Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

David Corbillon

Sergent et adjoint chef de groupe travaux, Versailles (78)
Date de l'interview : 01/11/2005

Je me suis aperçu que l'armée de terre me permettait d'avoir une ouverture d'esprit, une cohésion qui n'existe pas dans le civil.

Célibataire, âgé de 24 ans, David Corbillon est originaire de Massy. Il explique son parcours professionnel et son quotidien au sein de l'armée de terre

Quel élève étiez-vous au collège ?

Je n'étais pas très studieux malheureusement. J'ai suivi une formation en CAP mécanique auto mais j'ai vite abandonné. Je rêvais alors d'être mécanicien ou pilote de course.

Quelle a été votre première expérience professionnelle : votre poste actuel ou une expérience dans le civil ?

J'ai commencé ma vie comme chauffeur livreur. Actuellement, je suis adjoint chef de groupe travaux. Je dirige une petite équipe de 25 personnes. Nous avons en charge les travaux en TP (travaux publics) pour l'armée de terre : ponts, routes, pistes d'aéroport, etc.
Je souhaite en fonction de mes contrats renouvelables, faire 15 ans de service au maximum puis retourner dans le civil avec les expériences accumulées dans l'armée de terre.

Pourquoi avez-vous choisi d'intégrer l'armée de terre ?

Tout d'abord pour trouver un autre métier et ensuite, je me suis aperçu que l'armée de terre me permettait d'avoir une ouverture d'esprit, une cohésion qui n'existe pas dans le civil.

Avez-vous été formé par l'armée, de façon spécifique au métier d'adjoint chef de groupe travaux ?

Oui tout à fait, l'armée de terre m'a énormément apporté de par les formations : j'ai tous les permis possibles, du PL à la grue 12 tonnes et je suis actuellement en formation au 5e régiment du génie de Versailles pour passer mon permis sur une grue de 45 tonnes.

Quels sont vos horaires ?

Je commence à 7 h 45 le matin et on finit en fonction de nos impératifs vers 17 h 30. Mais certains jours, nous sommes de garde au sein du régiment.

Qu'est-ce qui vous plait dans votre quotidien ?

Dans le quotidien, j'aime les gens que je rencontre. A titre d'exemple, je suis sergent, c'est-à-dire sous-officier et mon instructeur est un militaire du rang. Mais cela ne nous gêne pas, au contraire car comme on dit chez nous, la fonction prime par rapport au grade.
Et puis, c'est comme une nouvelle famille ici, il existe vraiment une camaraderie entre nous tous.

Dans le cadre de votre poste, avez-vous déjà été envoyé en mission à l'étranger ?

Je suis parti au Kosovo en 2001 et en Côte d'Ivoire en 2004.

A quoi ressemblait alors votre quotidien ?

C'était identique à ce que je faisais au régiment en France. C'est juste l'environnement qui change : vous savez, notre mission est la même, à savoir mettre en place des infrastructures pour les militaires et les civils. Nous avons, par exemple, reconstruit un pont.

Etes-vous mieux payé quand vous partez en mission ?

Oui bien sûr, nous avons des primes. Actuellement, je gagne 1149 euros nets par mois.

Quels conseils pourriez-vous donner à un jeune souhaitant entrer dans l'armée de terre ?

Je lui dirais de ne pas hésiter à venir car les formations sont sympas et accessibles à la différence du civil. Et en plus, elles sont validées quand on part de l'armée de terre, ce qui facilite une bonne reconversion pour les anciens militaires.