Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Céline Sicé

Professeur des écoles en maternelle, Sevran (93)
Date de l'interview : 01/09/2004

J'ai eu beaucoup de chance d'obtenir une maternelle car quand on débute choisir sa classe est quasi-impossible !

Enfant, elle aimait l'école sans être pour autant bonne élève. Aujourd'hui, elle occupe son 1er poste de titulaire dans une maternelle. Retour sur son parcours atypique et ses 1ers pas dans la profession...

Votre parcours de formation est étonnant. Pouvez-vous nous en expliquer les grandes lignes ?

A l'école, je n'étais pas vraiment douée. Comme j'étais très à l'aise en dessin, j'ai passé un CAP dessinateur d'exécution en publicité puis un bac pro communication graphique.
Ne trouvant pas de travail dans ma branche, j'ai décroché un poste d'aide éducatrice en école élémentaire. Et c'est là que j'ai eu le déclic pour l'enseignement ! Sachant que le contrat que je venais de signer ne serait pas renouvelé au-delà de 5 ans, c'était la course contre la montre pour parvenir à mes fins.

Comment êtes-vous parvenue au niveau bac + 3 indispensable pour se présenter au concours ?

Dans le cadre de mon emploi jeune, je pouvais bénéficier d'une formation. J'en ai profité pleinement : j'ai préparé un DUSEF sciences de l'éducation puis une licence en sciences de l'éducation. Ma motivation était telle que reprendre des études n'a pas été un problème. J'ai tout préparé en cours du soir, après la journée de travail mais je n'ai jamais renoncé.
En 2002, j'ai suivi une préparation au concours à l'IUFM et en 2003 j'ai réussi le concours pour ma plus grande joie.

Comment se passe la 1ere affectation ?

Chaque titulaire doit formuler ses voeux d'affectation. Si le 1er mouvement, ouvert à tous les titulaires, ne vous attribue aucun poste, vous passez alors par le mouvement complémentaire. Là vous devez demander 10 villes. Et vous recevez votre affectation qui ne correspond pas forcément à vos attentes.

Vous avez obtenu votre 1er poste dans une maternelle. Cela correspondait à votre envie ?

Lors de la 2e année de formation en IUFM, on a trois stages obligatoires sur le terrain. Le deuxième suivi dans une maternelle a été une révélation : le contact avec les plus petits, les activités proposées m'ont beaucoup intéressée.
J'avoue que j'ai eu beaucoup de chance d'avoir une maternelle car quand on débute, il est difficile d'obtenir la ville que l'on souhaite alors autant dire que choisir sa classe est quasi-impossible ! J'ai donc obtenu une ville que je n'avais pas demandée... mais par chance, le poste était en maternelle.

Quelle est une journée type en grande section de maternelle ?

Toute journée commence par l'accueil des enfants et des échanges rapides avec les parents. Viennent ensuite les " rituels " : on dit la date, on parle de la météo, on compte le nombre de présents, etc. Ensuite plusieurs ateliers sont mis en place (graphisme, maths, langues, etc.) et la matinée se termine par des moments de chant et de comptine.
L'après-midi, je débute toujours par une séance de gym suivie par de moments de langage. Là je m'appuie sur un livre, une histoire que je leur raconte pour faire parler les enfants. Des ateliers d'arts plastiques ou de jardinage bouclent la journée.
Tout cela demande de nombreuses préparations en dehors des heures de cours. Mes collègues plus expérimentés me donnent des conseils et me facilitent grandement la tâche en partageant leur expérience avec moi. C'est aussi ça, le travail d'enseignant.