Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Geneviève Nemery

Caporal-chef, Compagnie de commandement et de logistique, Laval (53)
Date de l'interview : 01/11/2005

Par notre entraide et le partage de nos expériences, ma seconde famille, celle de proximité, c'est mon régiment.

Militaire depuis bientôt neuf ans, Geneviève Nemery a réalisé son rêve d'enfant : exercer un métier technique dans l'armée...

Quelle élève étiez-vous au collège puis au lycée ?

A l'école, j'étais studieuse et joviale malgré ma lassitude d'attendre mon incorporation dans l'armée.

Quels métiers vous faisaient alors rêver ?

Vers l'âge de 10 ans, je voulais être pilote d'hélicoptère dans l'armée, et puis une partie de mon rêve s'est éteint à Brétigny-sur-Orge lors d'un dernier test de sélection. Mais mon ambition pour être militaire s'est accrue car c'était pour moi la première fois que j'entrais dans un ''univers'' militaire et je m'y sentais très bien.

Avez-vous obtenu un diplôme dans la vie civile ?

Oui, j'ai eu un bac B sciences économiques et sociales en 1994.

Quelle a été votre première expérience professionnelle : votre poste actuel ou une expérience dans le civil ?

Aucune expérience significative dans le civil si ce n'est quelques petits boulots d'été. Toutefois, j'ai effectué un VSL ("Volontariat service long") de 24 mois dans la Marine nationale à Brest.

Pourquoi avez-vous choisi d'intégrer l'armée de terre ?

Je cherchais non seulement un emploi technique mais aussi et surtout un certain dynamisme dans mes activités, tels que le terrain, le sport... Et puis il y a cette rigueur à avoir, cet esprit d'uniformité dans notre façon de s'habiller, de se comporter, et cette cohésion qui, chaque matin, me pousse à aller vers l'avant et vers les autres, pour moi qui suis plutôt effacée à l'extérieur du quartier.
En ce qui me concerne, je peux dire que par notre entraide et le partage de nos expériences sur le terrain comme au régiment, ma seconde famille, celle de proximité, c'est mon régiment et, pour ma situation d'épouse de militaire très souvent absent, mon régiment avec tous ses personnels représente un pilier. S'il m'est difficile d'exprimer "pourquoi l'armée de terre", l'angoisse du "monde civil" révèle parfaitement mon état d'esprit, et même après mes débuts en octobre 1995, ma motivation de "petite fille" reste inchangée.

Comment se sont déroulés les tests d'évaluation ? Votre formation d'incorporation ?

Très bien car j'étais vraiment dans mon élément, à partager une passion commune et surtout j'avais cette soif de tout vouloir comprendre afin d'être bien intégrée parmi mes confrères.

Quel est votre métier au sein de l'armée de terre ? Vos activités principales ?

Arrivée au détachement du 42e régiment de transmissions en décembre 2000, j'ai monté, avec la confiance de mon commandant d'unité et de mon chef de détachement, la petite cellule informatique qui n'existait pratiquement pas. Alors, avec l'aide d'un jeune engagé volontaire ainsi que deux appelés du contingent, nous avons monté un réseau avec les moyens du bord de façon à ce que l'ensemble des personnels de notre compagnie puissent travailler et imprimer correctement. Ainsi en plus des dépannages, je me suis attachée à tenir une gestion du parc informatique qui peu à peu s'est renouvelé. J'ai été formée de façon spécifique pour ce métier.
Aujourd'hui au sein de notre structure MSI qui s'est enrichie en cadres, je suis restée chef d'atelier avec sous mes ordres deux engagés volontaires. De plus, je m'occupe de tout le travail administratif, car je dois tenir le plus rigoureusement possible, l'état du parc informatique. Mes cadres supérieurs me confient les tâches suivantes : l'exactitude du nombre d'ordinateur, portables, imprimantes... c'est-à-dire tout le matériel informatique du régiment référencé par leur numéro de série et leur détenteur. Cette gestion de parc me permet non seulement d'avoir au coup de sifflet la quantité de matériel, mais aussi des références exactes lors des mises en réparation (n° de garantie), ou bien concernant la vétusté des matériels car notre matériel informatique est sujet à partir à la réforme selon l'année d'achat. Ce travail "administratif" ne m'exclut pas des dépannages sur le régiment et sur la garnison, car je suis aussi chargée de distribuer les demandes d'interventions que je reçois via un logiciel sur le réseau. Toutes ces responsabilités que mes chefs m'attribuent, témoignent de la diversité de notre cellule, car nous travaillons en réseau via plusieurs serveurs, lesquels sont gérés par mes cadres. C'est aussi pour cela qu'au sein de la cellule, chacun quel que soit son grade doit être responsable et prendre des initiatives.

Quels sont vos horaires ?

A 7h40, nous débutons notre journée par un rassemblement. Ensuite, selon si nous sommes le mardi ou le jeudi, nous faisons du sport par section ou par compagnie. A 9h30, après s'être douché, nous commençons nos activités liées à notre emploi. Le soir, après un dernier rassemblement compagnie à 17h05, nous quittons le régiment, sauf si nous sommes de garde ou de semaine.

Qu'est-ce qui vous plait dans votre quotidien ?

Apporter mon aide au personnel du régiment qui se retrouve bloqué lors d'une panne informatique et puis faire avancer les choses, c'est-à-dire installer des ordinateurs, mais aussi le réseau dans les bureaux, lesquels se retrouvent reliés à ''Intraterre'' et ''Intradef''.

Dans le cadre de votre poste, avez-vous déjà été envoyé en mission à l'étranger ?

Oui, au Kosovo, en février 2000. Ma mission était d'assurer le bon fonctionnement des ordinateurs en réseau sur mon site.

Quels conseils pourriez-vous donner à un jeune souhaitant entrer dans l'armée de terre ?

Je dirais d'être volontaire, ambitieux et de s'investir au mieux dans la fonction qu'il a choisi. Ainsi, il trouvera sa place et sera récompensé au mieux de ses investissements, que ce soit à travers les promotions, mais aussi, sur le plan humain, car quel que soit notre grade, la gratitude de nos supérieurs existe.