Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Kévin Havard

Elève de 3e, intéressé par l'apprentissage, Villepinte (93)
Date de l'interview : 29/07/2010

Je vise les restaurants haut de gamme parce que c'est là qu'on apprend la vraie grande cuisine française.

Kévin n'a que 15 ans, mais déjà la détermination d'un futur grand chef. Il souhaite se former à la Cuisine Française dans les coulisses des restaurants gastronomiques.

Quelle formation envisagez-vous de suivre l'année prochaine ?

Je suis actuellement en troisième, option découverte professionnelle 3 h. Je vais préparer un BEP hôtellerie-restauration dominante cuisine, en apprentissage au CEFAA de Villepinte. Au collège, certains adultes ont cherché à me convaincre d'aller en seconde car j'ai de bons résultats scolaires.

L'option DP 3 heures a-t-elle influencé votre choix ?

Non, pas du tout. Dans ma famille, on aime bien manger et je cuisine avec ma mère depuis longtemps. J'ai également 3 proches qui sont déjà dans ce milieu. J'ai été influencé par leurs parcours, mais j'étais déjà très déterminé.

Pourquoi avez-vous opté pour l'apprentissage ?

J'ai choisi ce mode de formation parce qu'on applique directement dans un vrai restaurant ce qu'on apprend au CFA. Je pense qu'en lycée pro, on n'est pas assez souvent en stage, on acquiert beaucoup de théorie mais pas suffisamment d'expérience. A mon avis, on est plus facilement embauché à l'issue d'un BEP au CFA.

Quelles ont été vos démarches ?

J'ai effectué mon stage de découverte de troisième à la "Brasserie La Coupole" à Paris. Durant ce stage, j'ai fait essentiellement de la pâtisserie et aussi beaucoup d'épluchage ! En cuisine, il faut savoir tout faire. J'ai aussi fait un stage de 3 jours au CEFAA de Villepinte, durant lequel j'ai pu visiter les ateliers et participer aux TP en cuisine et en salle, ce qui m'a conforté dans mon choix puisque le service ne m'a pas vraiment plu. C'est par l'intermédiaire du CEFFA que j'ai pu rencontrer des employeurs potentiels pour mon apprentissage. Enfin, je viens de finir un stage de 3 jours à l'Hôtel Pullman sur le pôle de Roissy. C'est un essai pour un éventuel contrat d'apprentissage. J'y ai reçu de précieux conseils et un très bon accueil. Ces expériences m'ont encore plus fait aimer la cuisine, même si je savais à quoi m'attendre : je m'étais beaucoup renseigné avant.

Avez-vous trouvé facilement une entreprise ?

Oui, mais pour trouver une entreprise qui me convienne, je m'y suis pris très tôt. J'attends encore plusieurs réponses. Dans certains restaurants très prisés, les apprentis sont retenus jusqu'à 1 an à l'avance. Je me suis présenté spontanément aux restaurants qui m'intéressaient après avoir cherché sur Internet. Je souhaite faire mon apprentissage dans un restaurant gastronomique ou semi-gastronomique. Je vise le haut de gamme parce que c'est là qu'on apprend la vraie grande cuisine française élaborée à partir de bons produits frais et non surgelés.

Qu'est ce qui vous plaît le plus dans votre futur métier ?

C'est le côté créatif, l'innovation, créer des nouveaux plats. J'aime le mélange des textures et des saveurs. La mise en place et le soin du détail sont également très importants à mes yeux. J'apprécie le côté rigoureux et consciencieux qu'exige le métier. Il faut tenter d'atteindre la perfection et relever les défis et les challenges.

Quelles sont les qualités pour bien exercer le métier de cuisinier ?

En plus de la rigueur, il faut aimer travailler en équipe ; on n'est pas seul dans une cuisine.Il faut être également innovant, assidu et ponctuel : on ne peut pas rater un plat et faire attendre le client. Une certaine pression règne en cuisine.

Quels sont vos projets ?

Après le BEP, je souhaite passer le bac pro et peut-être un BTS, pour plus tard, monter mon propre établissement. Mais auparavant, je veux engranger de l'expérience pendant une dizaine d'années, avec pourquoi pas, également, une expérience à l'étranger.

Pensez vous que les débouchés sont nombreux et variés ?

Oui, on a toujours besoin de quelqu'un dans une cuisine ! Un cuisinier peut se spécialiser dans de nombreuses parties : poisson, viande, légumes, etc. Après quelques années, on peut devenir conseiller pour les viandes, par exemple ou les fromages, mais seulement dans les grands restaurants. On peut exercer ce métier dans des établissements très différents, dans de nombreuses régions. La France est quand même l'un des pays les plus renommés pour sa cuisine.

Quels conseils donneriez-vous à d'autres jeunes intéressés par la cuisine ?

Il faut être vraiment sûr de vouloir faire ce métier car il est difficile de le concilier avec sa vie personnelle. Les horaires sont extensibles et décalés. De plus, il y a des équipements à acheter pour la formation (mallettes de couteaux et tenues, aux alentours de 150 euros). Il faut vraiment que ce métier soit une vocation et il faut tester sa motivation en faisant des stages. Enfin, il faut choisir la gastronomie pour que cet apprentissage soit vraiment intéressant.