Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

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Les métiers du droit

Domaines : Défense publique - Sécurité, Droit
Dernière mise à jour : 10/12/2012

Appliquer le droit, le faire respecter, défendre les intérêts des particuliers ou des entreprises, participer à l'administration des services de la justice... Les possibilités de travailler dans le secteur juridique sont nombreuses.

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Introduction

Appliquer le droit, le faire respecter, défendre les intérêts des particuliers ou des entreprises, participer à l'administration des services de la justice... Les possibilités de travailler dans le secteur juridique sont nombreuses pour ceux qui ont suivi des études supérieures de droit.

Un site à découvrir

Cette publication annuelle, éditée par Walters Kluwer France (Lamy), offre un panorama précis et très complet du marché du droit, des principaux métiers, des formations, des attentes des recruteurs, etc. 20090209_le_droit_et_ses_metiers.pdf

En France, plus de 150 000 personnes travaillent dans le domaine de la justice. Chaque année, ce sont 30 000 nouveaux étudiants qui se lancent dans des études de droit. Pour ceux qui iront jusqu'au bout de ce cursus difficile, les débouchés sont très diversifiés.

On distingue 3 grandes familles de métiers du droit.

Près de la moitié des professionnels du droit sont des fonctionnaires de l'Etat, rattachés au ministère de la Justice. Qu'ils soient magistrats, greffiers, surveillants de prison, éducateurs de la protection judiciaire de la jeunesse ou policiers, ils participent activement au fonctionnement de la "machine judiciaire".

Les auxiliaires de justice ne sont pas des agents de l'Etat, mais ils sont tout aussi indispensables à la bonne marche de la justice. Ils sont avocats, avoués, huissiers de justice, notaires, etc. Ils exercent souvent en profession libérale et sont rémunérés directement par leurs clients.

Enfin, de nombreuses autres professions font du droit leur activité principale : expert judicaire, commissaire priseur, juriste, etc. Ces métiers, qui s'exercent en dehors des tribunaux et des instances judiciaires, sont largement tournés vers le conseil et l'accompagnement.

Panorama du secteur

Des études longues à l'université sont souvent indispensables pour exercer un métier de l'une des 3 grandes familles de métiers du droit : les fonctionnaires de l'Etat, les auxiliaires de justice, enfin d'autres professions tournées vers le conseil et l'accompagnement.

Des études longues et des concours sélectifs

Dans leur grande majorité, les métiers du droit exigent des études supérieures longues, le plus souvent à l'université dans la filière droit. Pour se présenter au concours de l'Ecole nationale de la magistrature par exemple, il faut être titulaire d'un master 1 ou équivalent (bac + 4) en droit. Mais chaque année, plus de 80 % des candidats reçus sont titulaires d'un master 2 (bac + 5).

Les parcours pour devenir avocat ou notaire sont tout aussi longs et exigeants.

Comparativement, les métiers dits "de collaboration" sont plus accessibles. Le concours de greffier, par exemple, est ouvert aux bacheliers. De même, il est possible de devenir clerc de notaire avec un BTS ou une licence professionnelle " métiers du notariat ".

Pour aller plus loin

Dans le cadre du dispositif en faveur de l'égalité des chances, l'Ecole nationale de la magistrature a ouvert 3 classes préparatoires destinées aux élèves d'origine modeste à Paris, Douai et Bordeaux. Dotées d'une quinzaine de places chacune, ces sessions, qui se déroulent de janvier à septembre, préparent les candidats aux épreuves écrites et orales du concours d'accès à l'ENM. Recrutement sur dossier et entretien.

Des débouchés inégaux

En matière de débouchés, tous les métiers du droit ne sont pas logés à la même enseigne.

Beaucoup de professions juridiques sont soumises à un numérus clausus : le nombre de personnes habilitées à exercer est fixé par l'Etat, soit par le biais des concours (métiers de la police, de l'administration judiciaire, etc.), soit par le contrôle des implantations (notaire, commissaire-priseur).

Le vent de réforme qui souffle actuellement sur la justice française (reforme de la carte judicaire, etc.) va globalement dans le sens d'une réduction des budgets, donc du nombre de postes proposés.

A l'inverse, la grande famille des juristes (avocats, juristes d'entreprise, etc.) est soumise à la loi du marché. Un marché inconstant et cyclique, mais globalement dynamique. De nombreuses entreprises (grands groupes, mais aussi PME) se sont dotées d'un service juridique pour mieux gérer leurs échanges commerciaux à l'international. Certaines spécialités, telles le droit des affaires, le droit fiscal et le droit social s'avèrent particulièrement porteuses. De leur côté, les collectivités territoriales ont besoin de juristes spécialistes des marchés publics, du foncier ou de l'urbanisme.

Dans les années à venir, les métiers du droit seront marqués par de très nombreux départs à la retraite, qui créeront un appel d'air dans plusieurs professions. Chez les notaires, les huissiers et les avocats en particulier, ce sont plusieurs milliers de postes qui devraient ainsi se libérer.

Des carrières évolutives

Les carrières dans le domaine du droit sont rarement figées. De nombreuses passerelles existent en effet entre les différents professions : d'avocat vers juriste, de juriste vers journaliste juridique, de clerc de notaire vers notaire, de greffier vers conseiller de tribunal administratif, etc.

Une double formation en droit et commerce, droit et finance, droit et langues, etc., peut alors s'avérer très utile pour évoluer, voire pour rebondir vers un autre secteur d'activité. De même, le passage par une université étrangère (anglo-saxonne en particulier) est un précieux atout lorsqu'on veut faire carrière dans le droit sans s'y enfermer.

Les métiers de l'administration judiciaire

Si les magistrats sont au coeur de l'institution judiciaire, ils ne sont pas les seuls à participer activement à l'application des lois et décrets. Au sein des tribunaux, les greffiers, les assistants de justice et de nombreux agents administratifs veillent à la bonne marche du système.

Magistrat / Magistrate

Le magistrat du siège peut être juge des enfants, d'instance, d'instruction, des affaires familiales ou d'application des peines. Sa mission est d'appliquer la loi à travers les jugements qu'il prend.

Le procureur ou magistrat du parquet, lui, ne rend pas de jugement. Représentant la société, il est chargé de la défendre. Il réclame alors l'application d'une peine contre les accusés.

Le magistrat sait rester intègre en toutes circonstances : ce métier implique une grande indépendance d'esprit et une personnalité affirmée. Faire appliquer la loi demande aussi beaucoup de rigueur. Enfin, le magistrat doit être solide et équilibré car son quotidien est fait de drames, parfois sordides.

L'ENM, Ecole nationale de la magistrature, à Bordeaux (33), est un passage obligé pour le futur magistrat.

Pour pouvoir passer le concours externe ("1er concours"), vous devez être de nationalité française, âgé de 31 ans au plus et titulaire d’un diplôme de niveau bac + 4 (de préférence en droit), d’un diplôme d'IEP ou être un ancien élève d'une Ecole normale supérieure (ENS). Trois tentatives sont possibles.

Compte tenu du nombre de candidats et de la difficulté des épreuves, notamment celle de culture générale (dotée du plus fort coefficient), vous avez tout intérêt à décrocher un master professionnel ou de recherche (bac + 5) avant de vous présenter.
Quels que soient vos diplômes, une préparation préalable d'1an dans un IEJ, institut d'études judiciaires, est fortement conseillée.

La formation à l'ENM dure 31 mois et fait alterner des périodes d’enseignement et des stages. Tous les candidats reçus à l'ENM (Ecole nationale de magistrature) deviennent magistrats. De la position dans le classement de la promotion dépend la spécialité choisie.

C'est le ministère de la Justice qui décide du nombre de postes à pourvoir chaque année. En 2011, celui-ci a été fixé à 138.

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Assistant de justice / Assistante de justice

Nouveau métier créé en 1995, l'assistant de justice apporte son aide aux magistrats du siège, du parquet et de la Cour de Cassation. Sa mission est d'effectuer des recherches documentaires, des analyses juridiques, de rédiger des notes de jurisprudence et des notes de synthèse des dossiers ainsi que, parfois, des projets de décision sur les instructions et les indications des magistrats.

Si vous êtes titulaire d'un diplôme sanctionnant 4 années d'études supérieures en matière juridique, vous pouvez postuler auprès de chaque cour, qui gère son propre recrutement. Vous serez recruté pour une période de 2 ans, renouvelable 2 fois.

Trente à quarante postes d'assistant de justice sont ouverts chaque année. Le profil type à l'embauche est celui d'un étudiant, titulaire le plus souvent d'un diplôme de 3e cycle universitaire, en fin de parcours ou venant de quitter l'université.

Etant données la durée très limitée du recrutement (maximum 4 ans) et la faible rémunération, cette profession connaît un fort taux de renouvellement chaque année. En outre, beaucoup d'auxiliaires préparent en parallèle différents concours du ministère de la Justice.

Greffière / Greffier

Fonctionnaire rattaché au ministère de la justice, le greffier assure l'authentification des actes juridictionnels et assiste le juge à l'audience. Il assure la préparation des dossiers avant les audiences, mais aussi la retranscription des échanges pendant les débats lors des procès. Il a également une mission d'accueil et d'information du public.

Rigueur, ouverture d'esprit et polyvalence sont des qualités indispensables à l'exercice de cette profession.

Vous devez avoir un diplôme bac + 2 pour vous présenter au concours d'entrée à l'Ecole nationale des greffes (ENG) de Dijon. De bonnes bases juridiques sont indispensables car le concours comprend des épreuves de droit et de procédure juridique.

Conçue sur le principe de l'alternance, la formation dure 13 mois et est assurée par l'ENG. Elle est complétée par une formation continue obligatoire de 10 jours par an pendant 5 ans, suivant la fin de votre formation initiale.

Seul le ministère de la Justice recrute des greffiers, qui sont ensuite nommés dans les tribunaux. L'affectation au premier poste se fait en fonction des choix émis à l'issue de la formation et du rang de classement dans la promotion.

La profession est fortement féminisée avec 87 % de femmes.

Les auxiliaires de justice

On regroupe sous ce terme l'ensemble des professionnels concourant au fonctionnement de la justice sans être rémunérés par une autorité publique. Ces métiers demandent de poursuivre des études supérieures de droit avant de se présenter à un concours ou de se lancer dans la vie active.

Avocat / Avocate

Divorces, successions, vols, crimes... Autant de cas pour lesquels l'avocat est chargé d'assurer la défense de ses clients devant les tribunaux. Professionnel du droit, il peut aussi apporter des conseils juridiques aux entreprises, fonction qui se développe. Avec l'apparition de lois nouvelles et complexes, les spécialisations se multiplient : droit du travail, droit fiscal, droit de la propriété intellectuelle, etc.

Le succès d'une plaidoirie tient non seulement à la force des arguments exposés mais aussi au talent d'orateur de l'avocat. Pour bien comprendre les difficultés de ses clients, l'avocat doit également avoir le sens de l'écoute et de l'observation. Enfin, face à des situations difficiles et à des affaires parfois délicates, ce professionnel doit faire preuve d'une grande force psychologique.

Vous ne pourrez exercer la profession d'avocat qu'une fois obtenu le CAPA (certificat d'aptitude à la profession d'avocat). Ce diplôme se prépare dans l'un des CRFPA (Centres Régionaux de Formation Professionnelle d'Avocats) après réussite à un examen d'entrée.

Cette formation est ouverte aux titulaires d'un master 1 en droit (bac + 4) ou d'un diplôme admis en équivalence. Beaucoup de candidats possèdent en réalité un niveau supérieur (master 2 et même doctorat en droit). L’examen d’entrée, très sélectif, se prépare dans un Institut d'Etudes Judiciaires (IEJ) rattaché à la faculté de droit.

La formation d'avocat au sein des CRFPA se décompose en 3 périodes de 6 mois chacune : une formation théorique; un projet pédagogique individuel et un stage chez un avocat. A l'issue de ces 18 mois, vous passerez un examen de sortie : le CAPA. Dès son obtention, vous pourrez solliciter votre inscription au sein du barreau de votre choix.

Le nombre de cabinets n'est pas limité : tout jeune avocat peut s'installer où il veut. Le barreau de Paris regroupe à lui seul 40 % des 45 000 avocats français.

Les entreprises embauchent de plus en plus d'avocats, notamment quand ils sont spécialisés dans le droit des affaires, pour gérer leurs contrats et leurs litiges.

Un avocat sur 2 est une avocate.

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Avoué / Avouée

Officier ministériel, l'avoué réalise tous les actes nécessaires à une procédure, mais il ne plaide pas.

Travaillant exclusivement pour une cour d'appel, l'avoué connaît parfaitement les usages locaux, les jurisprudences de sa cour et les magistrats qui y exercent. Comme l'avocat, il a un code déontologique à respecter : secret professionnel, devoir de confidentialité, etc.

Pour entamer une carrière d'avoué, vous devez d'abord obtenir un master 1 en droit ou un diplôme admis en équivalence. Puis vous devez suivre un stage de 2 ans avant de passer l'examen professionnel. Vous devez réaliser au moins la moitié de la durée du stage auprès d'un avoué, le reste du temps pouvant être accompli dans un cabinet d'avocats, un service juridique, une administration publique, etc.

L'examen d'aptitude professionnelle aux fonctions d'avoué comporte des épreuves écrites puis des oraux portant sur le droit civil, le droit commercial, la procédure civile, la déontologie.

Une fois l'examen réussi, vous devez acheter votre charge ou vous associer au sein d'une société civile professionnelle.

En France, on dénombre seulement 445 avoués. Les débouchés sont donc très limités. Cette profession est d'ailleurs en sursis : un projet de loi prévoit de supprimer les avoués à compter du 1er janvier 2011.

Notaire

Le notaire est un professionnel du droit. Il rédige certains types de contrats et intervient pour garantir l'authenticité d'actes juridiques passés devant lui. Il joue également le rôle de conseiller auprès des familles et des entreprises.

De grandes qualités d'écoute, de la psychologie et une extrême rigueur sont indispensables pour exercer ce métier. Le notaire doit également faire preuve d'une parfaite discrétion (il est d'ailleurs tenu au secret professionnel) et savoir négocier pour arriver à accorder les intérêts des différentes parties.

Pour préparer le diplôme de notaire, ivous devez déjà avoir validé un master 1 en droit (bac + 4).

Deux voies vous permettent alors d'accéder en 3 ans au diplôme de notaire : la voie universitaire et la voie professionnelle (bac + 7). Elles sont coordonnées par le Centre national de l'enseignement professionnel notarial (CNEPN).

A l'université, la 1re année est consacrée au M2, c'est-à-dire à un master professionnel (bac + 5) en droit notarial, qui constitue la première étape vers l'obtention du diplôme supérieur du notariat et l'accès aux fonctions de notaire. On peut citer les masters pro spécialité droit notarial proposés dans un grand nombre d’universités franciliennes : Dauphine, Panthéon-Sorbonne, Panthéon Assas, Paris-Descartes, Paris Ouest Nanterre La Défense, Paris Sud, Paris-Est Créteil Val-de-Marne).

Les 2e et 3e années consistent en un stage professionnel rémunéré complété d'un enseignement, dispensé par un centre régional de formation professionnelle notariale et par une université (ayant passé convention avec le CNEPN).
A la fin du stage, la soutenance d'un mémoire permet d'obtenir le diplôme supérieur de notariat (DSN).

De son côté, la voie professionnelle vous permet - toujours après un master 1 en droit - d'entrer sur concours dans un centre régional de formation professionnelle notariale.

La 1re année, on prépare le DAFN, diplôme d'aptitude aux fonctions de notaire.

Les 2e et 3e années, il faut suivre un stage professionnel rémunéré dans un office notarial.

Seuls le DSN ou le DAFN obligatoirement complété par le certificat de stage, autorisent à présenter une requête à la Chancellerie pour une nomination.

Les jeunes diplômés sont le plus souvent recrutés à l'issue du stage qu'ils doivent effectuer dans une étude pendant leur formation.

La France compte aujourd'hui près de 8 400 notaires en exercice. Quatre cents jeunes diplômés sortent chaque année de formation pour renouveler la profession.

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Clerc de notaire

Collaborateur direct du notaire, le clerc de notaire lui prépare ses dossiers, rassemble les pièces administratives nécessaires et peut même être amené à faire du conseil auprès de la clientèle.

Le clerc de notaire est un technicien du droit. Les actes dont il s'occupe sont d'une extrême diversité et souvent très techniques. De fait, il peut être amené à se spécialiser en droit fiscal, en droit des affaires ou encore en droit des sociétés.

Rigueur et méthode sont 2 qualités indispensables pour devenir clerc de notaire. En contact permanent avec la clientèle de l'étude, ce professionnel doit aussi avoir le sens de l'accueil.

Pour vous former au métier, il vous faudra préparer le BTS notariat, qui donne un niveau bac + 2. Ce diplôme est préparé au sein des 18 instituts des métiers du notariat ainsi que dans des lycées publics et privés sous contrat. Les titulaires du BTS s'insèrent sur des postes de secrétaires et d'assistants.

Si vous souhaitez poursuivre vos études il vous est possible de préparer une licence professionnelle métiers du notariat également préparée par les instituts des métiers du notariat et des universités. La licence pro permet d'accéder à des fonctions de rédacteurs d'actes.

Titulaires d'une 2e année de licence LMD (L2) en droit, vous pouvez aussi vous inscrire en licence pro.

A noter : sans le bac, il est possible d'envisager des études universitaires en droit après avoir validé une capacité en droit dont la préparation dure 2 ans.

Enfin, il est possible de terminer par une 4e année d'études, organisée en alternance et aboutissant au diplôme professionnel de l'institut des métiers du notariat.

Les études notariales recrutent de moins en moins de clercs de notaire : les fonctions de clerc sont en fait fréquemment occupées par des notaires assistants ou stagiaires, qui passent par cette étape avant de s'installer.

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Huissier de justice

L'huissier de justice détient le monopole pour faire appliquer les décisions de justice et les actes juridiques rédigés par les notaires, si nécessaire avec le recours de la police. En cas de litige, notamment pour le remboursement de dettes, il joue aussi un rôle de conseiller juridique auprès des entreprises.

L'huissier intervient en amont et en aval d'une décision de justice : assignation au tribunal, mise en demeure de rembourser une dette, signification d'une décision de justice, mais aussi saisies mobilières ou sur salaires, expulsions d'appartement, etc. Il peut être sollicité par des particuliers ou des magistrats pour constater des infractions, un adultère, des dégâts matériels ou l'état des lieux d'un appartement par exemple. On peut aussi lui demander d'assurer le recouvrement à l'amiable de toutes sortes de dettes : loyers, factures, pensions alimentaires etc. Enfin, on fait de plus en plus appel à lui pour des consultations juridiques.

Pour exercer cette profession, il faut être diplomate, psychologue mais également ferme face aux personnes qui tentent de vous apitoyer ou de résister.

Pour accéder au stage professionnel requis, vous devez déjà être titulaire d'un master 1 en droit ou d'un diplôme reconnu comme équivalent (bac + 4).

Un stage rémunéré de 2 ans dans une étude d'huissier de justice et le suivi d'une formation sont ensuite exigés avant de se présenter à l'examen professionnel.

Pendant les 2 ans de stage professionnel, les futurs huissiers doivent suivre en parallèle : l'enseignement obligatoire du département formation stagiaire (DFS) de la Chambre départementale des huissiers de justice, mais aussi de préférence l'enseignement complémentaire de l’École nationale de procédure établissement paritaire privé (ENPEPP) à Paris. Il s'agit d'un établissement privé.

A l'issue du stage et de ces enseignements, il faut réussir les épreuves très sélectives de l'examen professionnel d'huissier de justice (seulement 35 % de réussite).

L'huissier de justice travaille uniquement au sein d'études et ne peut pas s'installer où il veut : pour exercer, il doit racheter une étude existante. Le prix des études, dont le nombre est fixé par l'Etat, est très élevé.

On dénombre actuellement 2 015 études et 3 300 huissiers (dont 750 femmes).

L'huissier peut également s'associer à d'autres huissiers au sein d'une SCP (société civile professionnelle), ce qui permet le partage des frais de fonctionnement.

L'âge moyen des huissiers en exercice est élevé (47 ans !). La profession devra donc recruter de manière importante dans les prochaines années.

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Clerc d'huissier

Le clerc d'huissier prépare les actes, assure la correspondance courante et procède à la signification des actes.

Même si, en théorie, aucun diplôme n'est exigé, les titulaires du diplôme de l'école nationale de procédure, d'un diplôme sanctionnant 3 années universitaires de droit, ou encore d'un DUT carrières juridiques, sont mieux armés pour se lancer dans la profession.

Pour pouvoir être assermenté à établir des constats, vous devrez avoir travaillé au moins 5 ans au sein d'une étude d'huissier.

Chaque étude d'huissier recrute en fonction de ses besoins. On dénombre environ 10 000 clercs et employés d'études.

Expert judiciaire / Experte judiciaire

L'expertise judiciaire n'est pas une profession à part entière mais une fonction exercée périodiquement par des professionnels de différents métiers : médecins, architectes, etc. Les juges ordonnent le recours d'un expert pour avoir un avis sur des faits nécessitant des connaissances techniques et des investigations complexes. Les conclusions de l'expert ont pour rôle d'éclairer le tribunal ou la cour.

Pour devenir expert, vous devez d'abord suivre le parcours d'études du métier qui vous intéresse (études de médecine après un bac scientifique, etc.) puis acquérir de l'expérience.

Vous devez ensuite vous inscrire sur la liste nationale des experts judiciaires. Pour connaître les pièces justificatives à fournir à votre dossier, renseignez-vous auprès du tribunal de grande instance proche de votre domicile.

Les métiers de la protection judiciaire et de l'administration pénitentiaire

L'administration pénitentiaire propose de nombreux postes par le biais de ses différents concours, au sein des établissements pénitentiaires, mais pas seulement.

Surveillant d'établissement pénitentiaire / Surveillante d'établissement pénitentiaire

Le surveillant d'établissement pénitentiaire est chargé de la sécurité des prisons et de leur fonctionnement quotidien. Dans les maisons d'arrêt, où les détenus attendent leur jugement, il remplit des missions de contrôle et de garde.

Rigueur et stabilité, sens aigu de la communication et de l'autorité, aptitudes au travail de jour comme de nuit, sont autant de qualités que doivent posséder les personnels de surveillance. Le moindre fait ou geste inhabituel peut être annonciateur d'une situation grave (projet d'évasion, tentative de suicide ou mutinerie) : le surveillant d'établissement pénitentiaire doit aussi avoir le sens de l'observation.

Pour vous présenter au concours de recrutement de surveillant (catégorie C), vous devez posséder le diplôme national du brevet ("brevet des collèges"). De plus, vous devez respecter des conditions physiques, avoir entre 19 et 40 ans, posséder un casier judiciaire vierge et la nationalité française.

Du fait du grand nombre de candidats, la sélectivité est sévère et le niveau scolaire des candidats reçus élevé : 61% des lauréats de la session de mars 2012 possèdent au moins le baccalauréat et 17% un diplôme d'étude universitaire.

Une fois admis, vous bénéficiez d'une formation rémunérée de 8 moi à l'ENAP, Ecole nationale d'administration pénitentiaire d'Agen (47).

L'administration pénitentiaire recrute plus intensément depuis quelques années, suite au programme de rénovation et de modernisation des prisons lancé par le ministère de la Justice.

Au 1er janvier 2012, les effectifs de l'administration pénitentiaire étaient de 26 094 personnels de surveillance. Un ou 2 concours de recrutement sont organisés chaque année : chaque promotion compte environ 500 élèves.

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Conseiller d'insertion et de probation / Conseillère d'insertion et de probation

Le conseiller d'insertion et de probation a pour mission de rétablir le dialogue entre une personne condamnée (encore emprisonnée ou déjà libre) et la société. Il lui facilite l'accès aux dispositifs sociaux, éducatifs et à l'emploi. Il lutte contre les problèmes d'argent, d'illettrisme ou de toxicomanie. Il s'assure aussi que les personnes condamnées à des peines restrictives de liberté respectent les décisions de justice et les aide à se réinsérer.

Le conseiller d'insertion et de probation n'est pas un juge. Impartial, il doit aider toutes les personnes, quelle que soit la gravité de la faute commise. Il cherche à comprendre la situation dans laquelle se trouvent ces personnes et répond à leurs questions ou à leurs angoisses le plus justement possible. Des qualités d'écoute sont indispensables.

Le métier de conseiller d'insertion et de probation nécessite persévérance et conviction. Les échecs sont nombreux et un tempérament volontaire permet de rebondir à chaque mauvaise expérience.

Les détenus et les personnes récemment libérées se trouvent souvent dans une profonde détresse. Le conseiller d'insertion et de probation doit savoir faire face à des situations difficiles. Le métier est déconseillé aux personnes fragiles psychologiquement.

Une seule école forme au métier de conseiller d'insertion et de probation : l'ENAP, Ecole nationale d'administration pénitentiaire, à Agen (47).

Pour passer le concours d'entrée, vous devez être titulaire d'un bac + 2 (BTS, DUT, L2) ou d'un diplôme d'assistant de service social ou d'éducateur spécialisé. Cependant, le niveau réel des candidats est beaucoup plus élevé : plus de 70 % des candidats reçus sont au moins titulaires d'une première année de master validée.

La formation, d'une durée de 2 ans, alterne ours théoriques et stages pratiques sur le terrain. Les élèves sont rémunérés.

Il existe plus de 100 services d'insertion et de probation en France. Ce sont les premiers employeurs de conseillers d'insertion et de probation.

Le conseiller d'insertion et de probation peut aussi être affecté dans les directions régionales, à l'administration centrale ou à l'ENAP (Ecole nationale de l'administration pénitentiaire) en tant que conseiller-expert sur certains dossiers. Cette affectation lui permet de prendre du recul par rapport au travail de terrain.

Pour aller plus loin

Pour assurer le bon fonctionnement de la justice, l'administration judiciaire s'appuie sur le travail de nombreux agents de catégorie C (adjoint administratif, aucune condition de diplôme) et de catégorie B (secrétaire administrative, niveau bac ou équivalent). Ils sont chargés de l'exécution des tâches administratives et travaillent en étroite collaboration avec les greffiers chargés de les encadrer.

A titre exceptionnel et temporaire, ils peuvent, après avoir prêté serment, être chargés des fonctions dévolues aux greffiers, en particulier l'assistance aux audiences et l'authentification des actes.

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Les métiers de la police

Garants de l'ordre public, les agents de police (gardiens de la paix, officiers de police, commissaires de police) veillent à la sécurité des biens et des personnes tout comme au respect des lois.

Gardien de la paix / Gardienne de la paix

Le gardien de la paix fait partie du corps de maîtrise et d'application de la Police nationale. Il est garant de l'ordre public et veille à la protection des personnes et des biens. Son emploi du temps peut être très fluctuant : il dépend des urgences de son service.

Le recrutement se fait par la voie, soit des concours nationaux (à affectation nationale ou à affectation régionale Ile de France), soit des concours déconcentrés en Outre-Mer.

Pour vous inscrire à l'un de ces concours, vous devez être  de nationalité française, avoir 17 ans au moins et 35 ans au plus, et être titulaire du bac (ou équivalent). Une bonne condition physique est exigée.

Les épreuves d'admissibilité comprennent l'étude d'un texte, un questionnaire portant sur des connaissances générales ou sur le programme du bac pro sécurité prévention, ainsi que des tests psychotechniques.

Pour l'admission, vous devez ensuite passer avec succès des épreuves orales (un entretien de motivation et un autre en langue étrangère) suivies d’épreuves physiques (parcours d'habilité motrice et test d'endurance).

Une fois ces épreuves réussies, vous vous engagez à rester 5 à 8 ans au service de l’Etat, suivent un an de formation rémunérée, alternant périodes dans l'une des écoles de la Police nationale et services actifs.

Votre titularisation interviendra à l'issue du stage.

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Lieutenant de police

Le lieutenant de police est un officier de la Police nationale. Sa mission principale est d'assurer la protection des personnes, des biens et du territoire. De fait, ses fonctions sont des plus diverses et s'orientent soit vers la répression des crimes et des délits, soit vers la prévention.

Dans toutes ses missions, le lieutenant de police doit être vigilant, perspicace et réactif. Contrairement aux idées reçues, la vie de ce professionnel ne ressemble pas toujours à un film d'action : le lieutenant de police passe aussi de longues heures à faire des rondes, effectuer des planques, consigner toutes ses démarches d'enquête dans des procès-verbaux. C'est un métier qui demande donc beaucoup de patience également.

Pour tenter le concours d'officier de la Police nationale menant au métier de lieutenant de police, vous devez avoir un diplôme de niveau bac + 3 au minimum. Toutes les filières sont acceptées mais le concours comporte des épreuves de droit et de procédure pénale. Mieux vaut donc privilégier la filière juridique, voire pousser plus loin les études car la sélection au concours est sévère.

Les autres épreuves sont des tests psychotechniques, 2 oraux et des épreuves physiques.

Il faut être âgé de moins de 35 ans et avoir la nationalité française.

La formation dure 18 mois et se passe en partie à l'ENSOP, Ecole nationale supérieure des officiers de police, à Cannes-Ecluses (77). Elle mêle enseignement juridique, pour l'essentiel, et stages.

A la fin de votre scolarité, si vous êtes jugé apte, vous serez titularisé dans le grade de lieutenant de police. La titularisation est subordonnée à la possession du permis de conduire les véhicules automobiles (B).

La police nationale est le seul débouché pour les lieutenants de police. Les affectations dépendent du rang de classement des jeunes recrues à la sortie de la formation et des postes proposés.

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Commissaire de police

Le commissaire de police est garant de l'ordre public. Il assure la sécurité des biens et des lieux publics. En police judiciaire, il est un spécialiste de la recherche criminelle et de la collecte des preuves.

Rigueur, perspicacité, sang-froid et réactivité sont des qualités communes à tous les commissaires de police. Le succès des missions dépend également de la capacité de chacun à bien organiser et manager ses équipes.

Le commissaire est en contact permanent avec le public et un grand nombre de personnalités, en particulier les élus. Avoir le sens des relations publiques et être doté d'une bonne culture générale sont des atouts.

Pour vous présenter au concours de commissaire de police, vous devez posséder un diplôme de niveau bac + 5, être âgé de 35 ans au plus, avoir la nationalité française et remplir différentes conditions physiques.

Les épreuves du concours font la part belle au droit : vous mettrez toutes les chances de votre côté en suivant des études universitaires dans ce domaine. De nombreux masters pro ou recherche mention droit offrent des spécialités en droit pénal. Il est possible de suivre une préparation au concours dans un institut d'études judiciaires (IEJ).

Une fois admis, vous suivez 2 ans de formation à l'ENSP, Ecole nationale supérieure de la police, près de Lyon.

A l'issue de la 1re année, vous êtes nommé commissaire de police stagiaire pour 1 an et partez sur le terrain dans différents services de police, avant d'être titularisé.

La Police nationale compte environ 1 800 commissaires et haut fonctionnaires (chiffres 2008). Une trentaine de postes sont proposés chaque année par la voie du concours externe.

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Les métiers rattachés au droit

Les études de droit peuvent mener à des fonctions en dehors des tribunaux et des instances judiciaires. Encore une fois, des études supérieures, souvent dans le droit et dans un second domaine, sont incontournables pour faciliter votre insertion dans la vie active.

Secrétaire juridique

Secrétaire spécialisée, elle assure les tâches classiques de secrétariat ou d'assistanat de direction (prise de rendez-vous, gestion du courrier et de l'emploi du temps de son supérieur, etc.) dans un service juridique ou un cabinet d'avocats par exemple.

Un goût pour le domaine juridique, des qualités d'organisation et de rigueur mais aussi une grande discrétion sont indispensables pour se lancer dans une telle carrière. En effet, outre les compétences d'une secrétaire ou d'une assistante de direction, votre attrait pour le droit sera indispensable notamment lors de la mise en forme d'actes juridiques par exemple. Connaître les procédures juridiques est donc indispensable.

Pour décrocher un poste, vous devrez de préférence avoir une double compétence en secrétariat et en droit. Ainsi, plusieurs diplômes de niveau bac + 2 sont bien adaptés :

- BTS assistant de manager, complété par une formation juridique,

- BTS assurance (pour travailler dans un service juridique de compagnie d'assurance),

- DUT carrières juridiques,

- DEUST assistanat juridique (à l'université de Valenciennes et à celle de Montpellier),

- DU secrétariat juridique (à l'université Lyon II et à celle de Clermont-Ferrand).

Par ailleurs, les écoles nationales de procédure assurent la formation continue des secrétaires d'avocats, d'avoués en exercice ou d'huissiers.

Les débouchés se trouvent principalement dans les cabinets d'avocats et les services juridiques des entreprises.

Juriste

Le juriste d'entreprise a pour mission d'assurer la sécurité juridique de l'entreprise. Il veille au respect de la conformité des lois par cette dernière : normes environnementales, législation du travail, réglementation sur le commerce, dépôt de brevet, etc.

Rigueur, sens du contact et du dialogue sont indispensables pour une profession faite d'accords, de transactions et de longues discussions ! Par ailleurs, en droit des affaires, l'anglais est incontournable et une 2e langue est souvent bienvenue.

Les études peuvent être variées, mais attention : vous ne pouvez pas devenir juriste d'entreprise sans un diplôme en droit de niveau bac + 5 minimum, ni une maîtrise parfaite de l'anglais !

A l'université, vous pouvez viser l'un des nombreux masters en droit privé avec des spécialisations possibles en droit des affaires, droit fiscal ou droit des entreprises, notamment, qui se préparent en 2 ans après une licence mention droit (bac + 3). On peut citer le master droit des affaires et fiscalité (Université Paris Panthéon-Sorbonne), droit fiscal ou économie et droit (Université Panthéon-Assas), droit des affaires (Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines), juriste d’entreprise (Université Evry-Val-d’Essonne), juriste d’affaires (Université Paris Descartes), droit de l’entreprise (Université Paris Ouest Nanterre La Défense), et bien d’autres.
Les masters donnent un niveau bac + 5.

Accessible sur dossier, le diplôme de juriste conseil d'entreprise (DJCE) est très prisé des employeurs, il se prépare après un bac + 4 en droit (M1). Sa formation est couplée à celle du master 2 juriste d’affaires de l’Université Panthéon-Assas.

Après un bac + 5, vous pouvez envisager d'enchaîner avec un mastère spécialisé dans le secteur juridique (bac + 6), proposé dans les grandes écoles de commerce.

Les doubles cursus mêlant un mastère spécialisé d'école de commerce et un diplôme en droit sont également très appréciés ainsi que les formations de type IEP (institut d'études politiques) ou IAE (institut d'administration des entreprises). L'entrée dans ces écoles est conditionnée par un concours difficile.

Le juriste peut enfin être titulaire du C.A.P.A (certificat d'aptitude à la profession d'avocat).

A noter : un diplôme juridique anglo-saxon peut également être un très bon complément de formation.

Les entreprises en forte croissance et soumises à un environnement concurrentiel sollicitent le plus les compétences des juristes. La plupart des emplois se situent dans les sièges sociaux des entreprises, en région parisienne ou dans les grandes villes de province.

On dénombre en France 13 000 juristes d'entreprise, parmi lesquels 59 % de femmes. Ils sont intégrés à une direction juridique, à la direction des ressources humaines, à la direction financière, etc.

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Administrateur judiciaire / Administratrice judiciaire

L'administrateur judiciaire intervient quand une entreprise est en grande difficulté financière. Il doit alors chercher toutes les solutions possibles pour éviter la faillite. Il peut avoir à négocier avec les banques un remboursement échelonné des dettes, assurer le redressement ou la reprise de l'entreprise, contrôler sa gestion, ou remplacer son dirigeant.

Diplomate et conciliant, l'administrateur judiciaire tient compte de la dimension humaine des problèmes et trouve des solutions qui permettent de préserver les intérêts du débiteur comme ceux du créancier. Les procédures de liquidation ou de redressement d'entreprises étant souvent très lourdes et longues, il doit être endurant et savoir faire face au stress.

Un master 1 (bac + 4) en droit, sciences économiques ou gestion, un DSCG (diplôme supérieur de comptabilité et de gestion) ou un DEC (diplôme d'expertise comptable) est le minimum requis pour accéder à la formation d'administrateur judiciaire. Mais de plus en plus de candidats au métier sortent d'une école supérieure de commerce (bac + 5).

Pour exercer ce métier, vous devrez ensuite vous présenter à l’examen d’accès au stage professionnel qui compte 7 épreuves écrites en droit et comptabilité et une épreuve orale. On ne peut se présenter plus de 3 fois à cet examen. Une dizaine de candidats sont admis. Il faut ensuite accomplir un stage professionnel rémunéré dans l'étude d'un administrateur en exercice pendant 3 ans au minimum avant de se présenter à l'examen professionnel d'aptitude, très sélectif, donnant droit au titre d'administrateur judiciaire. Cet examen ne peut être présenté que 2 fois. En pratique, bon nombre de candidats allongent la durée de leur stage (jusqu'à 5 ans !) pour se présenter à l'examen avec de meilleures chances de réussite.

Le CNAMJ, Conseil national des administrateurs et des mandataires judiciaires, prend en charge la formation des stagiaires et des maîtres de stage.

L'administrateur judiciaire peut cumuler ses fonctions avec celles d'avocat, à condition de ne pas les exercer successivement pour le compte d'une même entreprise.

L'administrateur judiciaire exerce une profession libérale. Le ministère de la Justice est son unique employeur.

Attention, les places sont rares : moins d'une dizaine d'administrateurs judiciaires s'installent à leur compte en France chaque année. En 2008, on ne comptait que 117 administrateurs judiciaires sur le territoire national, dont 30 % de femmes.

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Mandataire judiciaire

Le mandataire judiciaire intervient lorsqu'une entreprise est en redressement judiciaire après avoir fait faillite. Il vérifie que les solutions proposées pour régler les dettes prennent bien en compte l'intérêt de tous les créanciers : fournisseurs, clients, salariés, etc. Il gère ensuite la liquidation de la société.

Doté d'une culture très étendue, le mandataire judiciaire possède de bonnes connaissances juridiques mais aussi économiques, financières, comptables et fiscales. Il sait analyser des situations complexes où l'information est technique. Intervenant toujours dans des situations de crise, il doit se montrer diplomate, rassurant les créanciers tout en aidant l'entreprise à tout rembourser.

Pour vous présenter à l'examen d'aptitude à la profession de mandataire judiciaire, vous devez être titulaire au minimum d'un master 1 (bac + 4) en droit, en sciences économiques, en gestion, du DSCG (diplôme supérieur de comptabilité et de gestion) ou du DEC (diplôme d'expertise comptable), ou encore d'un diplôme d'école de commerce.

En pratique, beaucoup de candidats sont diplômés de grandes écoles de commerce (HEC Paris, ESSEC business school, EM-Lyon business school, ESCP Europe...) dans la mesure où la formation universitaire en droit n'est pas suffisamment adaptée au métier, qui impose des connaissances de haut niveau en sciences économiques et de gestion.
On compte une dizaine d'admis par an.

Ensuite, la formation au métier de mandataire judiciaire s'effectue uniquement en stage professionnel rémunéré, sur une durée de 3 ans, chez un mandataire judiciaire, un expert-comptable ou un commissaire aux comptes.

Enfin, à l'issue du stage, vous devrez passer un examen professionnel d'aptitude très sélectif, auquel nul ne peut se présenter plus de 3 fois. C'est pourquoi certains candidats allongent la durée de leur stage (jusqu'à 5 ans !) pour se présenter à l'examen avec de meilleures chances de réussite.

Le CNAJMJ, Conseil national des administrateurs et des mandataires judiciaires, est chargé de la formation des stagiaires et des maîtres de stage ainsi que des examens professionnels.

Peu de débouchés dans ce métier. On ne compte que 318 mandataires judiciaires pour tout le territoire. Ce sont les tribunaux de commerce qui font appel aux mandataires.

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Commissaire-priseur judiciaire / Commissaire-priseuse judiciaire

commissaire_priseur_383x209.jpgLe commissaire-priseur organise et conduit les ventes aux enchères, à la demande de particuliers ou sur décision de justice, quand il s'agit de liquidations d'entreprises ou de saisies. Il intervient parfois comme expert, au moment d'un héritage par exemple, pour estimer la valeur d'un objet ou d'un meuble.

Un double diplôme est nécessaire, en droit et en histoire de l'art, arts appliqués, archéologie ou arts plastiques. L'un de ces diplômes doit être au moins de niveau bac+3, l'autre sanctionnant au minimum un niveau de formation correspondant à 2 années d'études supérieures. En dehors de l'université, vous pouvez vous former, en partie, à l'école du Louvre.

L'examen d'accès au stage organisé par la Chambre nationale des commissaires-priseurs est très sélectif et organisé une fois par an. Il ne peut être présenté qu'à 3 reprises.

Une fois reçu, vous effectuez 2 ans de stage rémunéré chez un professionnel, à l'issue duquel vous devez obtenir un certificat de bon accomplissement de stage, délivré par le Conseil des ventes volontaires de meubles aux enchères publiques. Vous devez également passer l'examen d'aptitude à la profession de commissaire-priseur judiciaire, lui aussi sanctionné par un certificat.

Ce n'est qu'au moment du rachat d'un office que vous obtenez le titre de commissaire-priseur.

Le commissaire-priseur est nommé par le ministre de la Justice, en qualité d'officier ministériel. Il ne peut pas s'installer où il veut : il doit racheter un office déjà existant. L'investissement de départ est conséquent : 15 000 à 30 000 euros.

Le secteur est devenu très concurrentiel, obligeant les commissaires-priseurs à s'associer au sein de SCP (sociétés civiles professionnelles) pour affronter le marché international. Deux maisons anglo-saxonnes le dominent : Christie's et Sotheby's.

L'Etat n'a pas le monopole des enchères publiques. Des ventes volontaires sont organisées par des sociétés commerciales qui recrutent des commissaires-priseurs.

Voir la fiche détaillée.

Contacts utiles

Union des jeunes avocats de Paris

Palais de justice
2, boulevard du Palais
75001 Paris Tel : 01.43.25.58.11

Chambre nationale des avoués

3, avenue de l'Opéra
75001 Paris Tel : 01.47.03.18.70

Association nationale des jeunes avoués

BP 32156
49021 Angers cedex 2 Tel : 02.41.60.57.57

Ecole nationale des greffes

5, Boulevard de la Marne
BP 9 - 21071 Dijon cedex Tel : 03.80.60.56.00

Chambre nationale des huissiers de justice

44, rue de Douai
75009 Paris Tel : 04.49.70.12.90

Association française des juristes d'entreprise

9, rue du Faubourg Poissonnière
75009 Paris Tel : 01.42.61.53.59

Conseil supérieur du notariat

60, bd La Tour-Maubourg
75007 Paris Tel : 01.44.90.30.00

Ecole nationale de la magistrature

10, rue des frères Bonie
33080 Bordeaux cedex Tel : 05.56.00.10.10

Syndicat de la magistrature

12-14, rue Charles-Fourier
75013 Paris Tel : 01.48.05.47.88

Conseil supérieur de la magistrature

15, quai Branly
75007 Paris Tel : 01.42.92.89.16

Liens utiles

Métiers et secteurs
Ministère de la justice

Une présentation précise de l'organisation judiciaire française. La rubrique consacrée aux métiers de la justice détaille les carrières du secteur, les formations requises et les différents concours.

http://www.justice.gouv.fr
Notaires de France

Proposé par le Conseil supérieur du notariat, ce site dispose d'une rubrique "la profession" qui aborde largement le domaine notarial : institution, métiers, le notariat en France et en Europe, etc. Avec des dossiers complets sur le notariat, les missions du notaire, sa formation et celle de ses collaborateurs.

http://www.notaires.fr
Chambre nationale des huissiers de justice

Que fait un huissier ? Depuis quand existe cette profession ? Comment faire pour devenir l'un d'eux ? Autant de questions qui trouvent leur réponse sur ce site officielqui présente l'histoire de la profession, son organisation, les formations.

http://www.huissier-justice.fr
Chambre des huissiers de justice de Paris

Description détaillée du parcours à suivre pour devenir huissier, décrocher un stage et connaître les missions de ce professionnel.

http://www.huissiersdeparis.org
Chambre nationale des avoués

Rôle de l'avoué, historique de ses fonctions, salaires, textes officiels régissant la profession¿ Autant de renseignements à venir glaner sur ce site professionnel.

http://www.chambre-nationale.avoues.fr
Association française des juristes d'entreprise

Une enquête sur les salaires, réalisée en 2004, est toujours consultable en ligne. De même, le site est à découvrir pour sa présentation du métier et pour la veille juridique accomplie.

http://www.afje.org
Métiers et formations dans le domaine de la justice

Ce site du ministère de la justice propose une sélection d'une trentaine de métiers de la justice. Les fiches métiers sont assorties de documents audio.

http://www.metiers.justice.gouv.fr
Métiers du droit

Une sélection de métiers réalisée par le CIO de l'université Panthéon-Assas Paris II.

http://cio.u-paris2.fr/page_metiers/metiers.htm
Blog de la police nationale

Ce Blog propose des informations sur les métiers et concours de la Police nationale. Au menu : des témoignages, une FAQ sur le recrutement, et des vidéos sur les épreuves des concours ainsi que les différentes missions de la police.

http://www.blog-police-recrutement.com/
Service-public.fr - organisation de la justice

Dans le cadre de sa présentation de l'organisation de la justice, ce site de service public dresse un rapide panorama des différentes professions : juge, greffier, avoué, conciliateur de justice, médiateur civil, etc.

http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/N279.xhtml?&n=Justice&l=N14&n=Organisation%20de%20l a%20justice&l=N253
Choix de formations - orientation
Formation des notaires (dossier Notaires de France)

Notaires de France a développé, sur son site, un dossier sur les 2 parcours de formation des notaires : la filière universitaire et la voie professionnelle.

http://www.notaires.fr/notaires/notaires.nsf/V_TC_PUB/DEVENIR-NOTAIRE
Ecoles - organismes de formation
ENAP, Ecole nationale de l'administration pénitentiaire

Ce site propose des informations sur les études, les conditions d'admission, ainsi que des annales pour préparer les concours.

http://www.enap.justice.fr
Ecole nationale de procédure

Etablissement permettant de se spécialiser dans le domaine juridique.

http://www.enpepp.org
ENM, Ecole nationale de la magistrature

Incontournable pour tous ceux qui veulent devenir magistrat : les concours, la formation initiale, la formation continue, etc.

http://www.enm.justice.fr
Emploi et recrutement
Syndicat des greffiers de France

Ce site syndical aborde en détails les statuts des greffiers : concours, échelons, grilles de salaires, etc.

http://www.lesgreffiers.com
RecruLex

Portail de l'emploi juridique et fiscal en France : offres d'emploi, dépôt de CV. Une rubrique est consacrée aux juniors.

http://www.recrulex.com
Actualités spécialisées
Syndicat de la magistrature

Ce site permet de suivre l'actualité de la magistrature et de connaître les dates des colloques professionnels.

http://www.syndicat-magistrature.org
Chambre des notaires de Paris

Retrouvez l'actualité de la profession et des informations pratiques sur l'immobilier ou le droit de la famille. Dans la rubrique "la profession", de nombreuses informations sur le métier et la formation des notaires : que fait le notaire ? Dans quels domaines intervient-il ? Quel cursus ? Quel plan de carrière ? Etc.

http://www.paris.notaires.fr
Village justice

Réalisé par un éditeur de presse juridique, ce portail donne accès à l'actualité du secteur, à des dossiers et à différents annuaires spécialisés.

http://www.univ-paris1.fr/index.php?id=110462
Revue Diplôme

Publication à destination des étudiants en droit, téléchargeable en ligne. Elle informe chaque mois sur les études, apporte des conseils méthodologiques et fait le tour de l'actualité juridique.

http://www.wkf.fr/modules/etudiants/revuediplome.html
Le droit et ses métiers (dossier 2009 des éditions Lamy)

Spécialisées dans les ouvrages juridiques, les éditions Lamy publient chaque année un dossier fouillé sur les débouchés des études de droit, les principaux métiers, les attentes des recruteurs, etc. Le lien proposé permet de télécharger la version 2009.

http://www.juriforum.fr/pdf/GMD_2009.pdf
Infos juridiques
Greffes

Outre les coordonnées de tous les greffes de France, vous surferez avec profit dans la rubrique ''Les greffes''.

http://www.infogreffe.fr
Droit.org

Portail des ressources sur le droit en ligne. Utile pour entamer une recherche d'informations sur un domaine juridique français.

http://www.droit.org
Lextenso

Outre la consultation de l'importante base de données juridique, vous pouvez accéder à des offres d'emploi en ligne, extraites notamment de la Gazette du Palais.

http://www.lextenso.com