Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Lucie Pindat

Etudiante en arts appliqués, Paris (75)
Date de l'interview : 01/12/2004

Le DSAA est tourné vers la réflexion, bien davantage que le BTS : c'est ce que j'apprécie le plus.

Lucie Pindat est étudiante à l'école Olivier de Serres (Paris). Cette formation de deux ans devrait lui permettre de réaliser son rêve : devenir graphiste dans l'édition...

Quel a été votre parcours avant d'entrer en DSAA (diplôme supérieur des arts appliqués) ?

J'aime le dessin depuis que je suis enfant. J'ai fait un bac scientifique et, pendant mon année de terminale, j'ai suivi 3 ou 4 heures de cours d'arts plastiques par semaine dans un atelier. Puis je suis entrée à l'école Olivier de Serres, où j'ai fait une année de mise à niveau en arts appliqués. J'ai poursuivi par un BTS Communication visuelle dans la même école, puis je suis entrée en DSAA. A la sortie de la formation, j'aurai donc un niveau maîtrise.

Quels sont les critères ou les épreuves pour être admis en année de remise à niveau en arts appliqués ? en DSAA ?

L'admission en année de remise à niveau se fait d'abord sur dossier scolaire : il faut avoir un bon niveau dans toutes les matières, écrire une lettre de motivation, passer un entretien, et réussir une épreuve d'arts plastiques de quatre heures sur un format raisin. Ce format est assez grand, (65 x 50 cm) et il vaut mieux s'être entraîné avant, par exemple sur les sujets des années précédentes.
Pour le DSAA, le dossier scolaire reste très important mais il n'y a plus d'épreuve d'arts plastiques car le postulant présente ses meilleurs travaux lors d'un entretien. Les sélections à l'entrée en DSAA comportent en plus une épreuve écrite de français.

Quel est le contenu de la formation ?

Nous suivons des cours théoriques : sciences humaines, histoire de l'art, gestion du droit et du marketing, de l'informatique et une langue vivante. En première année, nous avons des ateliers d'environ 3 mois chacun pendant lesquels nous réfléchissons à la manière dont la communication visuelle peut répondre à une problématique. Par exemple, je viens d'imaginer une collection de livres pour une maison d'édition. En deuxième année, l'accent est mis sur un long projet. Nous devons l'accompagner d'un mémoire pour expliquer notre démarche.
Le DSAA est tourné vers la réflexion, bien d'avantage que le BTS, c'est ce que j'apprécie le plus. Je trouve les échanges entre les élèves très enrichissants. On s'entraide beaucoup.

Quels conseils donneriez-vous à des futurs étudiants en DSAA ?

Autant savoir d'emblée que ce sont des études qui demandent vraiment de ''tout donner ''. On ne pense plus qu'à ça pendant toute la formation. Il y a beaucoup de travail à réaliser en dehors des cours, c'est très prenant. Il faut beaucoup s'investir, se remettre sans cesse en question dans sa création, être curieux de tout, observateur et apprendre toujours de nouvelles techniques. Ceux qui veulent se lancer doivent venir aux journées portes ouvertes, se renseigner un maximum et s'entraîner à des épreuves d'arts plastiques sur des formats raisin car sinon ils risquent d'être déconcertés lors des sélections.

Quel est votre projet professionnel ?

Je voudrais travailler comme graphiste dans une entreprise à taille humaine. Ce serait l'occasion de rencontrer les clients, afin de pouvoir interpréter leur demande, de chercher ce qui peut correspondre à leur attente et que ce ne soit pas uniquement un commercial qui s'en occupe. J'aimerais travailler pour le secteur culturel, des théâtres par exemple, car cela permet d'être très créatif. Mais mon rêve serait de travailler pour l'édition : sur le support livre, la couverture, la maquette intérieure, etc. Je trouve cela passionnant.