Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

David Brimmel

Formateur en plomberie, Nangis (77)
Date de l'interview : 01/09/2004

Je privilégie les travaux pratiques pour mes formations en plomberie afin que les apprentis maîtrisent facilement les gestes techniques.

Après une formation en apprentissage, il a été plombier, chef de chantier et chef de travaux pendant une quinzaine d'années. Depuis mai 2002, il est formateur en CFA pour transmettre son savoir.

Quel a été votre parcours de formation ?

En fin de 3e, l'école n'était pas ma tasse de thé. J'avais envie de travailler, alors je me suis lancé dans un CAP plomberie par la voie de l'apprentissage. L'alternance cours-entreprise me convenait bien mieux que les cours du collège ! Le CAP en poche, j'ai poursuivi par un BP plomberie. Après l'armée, j'ai décroché mon 1er emploi chez un artisan, mais j'ai fait en parallèle un BM plomberie. Avec ce diplôme, je savais que dans l'avenir je pourrais songer soit à monter mon entreprise, soit à devenir formateur.

Comment passe-t-on d'un métier manuel à celui de formateur ?

Même si l'idée d'enseigner m'était déjà passée par la tête, je savais qu'il fallait d'abord que j'exerce plusieurs années sur le terrain pour faire ''le tour'' du métier. J'ai travaillé aussi bien dans des petites sociétés artisanales que dans des grosses entreprises du BTP. Cela m'a permis de toucher à tous les aspects de la plomberie (appartements, pavillons neufs, immeubles, etc.) et aussi d'acquérir les compétences de chauffagiste sur le tas. Ayant beaucoup apprécié les relations apprentis-formateurs lors de mes années de formation, j'ai toujours été maître d'apprentissage dans les entreprises où j'ai travaillé. C'est donc naturellement qu'un jour, j'ai répondu à une offre d'emploi de formateur !

Comment s'est passé votre recrutement au sein du CFA ?

C'est grâce à un ancien de mes formateurs, jamais perdu de vue depuis l'obtention de mon CAP, que j'ai eu connaissance du recrutement. J'ai envoyé mon CV et une lettre de motivation. J'ai ensuite été reçu en entretien par le directeur... mais je n'ai pas été choisi au final. En avril de l'année suivante, un nouveau poste se libérait. J'ai été contacté de nouveau et recruté en CDI pour un poste débutant un mois plus tard.

Quelles sont les différentes activités d'un formateur de CFA ?

J'enseigne des cours théoriques et pratiques à des apprentis en CAP plomberie. J'assure en moyenne 21h de face à face par semaine, une dizaine d'heures de préparation et 4 heures de visites d'entreprises. Mais je passe en fait bien plus d'heures à préparer mes séances car c'est nouveau pour moi !

Comment se déroulent vos cours ?

Les séances avec les jeunes peuvent durer 4 heures. Je prévois des ateliers d'une heure environ pour maintenir leur attention. Bien souvent, la 1ere heure se passe dans une salle de cours ''classique'' pour la théorie, puis on passe dans l'atelier où chacun a une pièce particulière à réaliser. Je propose de nombreuses démonstrations pour qu'ils comprennent les gestes techniques. Les apprentis me sollicitent en permanence. L'objectif est bien sûr de les préparer à l'obtention de leur diplôme. Je le fais en respectant le rythme de progression de chacun.

Le travail d'équipe a-t-il une place importante dans votre métier ?

Dans notre quotidien de formateur, il ne faut pas oublier la place prédominante du travail en équipe. En début d'année, les formateurs d'une même discipline montent leur progression pédagogique ensemble en s'appuyant sur le référentiel de la formation. Echanger sur nos pratiques nous fait aussi progresser. D'ailleurs, comme je débute, je suis encore une formation (menant au titre homologué de formateur en CFA) en parallèle de mon travail. Et mon tuteur n'est autre qu'un de mes collègues d'atelier !