits (peinture, protection du bois) ayant un meilleur impact sur l’environnement et la santé. Il doit également veiller au traitement de ses eaux usées et au recyclage de ses produits de chantier.

Le peintre en bâtiment doit être habile, précis et soigneux. Manipulant des produits toxiques, travaillant en hauteur sur des échafaudages ou en extérieur, il doit avoir une solide constitution physique.

La formation au métier de peintre en bâtiment s'effectue en 2 ans après la classe de 3e, via le CAP peintre-applicateur de revêtements.

Le bac pro aménagement et finition du bâtiment se prépare en 3 ans après la 3e ou en 2 ans après le CAP. Il permet d’avoir des responsabilités plus importantes lors de la préparation du chantier, puis pendant le chantier.

Niveau bac, le BP peinture revêtements, qui s’obtient en 2 ans après le CAP, donne à son titulaire le droit d'exercer en indépendant.

La MC peinture décoration (niveau bac), qui se prépare en 1 an après le BP ou le bac pro pendant (CFA de la peinture - Créteil), permet de se spécialiser.

Enfin, après le bac pro ou le BP, une poursuite d’études jusqu’au BTS aménagement finition (bac + 2) donne rapidement accès à des postes de chefs d'équipe.

Les peintres en bâtiment réalisent des travaux pour des entreprises de la construction neuve et des entreprises de la rénovation.

Les entreprises de décoration font appel aux peintres pour la réalisation de faux marbres, d'imitations de bois ou de pierre, de trompe-l'oeil.

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Plâtrier / Plâtrière

Le plâtrier intervient lorsque les travaux de gros oeuvre ont été réalisés. Il pose les cloisons en plâtre et applique tous les enduits intérieurs et extérieurs. Il réalise également des travaux de décoration, telles les moulures en plâtre.

Le plâtrier participe à l’efficacité énergétique des bâtiments. Il doit connaître les normes environnementales et les nouveaux matériaux d'isolation thermique. Il doit également maîtriser la gestion de l'étanchéité de l'air.

Les qualités requises pour exercer cette profession sont l'habileté manuelle, la minutie et la rapidité. Une bonne résistance physique est indispensable également car le plâtrier travaille dans la poussière, parfois sur des échafaudages en plein air, les mains dans l'eau froide toute la journée.

La formation au métier de plâtrier est envisageable en 2 ans, après la classe de 3e, avec le CAP plâtrier-plaquiste ou le CAP staffeur ornemaniste.
Après le CAP, vous pouvez préparer en 1 an la mention complémentaire (MC) plaquiste.

Le bac pro aménagement et finition du bâtiment, accessible en 3 ans après la 3e ou 2 ans après le CAP, permet d’avoir des responsabilités plus importantes lors de la préparation des chantiers, puis pendant les chantiers.

Niveau bac, le BMA volumes : staff et matériaux associés et le BP plâtrerie et plaques (hors Ile-de-France) se préparent également en 2 ans après un CAP. Le 1er permet d’approfondir son savoir-faire technique, le 2nd donne accès plus rapidement aux fonctions de chef d'entreprise.

Enfin, à bac + 2, le BTS aménagement-finition donne vite accès à des postes d'encadrement d'équipes. Il est accessible en 2 ans après un bac STI2D spécialité architecture et construction, un BP ou un bac pro (avec un bon dossier scolaire).

Les entreprises du BTP (bâtiment et travaux publics) proposent aujourd'hui la pose de produits préfabriqués, de cloisons sèches et de faux plafonds. Les plâtriers titulaires d'une spécialisation en plâtrerie plaquiste, plâtrerie carrelage ou plâtrerie peinture ont la préférence des employeurs.

Les entreprises de restauration et de décors emploient des plâtriers staffeurs ou des plâtriers stucateurs.

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Plombier / Plombière

Le plombier installe, répare et entretient les canalisations d'eau, de gaz et d'air comprimé. Il alimente ainsi bureaux, immeubles, maisons particulières ou lieux publics en eau, en air climatisé ou en chauffage.

Le métier de plombier évolue avec les enjeux de la transition énergétique. De plus en plus, ce professionnel doit savoir proposer à sa clientèle des solutions plus économes en énergie, tels les chauffe-eau solaires individuels. Il doit également veiller lors de ses interventions à ne pas dégrader la performance thermique des bâtiments.

Pour devenir plombier, il est préférable d'être habile de ses mains et très autonome. Les positions de travail sont inconfortables et les éléments sont lourds à déplacer : une bonne forme physique est indispensable également.

Dispensée en lycée professionnel ou en CFA, la formation au métier de plombier est accessible après la 3e, en 2 ans, via le CAP installateur sanitaire.
Les titulaires du CAP peuvent préparer en 1 an une MC zinguerie ou une MC maintenance en équipement thermique individuel. Cela leur apporte une double spécialisation.

Le BP équipements sanitaires, le BP métiers de la piscine et le BP monteur en installation de génie climatique complètent également le CAP. Ils vous permettent de vous spécialiser et d'apprendre la gestion d'entreprises.

Niveau bac, deux séries peuvent vous conduire à exercer le métier de plombier : le bac pro technicien en installation des systèmes énergétiques et climatiques et le bac pro technicien en maintenance des systèmes énergétiques et climatiques. Ces bacs sont accessibles en 3 ans après la 3e ou en 2 ans après le CAP.

Enfin, les titulaires d'un bac pro ou du bac techno STI2D spécialité énergies et environnement peuvent poursuivre leurs études en BTS fluides, énergies environnements, option génie sanitaire et thermique. Le diplôme s'obtient en 2 ans et vous donne accès à des fonctions à responsabilité.

C'est sur les chantiers du bâtiment que les plombiers oeuvrent le plus. Mais ils participent aussi aux chantiers d'équipements collectifs (piscines, etc.), à la protection incendie ou à l'installation de systèmes d'arrosage automatiques.

De plus en plus, les entreprises de plomberie se spécialisent dans les systèmes de génie climatique, qu'elles installent aussi bien chez les particuliers que dans les grandes entreprises.

Les bureaux d'études des architectes ont parfois besoin des connaissances des plombiers pour leurs études de faisabilité.

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Solier-moquettiste / Solière-moquettiste

Ce professionnel est le spécialiste de la pose de revêtements de sols et muraux, comme les moquettes, les linoléums, les tapisseries et les papiers peints. Il joue également un rôle de conseiller auprès de ses clients.

Le solier-moquettiste participe à l'isolation thermique et acoustique des bâtiments. Il peut également être amené à travailler avec des matériaux et des produits respectueux de l'environnement. Enfin, il doit veiller à la gestion et à la valorisation de ses déchets de chantiers.

Ce métier, assez physique, demande une bonne résistance, ainsi qu'une grande mobilité car les déplacements sont quotidiens. Pour conseiller au mieux ses clients, le solier-moquettiste doit également être sensible à l'harmonie des couleurs, des motifs, des matières...

Le CAP solier-moquettiste, qui se prépare en 2 ans après la classe de 3e, vous permet d'exercer avec le statut d'ouvrier.

En 2 ans après le CAP, vous pouvez compléter votre formation par un BP peinture, revêtements ou par un bac pro aménagement et finition du bâtiment (en 3 ans après la classe de 3e).

Suite à la réforme de la voie professionnelle, le BEP finition dominante sols et moquettes est supprimé depuis la rentrée 2009. Il est remplacé par le bac pro aménagement et finition du bâtiment, qui se prépare en 3 ans après la classe de 3e.

Si vous êtes titulaire d'un CAP avec un très bon dossier, vous avez aussi la possibilité de poursuivre vers le bac pro aménagement et finition du bâtiment.

Bac ou BP en poche, vous pouvez poursuivre encore pendant 2 années et décrocher un BTS aménagement finition. Ce diplôme mène à des fonctions polyvalentes, aussi bien en bureau d'études que sur les chantiers.

Le solier-moquettiste est recruté majoritairement par des entreprises indépendantes et spécialisées en pose de revêtements.

De plus en plus d'entreprises spécialisées en matériaux anti-feu, antistatiques ou en sols de salles de sport voient le jour. Elles recrutent aussi des soliers-moquettistes.

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Contacts utiles

Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment

2 rue Béranger
75003 Paris Tel : 01.53.60.50.00

http://www.capeb.fr
Les compagnons du Devoir

82, rue de l'Hôtel de ville
75004 Paris Tel : 01.44.78.22.50

http://www.compagnons-du-devoir.com
Fédération compagnonnique des métiers du bâtiment

2 rue de Guermantes
77400 Saint Thibault des Vignes Tel : 01.60.35.02.98

http://www.fcmb-stthibault.fr/
Fédération française du bâtiment

33, avenue Kleber
75016 Paris Tel : 01.40.69.51.00

http://www.ffbatiment.fr
Fédération française du bâtiment Grand Paris

10, rue du Débarcadère
75017 Paris Tel : 01.40.55.10. 00

http://www.grandparis.ffbatiment.fr/
Union des économistes de la construction - UNTEC

8, avenue Percier
75008 Paris Tel : 01.45.61.46.83

http://www.untec.com

Liens utiles

Métiers et secteurs
Cap BTP

Le Comité central de coordination de l'apprentissage dans le bâtiment et les travaux publics, dit CCCA-BTP, a commandité ce site très complet. Les informations détaillées sur les formations et les témoignages de pros éclairent sur les carrières possibles dans le BTP.

http://www.cap-btp.com
CCCA-BTP, Comité de concertation et de coordination du bâtiment et des travaux publics

Quelles que soient vos questions sur les métiers du bâtiment, elles trouveront sûrement une réponse sur ce site. Métiers, formations, alternance, adresses des CFA, recherche d'emploi, etc. Toutes les informations sont facilement accessibles.

http://www.ccca-btp.fr
Cité de la construction

Fruit d'une collaboration entre les Compagnons du Tour de France et la Maison de l'orientation, ce site montre la diversité des parcours et des opportunités dans le secteur.

http://www.lacitedelaconstruction.com
Observatoire des métiers du BTP

Ce site propose de nombreux dossiers sur les perspectives d'emploi dans les prochaines années, l'évolution des compétences, les défis à relever. Près de 45 fiches métiers sont également proposées en ligne.

http://www.metiers-btp.fr/
Fédération française du bâtiment Grand Paris

Des chiffres sur le bâtiment en Ile-de-France, des informations et des adresses utiles mais aussi une rubrique métiers et formation exhaustive (les fonctions,l'emploi, les formations par métiers, les certifications...). Avec un carnet d'adresses complet destiné aux jeunes (structures d'accueil et d'information, bourses à l'emploi, adresses des CFA, etc.) et aux professionnels de la région Ile-de-France.

http://www.grandparis.ffbatiment.fr/
Compagnons du tour de France

Ce site présente la démarche singulière des compagnons du tour de France et propose des fiches métiers complètes, du charpentier à l'ébéniste, en passant par le couvreur.

http://compagnonsdutourdefrance.org/
Le choix de l'action

Ce site du CCCA-BTP (réseau des CFA du BTP) a pour vocation de promouvoir la voie de l'apprentissage dans les métiers du bâtiment et des travaux publics. On y trouve une présentation des métiers et des formations du secteur.

http://www.lechoixdelaction.com/
Choix de formations - orientation
Point rencontre emploi formation

La FFB Paris Ile-de-France met à la disposition des jeunes et des adultes en reconversion son service d'information et d'orientation. Entretien personnalisé sur rendez-vous.

http://www.grandparis.ffbatiment.fr/federation-francaise-du-batiment-region-paris-ile-de-france/vous-informer/Point-rencontre-emploi-formation.html
Formations dans le domaine du BTP

Présentation des principaux diplômes et qualifications du secteur sur le site de la Fédération française du bâtiment (FFB).

http://www.ffbatiment.fr/federation-francaise-du-batiment/le-batiment-et-vous/formation/accueil.html
Oser le bâtiment

Cette brochure, destinée aux parents, a été réalisée par la Fédération française du bâtiment (FFB) du Grand Paris. Elle apporte des informations sur les perspectives de carrières dans le secteur du bâtiment, les différents métiers et les formations pour y accéder.

http://www.grandparis.ffbatiment.fr/Files/pub/Fede_R25/AUTO_MI_8065_CIRCULAIRES_8065/58ebc9e0b110480ca0d93c9ec0b4a9d9/PJ/Et%20si%20le%20Batiment%20etait%20l'avenir%20de%20vos%20enfants-version%202014.pdf
Ecoles - organismes de formation
CFI, Centre des formations industrielles

Cette école de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris (CCIP) propose une trentaine de formations (CAP, bac pro, BTS, CQP, BP, etc.) dans les filières énergie, maintenance des véhicules, maintenance des ascenseurs, menuiserie agencement des bâtiments. Elle est installée sur 3 sites en Ile-de-France, à Paris, Gennevilliers (92) et Orly (94).

http://www.cfi.ccip.fr
Ecole spéciale des travaux publics, du bâtiment et de l'industrie

Site de l'ESTP, prestigieuse école d'ingénieurs dans le BTP.

http://www.estp.fr
Ecole supérieure des jeunes dirigeants du bâtiment

Site de l'ESJDB, école spécialisée dans la formation des managers des entreprises du bâtiment.

http://www.esjdb.com
Lycée du bâtiment et des travaux publics Saint-Lambert

Situé à Paris, le lycée technologique « Saint Lambert » prépare au bac STI2D « Architecture et construction » et à plusieurs BTS dans les domaines du bâtiment et des travaux publics.

http://www.saint-lambert.org/
Emploi et recrutement
Action BTP

Action BTP est un site emploi spécialisé dans l'aide au recrutement des métiers du BTP. Pour les candidats, il propose une CVthèque et des offres d’emploi.

http://www.actionbtp.com
Lemoniteur-emploi.com

Ce site propose des offres d'emploi dans les secteurs de la construction, du BTP et de l'immobilier. On y trouve également des conseils pour sa recherche d’emploi, des fiches métiers, et des informations sur les formations initiales.

http://emploi-btp.lemoniteur.fr/
Carrière BTP

Ce site propose des offres d’emploi dans le secteur du BTP, de l'immobilier, de l'énergie et l'environnement.

http://www.carriere-btp.com/
Outils pédagogiques
Magic College 2

Magic College 2 qui s'adresse à tous, et surtout aux bâtisseurs en herbe de 11 à 17 ans, est un jeu conçu et développé par la Fédération Française du Bâtiment (FFB), en coopération avec ses Unions et Syndicats de métiers. Ce serious game a vu le jour grâce au soutien de la Fondation BTP +.

http://www.lebatiment.fr/magic-college.asp?xtatc=INT-5-MCCollege-clic
Actualités spécialisées
Le Moniteur

Le site de l’hebdomadaire Le Moniteur propose des actualités sur les filières du BTP et de la construction.

http://www.lemoniteur.fr/
Etudes et statistiques
Le bâtiment en chiffres 2014 (FFB)

Réalisé par la Fédération française du bâtiment, ce document présente sous forme de graphiques les chiffres du secteur français du bâtiment en 2014.

http://www.ffbatiment.fr/Files/pub/Fede_N00/NAT_LES_CHIFFRES_EN_FRANCE_3345/95a39ea5ef4e4b61b9c7b2a4ae9d7bef/EDIT/Batiment-chiffres2015.PDF
Chiffres clés de l’artisanat du bâtiment (2015)

Cette étude de la Capeb reprend l’ensemble des données chiffrées de l’artisanat du bâtiment : emploi, chiffre d’affaires, métiers, régions...

http://www.capeb.fr/media/document/chiffre-cles-2015-v4.pdf
Les chiffres du bâtiment en Ile-de-France en 2015

Ce document réalisé par la Fédération française du bâtiment (FFB) Grand Paris rassemble les chiffres significatifs du secteur du Bâtiment en Ile-de-France en 2015.

http://www.grandparis.ffbatiment.fr/Files/pub/Fede_R25/AUTO_MI_8495_ACTUALITE_8495/d626da4acd6a4ecfa7c6e0a90e402449/PJ/Chiffres_IDF_2015.pdf
Le bâtiment en Ile-de-France : contrat d'étude prospective 2014-2020

Ce contrat d’étude prospective (CEP) a pour objectif de quantifier et de qualifier les besoins en compétences et emplois, dans la filière du bâtiment en Ile-de-France à l’horizon 2020. Il prend en compte les nouveaux enjeux combinés de la transition énergétique et du Nouveau Grand Paris.

http://www.idf.direccte.gouv.fr/IMG/pdf/synthese_CEP_Batiment_2014_ok_bd_.pdf
Les modes d'alimentation des métiers du Bâtiment en Ile-de-France (Septembre 2015)

Ce rapport d'étude réalisé par Défi métiers, le Carif-Oref francilien, apporte un éclairage approfondi sur les modes de recrutement des entreprises du bâtiment franciliennes et leurs usages des dispositifs d’accès à l’emploi et à la formation.

http://www.defi-metiers.fr/rapport-detude/les-modes-dalimentation-des-metiers-du-batiment-en-ile-de-france
L'impact de la transition écologique sur les métiers du bâtiment (Janvier 2015)

Cette fiche de l’Observatoire national des emplois et métiers de l’économie verte (Onemev) présente de manière synthétique l'impact de la transition écologique sur les activités, les pratiques professionnelles et les compétences des métiers du bâtiment.

http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/L_impact_de_la_transition_ecologique_sur_les_metiers_du_batiment.pdf
Contrat d'étude prospective ECECLI (Juillet 2014)

Le contrat d'étude prospective "Evolution des compétences emploi climat Ile-de-France" (ECECLI), étudie l’impact en termes d’emplois et de compétences des politiques régionales d’adaptation et d’atténuation du changement climatique. Cinq filières sectorielles ont été retenues pour le périmètre de cette étude : le transport, l'automobile, l'énergie, l'eau et le BTP.

http://www.idf.direccte.gouv.fr/IMG/pdf/ECECLI_RapportFinal.pdf