Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Chantal Baldini

Auxiliaire spécialisée vétérinaire, Paris (75)
Date de l'interview : 01/02/2005

Les clients sont très attentifs aux gestes qu'on porte à leurs animaux : de la douceur, de l'attention sont nécessaires au quotidien.

Il aura fallu quelques années à Chantal Baldini pour mûrir son projet professionnel : l'envie d'un quotidien riche en activités, son goût du contact, son amour des animaux l'ont finalement menée vers la profession d'auxiliaire spécialisé vétérinaire..

Quel a été votre parcours d'études ?

Petite, je voulais être archéologue ou vétérinaire. Mais comme j'étais plutôt "fâchée" avec les études, je suis sortie de l'école sans diplôme. Pour essayer de trouver ma voie, je me suis lancée dans un CAP cuisine que j'ai obtenu, mais qui ne m'a pas été d'une grande utilité car je n'ai jamais travaillé dans ce secteur ! J'ai enchaîné avec une expérience de vendeuse en boulangerie. Après plus d'un an au chômage, pendant lequel j'ai eu le temps de mûrir mon projet professionnel, j'ai eu un entretien avec un conseiller ANPE. Il m'a alors trouvé une offre d'emploi d'auxiliaire spécialisée vétérinaire, dans un cabinet où le vétérinaire voulait lui-même former la personne.

Comment s'est passé votre recrutement ?

J'ai répondu à l'annonce et suite à un entretien, j'ai eu un contrat d'un mois à l'essai. En parallèle, j'avais fait du "démarchage" direct auprès de plusieurs cabinets vétérinaires leur proposant ma candidature. La piste, trouvée par l'ANPE, m'a permis d'entrer dans la profession... et cela fait maintenant 10 ans que je suis auxiliaire dans ce cabinet !

Comment avez-vous appris le métier ?

Je me suis formée sur le tas. Une fois embauchée, le vétérinaire m'a expliqué comment assurer l'accueil, la prise de rendez-vous par téléphone, etc. En fait, dès qu'on était dans une "nouvelle" situation (1ers soins à réaliser, entretien des locaux, aide en chirurgie, etc.), il me conseillait et m'apprenait les procédures à suivre pour respecter les normes d'hygiène, les règlementations en vigueur. Avec le temps, j'ai acquis certains automatismes. Par la suite, la lecture d'ouvrages pour ASV m'a été précieuse.
Une veille sur les changements de règlementations est indispensable pour bien conseiller les clients (identification des animaux, déplacements à l'étranger, etc.).

Quelles sont les qualités demandées à une ASV ?

Etre disponible, polyvalente et aimer le contact aussi bien avec les animaux qu'avec les gens. Les clients sont très attentifs aux gestes qu'on porte à leurs animaux : de la douceur, de l'attention sont nécessaires au quotidien. Il faut aussi ne pas s'évanouir à la vue du sang et être à la hauteur lors des urgences et de chirurgies !
Par ailleurs, garder en tête et appliquer à longueur de journées les procédures d'hygiène est aussi primordial pour éviter toute contamination entre les animaux. La vigilance est de mise à chaque instant.

Quels sont vos horaires ?

Je travaille de 9 h à 12 h puis de 15 h à 19 h chaque jour. Le samedi, je suis au cabinet vétérinaire de 9 h à midi également. La structure étant petite (1 seul vétérinaire), je n'ai pas de permanences le dimanche. Par contre, dans des structures plus importantes, type clinique de plusieurs vétérinaires, certains ASV ont des gardes le week-end, mais jamais la nuit.

A quoi ressemble votre quotidien ?

Mes activités sont multiples. J'assure l'accueil, le conseil aux clients, le secrétariat du cabinet, la prise de rendez-vous téléphonique. Mais je prends aussi en charge l'entretien des locaux et du matériel. Enfin, je participe aux soins des animaux et assiste le vétérinaire pendant des actes de chirurgie. Toutes ces activités s'enchaînent dans la journée.
C'est un métier qui demande une grande disponibilité vis-à-vis des clients qui ont parfois besoin de parler de la maladie de leur animal... mais aussi vis-à-vis des horaires car on ne peut pas abandonner un animal en pleine opération même si l'heure théorique de sa pause déjeuner a sonné.

Quelles évolutions de carrière s'offrent à un ASV ?

En Ile-de-France, les cabinets vétérinaires sont nombreux. Après plusieurs années d'expérience, un auxiliaire spécialisé vétérinaire peut vouloir se spécialiser plutôt que de rester polyvalent. Il pourra alors postuler dans des cliniques vétérinaires de grande taille proposant des postes d'ASV avec des missions uniques (l'accueil, les consultations, la chirurgie, etc.).
Pour ma part, je viens d'obtenir le titre homologué d'auxiliaire spécialisé vétérinaire par VAE (validation des acquis des l'expérience). Et j'espère pouvoir bénéficier des précieux conseils de mon employeur actuel le plus longtemps possible !