Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

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Les métiers du droit

Domaines : Défense publique - Sécurité, Droit
Août 2013
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Les métiers rattachés au droit

Les études de droit peuvent mener à des fonctions en dehors des tribunaux et des instances judiciaires. Encore une fois, des études supérieures, souvent dans le droit et dans un second domaine, sont incontournables pour faciliter votre insertion dans la vie active.

Secrétaire juridique

Secrétaire spécialisée, elle assure les tâches classiques de secrétariat ou d'assistanat de direction (prise de rendez-vous, gestion du courrier et de l'emploi du temps de son supérieur, etc.) dans un service juridique ou un cabinet d'avocats par exemple.

Un goût pour le domaine juridique, des qualités d'organisation et de rigueur mais aussi une grande discrétion sont indispensables pour se lancer dans une telle carrière. En effet, outre les compétences d'une secrétaire ou d'une assistante de direction, votre attrait pour le droit sera indispensable notamment lors de la mise en forme d'actes juridiques par exemple. Connaître les procédures juridiques est donc indispensable.

Pour décrocher un poste, vous devrez de préférence avoir une double compétence en secrétariat et en droit. Ainsi, plusieurs diplômes de niveau bac + 2 sont bien adaptés :

- BTS assistant de manager, complété par une formation juridique,

- BTS assurance (pour travailler dans un service juridique de compagnie d'assurance),

- DUT carrières juridiques,

- DEUST assistanat juridique (à l'université de Valenciennes et à celle de Montpellier),

- DU secrétariat juridique (à l'université Lyon II et à celle de Clermont-Ferrand).

Par ailleurs, les écoles nationales de procédure assurent la formation continue des secrétaires d'avocats, d'avoués en exercice ou d'huissiers.

Les débouchés se trouvent principalement dans les cabinets d'avocats et les services juridiques des entreprises.

Juriste

Le juriste d'entreprise a pour mission d'assurer la sécurité juridique de l'entreprise. Il veille au respect de la conformité des lois par cette dernière : normes environnementales, législation du travail, réglementation sur le commerce, dépôt de brevet, etc.

Rigueur, sens du contact et du dialogue sont indispensables pour une profession faite d'accords, de transactions et de longues discussions ! Par ailleurs, en droit des affaires, l'anglais est incontournable et une 2e langue est souvent bienvenue.

Les études peuvent être variées, mais attention : vous ne pouvez pas devenir juriste d'entreprise sans un diplôme en droit de niveau bac + 5 minimum, ni une maîtrise parfaite de l'anglais !

A l'université, vous pouvez viser l'un des nombreux masters en droit privé avec des spécialisations possibles en droit des affaires, droit fiscal ou droit des entreprises, notamment, qui se préparent en 2 ans après une licence mention droit (bac + 3). On peut citer le master droit des affaires et fiscalité (Université Paris Panthéon-Sorbonne), droit fiscal ou économie et droit (Université Panthéon-Assas), droit des affaires (Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines), juriste d’entreprise (Université Evry-Val-d’Essonne), juriste d’affaires (Université Paris Descartes), droit de l’entreprise (Université Paris Ouest Nanterre La Défense), et bien d’autres.
Les masters donnent un niveau bac + 5.

Accessible sur dossier, le diplôme de juriste conseil d'entreprise (DJCE) est très prisé des employeurs, il se prépare après un bac + 4 en droit (M1). Sa formation est couplée à celle du master 2 juriste d’affaires de l’Université Panthéon-Assas.

Après un bac + 5, vous pouvez envisager d'enchaîner avec un mastère spécialisé dans le secteur juridique (bac + 6), proposé dans les grandes écoles de commerce.

Les doubles cursus mêlant un mastère spécialisé d'école de commerce et un diplôme en droit sont également très appréciés ainsi que les formations de type IEP (institut d'études politiques) ou IAE (institut d'administration des entreprises). L'entrée dans ces écoles est conditionnée par un concours difficile.

Le juriste peut enfin être titulaire du C.A.P.A (certificat d'aptitude à la profession d'avocat).

A noter : un diplôme juridique anglo-saxon peut également être un très bon complément de formation.

Les entreprises en forte croissance et soumises à un environnement concurrentiel sollicitent le plus les compétences des juristes. La plupart des emplois se situent dans les sièges sociaux des entreprises, en région parisienne ou dans les grandes villes de province.

On dénombre en France 13 000 juristes d'entreprise, parmi lesquels 59 % de femmes. Ils sont intégrés à une direction juridique, à la direction des ressources humaines, à la direction financière, etc.

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Administrateur judiciaire / Administratrice judiciaire

L'administrateur judiciaire intervient quand une entreprise est en grande difficulté financière. Il doit alors chercher toutes les solutions possibles pour éviter la faillite. Il peut avoir à négocier avec les banques un remboursement échelonné des dettes, assurer le redressement ou la reprise de l'entreprise, contrôler sa gestion, ou remplacer son dirigeant.

Diplomate et conciliant, l'administrateur judiciaire tient compte de la dimension humaine des problèmes et trouve des solutions qui permettent de préserver les intérêts du débiteur comme ceux du créancier. Les procédures de liquidation ou de redressement d'entreprises étant souvent très lourdes et longues, il doit être endurant et savoir faire face au stress.

Un master 1 (bac + 4) en droit, sciences économiques ou gestion, un DSCG (diplôme supérieur de comptabilité et de gestion) ou un DEC (diplôme d'expertise comptable) est le minimum requis pour accéder à la formation d'administrateur judiciaire. Mais de plus en plus de candidats au métier sortent d'une école supérieure de commerce (bac + 5).

Pour exercer ce métier, vous devrez ensuite vous présenter à l’examen d’accès au stage professionnel qui compte 7 épreuves écrites en droit et comptabilité et une épreuve orale. On ne peut se présenter plus de 3 fois à cet examen. Une dizaine de candidats sont admis. Il faut ensuite accomplir un stage professionnel rémunéré dans l'étude d'un administrateur en exercice pendant 3 ans au minimum avant de se présenter à l'examen professionnel d'aptitude, très sélectif, donnant droit au titre d'administrateur judiciaire. Cet examen ne peut être présenté que 2 fois. En pratique, bon nombre de candidats allongent la durée de leur stage (jusqu'à 5 ans !) pour se présenter à l'examen avec de meilleures chances de réussite.

Le CNAMJ, Conseil national des administrateurs et des mandataires judiciaires, prend en charge la formation des stagiaires et des maîtres de stage.

L'administrateur judiciaire peut cumuler ses fonctions avec celles d'avocat, à condition de ne pas les exercer successivement pour le compte d'une même entreprise.

L'administrateur judiciaire exerce une profession libérale. Le ministère de la Justice est son unique employeur.

Attention, les places sont rares : moins d'une dizaine d'administrateurs judiciaires s'installent à leur compte en France chaque année. En 2008, on ne comptait que 117 administrateurs judiciaires sur le territoire national, dont 30 % de femmes.

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Mandataire judiciaire

Le mandataire judiciaire intervient lorsqu'une entreprise est en redressement judiciaire après avoir fait faillite. Il vérifie que les solutions proposées pour régler les dettes prennent bien en compte l'intérêt de tous les créanciers : fournisseurs, clients, salariés, etc. Il gère ensuite la liquidation de la société.

Doté d'une culture très étendue, le mandataire judiciaire possède de bonnes connaissances juridiques mais aussi économiques, financières, comptables et fiscales. Il sait analyser des situations complexes où l'information est technique. Intervenant toujours dans des situations de crise, il doit se montrer diplomate, rassurant les créanciers tout en aidant l'entreprise à tout rembourser.

Pour vous présenter à l'examen d'aptitude à la profession de mandataire judiciaire, vous devez être titulaire au minimum d'un master 1 (bac + 4) en droit, en sciences économiques, en gestion, du DSCG (diplôme supérieur de comptabilité et de gestion) ou du DEC (diplôme d'expertise comptable), ou encore d'un diplôme d'école de commerce.

En pratique, beaucoup de candidats sont diplômés de grandes écoles de commerce (HEC Paris, ESSEC business school, EM-Lyon business school, ESCP Europe...) dans la mesure où la formation universitaire en droit n'est pas suffisamment adaptée au métier, qui impose des connaissances de haut niveau en sciences économiques et de gestion.
On compte une dizaine d'admis par an.

Ensuite, la formation au métier de mandataire judiciaire s'effectue uniquement en stage professionnel rémunéré, sur une durée de 3 ans, chez un mandataire judiciaire, un expert-comptable ou un commissaire aux comptes.

Enfin, à l'issue du stage, vous devrez passer un examen professionnel d'aptitude très sélectif, auquel nul ne peut se présenter plus de 3 fois. C'est pourquoi certains candidats allongent la durée de leur stage (jusqu'à 5 ans !) pour se présenter à l'examen avec de meilleures chances de réussite.

Le CNAJMJ, Conseil national des administrateurs et des mandataires judiciaires, est chargé de la formation des stagiaires et des maîtres de stage ainsi que des examens professionnels.

Peu de débouchés dans ce métier. On ne compte que 318 mandataires judiciaires pour tout le territoire. Ce sont les tribunaux de commerce qui font appel aux mandataires.

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Commissaire-priseur judiciaire / Commissaire-priseuse judiciaire

commissaire_priseur_383x209.jpgLe commissaire-priseur organise et conduit les ventes aux enchères, à la demande de particuliers ou sur décision de justice, quand il s'agit de liquidations d'entreprises ou de saisies. Il intervient parfois comme expert, au moment d'un héritage par exemple, pour estimer la valeur d'un objet ou d'un meuble.

Un double diplôme est nécessaire, en droit et en histoire de l'art, arts appliqués, archéologie ou arts plastiques. L'un de ces diplômes doit être au moins de niveau bac+3, l'autre sanctionnant au minimum un niveau de formation correspondant à 2 années d'études supérieures. En dehors de l'université, vous pouvez vous former, en partie, à l'école du Louvre.

L'examen d'accès au stage organisé par la Chambre nationale des commissaires-priseurs est très sélectif et organisé une fois par an. Il ne peut être présenté qu'à 3 reprises.

Une fois reçu, vous effectuez 2 ans de stage rémunéré chez un professionnel, à l'issue duquel vous devez obtenir un certificat de bon accomplissement de stage, délivré par le Conseil des ventes volontaires de meubles aux enchères publiques. Vous devez également passer l'examen d'aptitude à la profession de commissaire-priseur judiciaire, lui aussi sanctionné par un certificat.

Ce n'est qu'au moment du rachat d'un office que vous obtenez le titre de commissaire-priseur.

Le commissaire-priseur est nommé par le ministre de la Justice, en qualité d'officier ministériel. Il ne peut pas s'installer où il veut : il doit racheter un office déjà existant. L'investissement de départ est conséquent : 15 000 à 30 000 euros.

Le secteur est devenu très concurrentiel, obligeant les commissaires-priseurs à s'associer au sein de SCP (sociétés civiles professionnelles) pour affronter le marché international. Deux maisons anglo-saxonnes le dominent : Christie's et Sotheby's.

L'Etat n'a pas le monopole des enchères publiques. Des ventes volontaires sont organisées par des sociétés commerciales qui recrutent des commissaires-priseurs.

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