Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

domaine

Les métiers du numérique

Domaine : Informatique - Télécoms - Internet
Juillet 2015
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Panorama du secteur

Le secteur du numérique est en constante mutation. Ici innovation et réactivité sont les maîtres mots pour évoluer notamment dans le web et le digital ! Avec les avancées technologiques, les besoins en recrutement sont de plus en plus spécialisés : 36 000 créations d'emplois sont prévus d'ici 2018 !

L'informatique est un outil de stratégie et de compétitivité majeur dont les entreprises ne peuvent plus se passer. Ce secteur de pointe génère de nombreux emplois.

Tous secteurs confondus, la France compte pas moins de 574 000 informaticiens dont 265 000 dans le secteur Logiciels et Services informatiques. Les autres sont employés par des entreprise utilisatrices d'informatique (banque, constructeur automobile, administration, etc.). Le secteur numérique représente un peu plus de 3 % de la population salariée en France.

Selon une étude sociodémographique menée auprès des entreprises de la branche numérique, le secteur compte 70 % de salariés hommes contre 30 % de femmes. L'âge moyen est d'environ 36 ans.

Si 54 % des salariés de la branche ont un bac + 5, seul 1 % déclare avoir un CAP et 4 % ont un niveau bac. Par ailleurs 84 % des hommes occupent des postes d'ingénieurs ou de cadres contre 74 % des femmes.

Bon à savoir : 6 % des salariés réalisent une part de leurs activités en télétravail.

Repère
En avril 2013, le Syntec Numérique officialise le changement de nom de SSII (Société de services en ingénierie informatique) en ESN, "entreprise de services du numérique".

 Le développement des nouvelles technologies fait naître de nouveaux usages, de nouveaux besoins auxquels les entreprises doivent apporter des réponses rapides et efficaces. Elles doivent sans cesse faire évoluer les pratiques de leurs équipes numériques pour faire face à la demande... et à la concurrence. Les attentes des clients ("customer centric") sont au coeur des stratégies numériques.

 Le marché français du Cloud affiche une belle croissance. Les solutions cloud computing (c'est-à-dire l'utilisation de la puissance de calcul et de stockage de serveurs distants) sont désormais utilisées par 55 % des entreprises et des administrations françaises( PAC Cloudindex 2014).

Zoom : Handi-numérique
Quatorze grandes entreprises du numérique s'engagent pour l'emploi des personnes handicapées en lançant le portail "Handi-numérique". Handi-numérique est le premier site Web dédié aux métiers et aux formations du secteur, à destination des personnes handicapées. http://www.handi-numerique.com/

Un monde de plus en plus connecté

Les smartphones, ordinateurs portables et tablettes ont envahi le quotidien de la majorité des adultes en France, et dans les pays les plus industrialisés. En 2013, selon le Cigref, 71 % des Français possédaient un ordinateur portable, 50 % un smartphone et 23 % une tablette.

L'ensemble des supports numériques ont généré deux fois plus de données en deux ans que depuis le début de l'humanité, selon le Cigref. Chaque jour plus d'un milliard de recherches sont effectuées sur Google !

Les réseaux d'objets connectés, la connaissance automatisée, la robotique avancée, l'impression 3D, le cloud computing, l'internet mobile, les véhicules autonomes sont autant d'innovations du secteur numérique qui changent les habitudes de vie (et de travail) et ont un fort potentiel de création de richesses.

Pour les entreprises, la gestion du Big Data est l'un des enjeux majeurs à relever : à chacune de capitaliser sur ses données pour favoriser l'expérience client. La protection des données devient aussi essentielle dans les entreprises. Et les risques liés à la dématérialisation des données et des services se développent aussi : piratage, espionnage, bug, sabotage. Il est donc indispensable pour les professionnels du secteur numérique de développer des compétences autour des notions de cyber-sécurité et de cybercriminalité.

Si aujourd'hui la DSI est encore souvent vue comme une fonction support, elle doit désormais être envisagée comme un élément incontournable d'un écosystème ou les professionnels high tech communiquent et travaillent en concertation et au quotidien avec les métiers de l'entreprise. D'où le mode projet qui tend à se généraliser dans les entreprises.

Zoom sur l'Ile-de-France

L'Ile-de-France a été précurseur dans le domaine du numérique. Elle a créé le premier cluster européen dans le domaine des technologies de l'information et de la communication. La région abrite la plus grande concentration de main d'œuvre spécialisée en technologies de l'information et des télécommunications de l'Union européenne. Sur les 1 200 entreprises adhérentes de Syntec Numérique, 60 % sont en Ile-de-France.

L'Ile-de-France compte deux  pôles de compétitivité  dédiés aux TIC : Cap Digital Paris Région et Systematic Paris Région.

Créé en 2006, Cap Digital est le pôle des industries des services et contenus numériques. Il regroupe plus de 700 entreprises. Plus de 50 organismes de recherche et de formation sont en relation directe avec les entreprises au travers de plusieurs centaines de projets collaboratifs en cours. 

Le Pôle Systematic qui fédère en Ile-de-France près de 800 acteurs industriels, a pour finalité de faire de l’Ile-de-France l’un des territoires visibles au niveau mondial sur le thème de la conception, de la réalisation et de la maîtrise des systèmes complexes. Ce Pôle  est à la fois une « usine à innovations technologiques » par le biais des projets de R&D et un cluster d’innovation ancré sur le territoire francilien. 

Convention d'objectifs et de moyens sectorielle pour le développement de l'apprentissage
Syntec Numérique et la Région Ile-de-France ont signé en juin 2014 une Convention d'objectifs et de moyens sectorielle pour le développement de l'apprentissage (COM). L'objectif est de développer et valoriser l'apprentissage dans le domaine du numérique sur la période 2013-2015 afin d'améliorer et d'augmenter l'offre de formation répondant aux besoins de la filière numérique.
La Région Ile-de-France et le Syntec Numérique poursuivent ainsi leur engagement auprès des jeunes et proposent des formations adaptées aux métiers du numérique.

36 000 créations d'emplois d'ici 2018

Le CEP, contrat d'étude prospective du secteur professionnel du Numérique identifie plus de 36 000 créations d'emplois nettes sur l'ensemble du numérique à 5 ans, notamment en lien avec les métiers des technologies émergentes (Big Data, Cloud Computing, systèmes embarqués), ou soumis à des évolutions de marché ou d'environnement (développement web et mobile, Web Design, community manager).

Ces créations d'emploi devraient majoritairement (20 900 postes) se développer dans les secteurs connexes (web, domotique, e-commerce, jeux vidéo, etc.) que dans la branche numérique elle-même.

En termes de formation initiale et continue, le CEP dresse le constat d'une offre de formation globalement très satisfaisante d'un point de vue qualitatif et répondant aux constantes évolutions technologiques de la filière numérique. Il pointe cependant la nécessité de renforcer l'attractivité des métiers du numérique auprès des jeunes afin de pouvoir répondre aux forts besoins de recrutement des entreprises du numérique, et identifie également certains métiers émergents dont l'offre de formation reste à développer (analyste Big Data, spécialiste cyber sécurité, Business Analyst, Web Designer, etc.).

A noter : selon le CEP, un métier est dit "numérique" si au moins 50 % de ses activités relèvent de la production numérique et non simplement de l'usage numérique.

Les femmes dans le numérique

Selon le Baromètre Syntec Nmérique – BVA (septembre 2014), elles n'occupent en France, que 25 à 30 % des postes. Cette proportion reflète leur peu de représentativité à l'échelle mondiale : parmi les dirigeants des 100 plus grandes entreprises de haute technologie, seuls 6 % sont féminins et moins de 10 % des start-ups sont créées par des femmes !

Pourtant les actions de sensibilisation des jeunes femmes aux métiers du numérique se multiplient : l'association Elles Bougent s'implique dans cette féminisation en organisant des journées de rencontres entre des femmes du numérique et des lycéennes.

Par ailleurs, Femmes du numérique, la Commission de Syntec Nmérique, et l'EPITA, école d'ingénieurs du Groupe IONIS organisent le Trophée Excellencia. Cet événement, qui valorise la créativité et les talents féminins, a pour vocation de promouvoir les métiers du numérique et le potentiel de recrutement du secteur auprès des femmes.

Les métiers au top et ceux en baisse

Selon Clémentine, cabinet de recrutement spécialisé dans les métiers du web et de l'informatique, les Data scientists, profils encore rares sur le marché de l'emploi sont particulièrement recherché dans le cadre du développement du Big Data. Très prisé, le salaire de base de ce spécialiste des mathématiques et des statistiques tourne autour de 40 000 euros par an.

Pour faire le lien avec les équipes métiers, les Product managers ont aussi le vent en poupe tout comme les ingénieurs Big Data et les architectes Cloud Computing sans oublier les développeurs !

En revanche, sont à  la baisse : les recrutements d'architectes réseaux traditionnels, de techniciens télécoms et réseaux, de chefs de projet télécom ou encore d'ingénieurs réseaux traditionnels.

De façon globale, les emplois d'expertise sont de plus en plus recherchés tandis que les postes de maintenance et d'informatique industrielle sont plus rares.

Former aux métiers d'aujourd'hui... et de demain

Le grand plan numérique à l'école annoncé par le Président François Hollande en novembre 2014 s'inscrit dans les "34 plans de la nouvelle France industrielle" lancés en 2013. Il s'agit d'équiper les élèves de 5e de tablettes d'ici 2016, et de développer leur culture numérique.

Rédigé par un groupe de travail au sein du Conseil national du numérique, le rapport "Jules Ferry 3.0" (octobre 2014) a mis en lumière la vision de l'école d'un monde numérique en devenir avant de proposer des pistes d'actions pour y parvenir.

Enseigner l'informatique à l'école, et le code en particulier, est l'une des actions majeures à développer au sein de l'enseignement dès le plus jeune âge. C'est aussi financer de nouveaux travaux de recherche chaque année ou encore appréhender différemment les savoirs, pour que la création, l'échange des savoirs et la coopération arrivent au coeur des pratiques.

Par ailleurs, les Mooc représentent un nouvel enjeu économique, mais surtout rebattent les cartes de l'école traditionnelle : l'égalité à l'accès à la connaissance prend ici tout son sens. Comme l'indique le rapport Jules Ferry 3.0 "l'école doit accompagner des transformations profondes de la nature même des savoirs, de leur création, leurs transmissions, leurs usages. (...) L'école doit être l'acteur majeur de l'insertion de chacun dans la culture numérique. Elle est investie de la formation et de la socialisation des futurs adultes, avec et par le numérique. Elle doit également préparer à la vie de travail et aux systèmes de conception et de production dans l'économie numérique."

Selon la dernière étude de l'Apec de novembre 2014, "un an suivant l'obtention de leur diplôme, 85 % des jeunes diplômés de 2013 de niveau master 2 et plus en informatique étaient en emploi contre 63 % de l'ensemble des jeunes diplômés. (...) Les débouchés des diplômés en informatique sont très concentrés dans les services. 43 % des sortants de 2013 y occupent une fonction dans le secteur des activités informatiques."

L'insertion des jeunes diplômés en informatique est ainsi excellente avec 9 diplômés de 2013 sur 10 en emploi ont un contrat en CDI. C'est moitié plus que la moyenne (59 %) ! Selon l'étude de l'Apec, le nombre et la fréquence des stages effectués au cours de leur formation seraient des facteurs favorables à une meilleure insertion que dans d'autres disciplines.

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