Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Sophie Bussol

Etudiante en master d'ingénierie mathématique-actuariat, Marne-la-Vallée (93)
Date de l'interview : 01/10/2005

Un futur actuaire doit être persévérant, il ne doit pas se laisser abattre par les problèmes qu'il rencontre.

A l'aise avec les maths et souhaitant travailler en équipe, Sophie Bussol s'est orientée vers les études actuarielles. Retour sur ses motivations et son parcours d'études...

Quelle élève étiez-vous au lycée ?

J'ai toujours été une élève sérieuse, je ne pouvais pas prendre du bon temps tant que je n'avais pas fini mes devoirs. Je n'aimais pas avoir de mauvaises notes et mon objectif était de rester en tête de classe. Par contre, j'étais très bavarde, mais les résultats rendaient les professeurs plus cléments.

Quel bac avez-vous obtenu ? 

J'ai obtenu mon bac scientifique option mathématiques en 2000 avec la mention bien. Je n'ai pas rencontré de difficultés particulières : j'avais fini mes révisions deux semaines avant les épreuves et je me suis présentée plutôt décontractée alors que je suis en générale un peu angoissée. Le travail régulier fourni tout au long de l'année est indispensable.

Comment avez-vous choisi votre orientation post-bac ?

e n'avais pas encore d'idée précise du métier que je voulais faire. Les mathématiques étaient ma matière préférée et comme j'avais de bons résultats, j'ai donc décidé de rentrer dans la filière maths à l'université. Mon entourage et mes professeurs me pressaient pour que j'intègre une prépa puis une grande école d'ingénieur, mais je n'avais pas assez confiance en moi pour une prépa et je trouvais le métier d'ingénieur trop généraliste, pas assez spécialisé.
J'ai passé des tests pour savoir quels métiers me conviendraient le mieux mais c'était tellement confus pour moi que j'ai préféré intégrer l'université et aviser ensuite. Je pensais avoir le temps de découvrir ce qui m'intéresserait vraiment au fur et à mesure des études.

Vous préparez un master d'ingénierie mathématique, informatique et statistiques, option actuariat. Pourquoi avez-vous finalement choisi cette spécialité ?

Après ma licence de mathématiques je n'avais plus envie de continuer dans la filière maths pures, les cours théoriques devenant très compliqués et surtout très abstraits. Le métier d'enseignant ne m'attirait plus. J'avais envie de travailler en équipe au sein d'une entreprise. Je me suis donc renseignée sur les masters de mathématiques appliquées qui existaient en Ile-de-France. J'ai choisi celui de Marne-la-Vallée car il se prépare en alternance et mène à un secteur en pleine expansion.

Comment se fait la sélection à l'entrée ?

La sélection s'est faite sur dossier pour intégrer le master. Ensuite pour intégrer l'option actuariat, j'ai passé un entretien et la condition sine qua non pour être prise était de trouver une entreprise. Pour cela, les étudiants sont aidés dans leur recherche par un professeur qui a travaillé dans des entreprises d'assurances par le passé et qui, grâce à son carnet d'adresses, permet aux étudiants d'obtenir plus facilement des entretiens. Par contre, après il faut savoir se vendre, car la plupart des élèves se retrouvent à passer des entretiens dans les mêmes entreprises !

Quelles missions vous sont confiées au sein de l'entreprise où vous êtes apprentie ?

Au sein de l'entreprise, j'ai quasiment le statut d'une chargée d'études actuarielles. Par exemple, j'ai effectué des études sur des lois de rachats, j'ai appris à calculer des provisions, j'ai étudié de fond en comble certaines garanties financières qui doivent être suivies attentivement pour ne pas faire perdre d'argent à l'entreprise.
On utilise alors beaucoup l'ordinateur : la programmation est un atout pour récupérer correctement les données utiles aux études et l'apprentissage d'Excel est obligatoire pour mettre en place des modèles de calcul.

Quels sont les débouchés possibles du master que vous préparez ?

Ce master permet de devenir chargé d'études actuarielles, c'est-à-dire travailler avec les actuaires sur les études de risques. Ce métier peut être exercé dans les banques, les établissements financiers ou les sociétés d'assurance. Par contre pour devenir actuaire, il faut pousser un peu plus les études en formation initiale ou dans le cadre de la formation continue après quelques années d'expérience.

Quelles sont les qualités attendues d'un futur actuaire ?

Un futur actuaire doit être persévérant, il ne doit pas se laisser abattre par les problèmes qu'il rencontre. Il doit être méticuleux pour éviter à une entreprise de perdre beaucoup d'argent ! Il faut aussi être organisé pour pouvoir gérer plusieurs études à la fois sur différents sujets. Et surtout l'actuaire doit être à l'écoute des gens avec qui il travaille.