Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

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Se former en apprentissage

Domaines : Collège, CAP / BEP ou équivalent, Formations, Seconde, Première, Bac ou équivalent, Bac + 2, Bac + 3, Bac + 4, Bac + 5, Autres formations
Janvier 2011
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Etre apprenti en Ile-de-France

L’Ile-de-France compte 170 CFA et 654 sites de formation préparant plus de 800 métiers différents (source : Conseil régional d’Ile-de-France). Vous n'avez donc que l'embarras du choix pour le diplôme à préparer et le lieu de votre formation.

L'apprenti francilien est typiquement un homme, habitant la grande couronne et suivant une formation de niveau V ou IV (du CAP au bac pro). Les jeunes femmes ne représentent que 37 % des apprentis et elles sont davantage présentes dans les formations de niveaux II et III, c’est-à-dire dans les études supérieures (Enquête d’insertion professionnelle des apprentis, 2009, DRTEFP Ile de France).

Y compris dans la région Ile-de-France, les entrées en apprentissage se font encore pour l'essentiel dans les niveaux V (CAP) et III (BTS). Néanmoins, ce sont les entrées dans les niveaux d'enseignement supérieurs qui se développent aujourd'hui le plus rapidement.

La valorisation de l'alternance

Les apprentis sont mis en avant et la volonté de valoriser ce mode de formation, spécialement en Ile-de-France, conduit à la production de différents évènements comme ApprentiScènes. Pour la 4e édition en 2010, 650 apprentis se sont succédés sur scène, par équipes, pour présenter 125 sketchs qu’ils ont eux-mêmes imaginés et écrits, sur des thèmes qui leur sont proches : leurs métiers, leurs formations et leurs préoccupations. Objectif : valoriser le travail des apprentis et donner envie aux jeunes et à leur famille de s'engager dans cette voie. Le tout sur la scène de l’Espace Cardin à Paris, en public et devant un jury. Et à un rythme endiablé : pas plus de trois minutes par sketch !

Les services, gros consommateurs d’apprentis

En 2008 en Ile-de-France, 2 apprentis sur 3 préparaient un CAP, un BEP, un bac pro ou un BTS. Plus précisément, 43 % des apprentis ont préparé un diplôme de niveau V (BEP/CAP), 20 % un diplôme de niveau IV (bac), 18 % un diplôme de niveau III (BTS, DUT), 11 % un diplôme de niveau II (licence pro, master 1…) et 8 % un diplôme de niveau I (master 2, diplôme d’ingénieur…). En Ile-de-France, l’apprentissage permet aujourd’hui de réellement préparer des diplômes de tous niveaux.

Pour autant, les effectifs en bac pro augmentent fortement depuis 2010, suite à la réforme de la voie pro et de la suppression des BEP au profit des bacs pros en 3 ans.

Par ailleurs, les apprentis, tous niveaux confondus, préparent pour plus de la moitié un métier dans les services (56 %). Les métiers les plus fréquents se situent dans :

  • le commerce et la vente ;
  • la coiffure, l’esthétique et autres soins ;
  • l'accueil, l'hôtellerie, le tourisme ;
  • la comptabilité et la gestion.

 

Dans le secteur de la production (44 %), les métiers les plus fréquemment préparés se situent dans :

  • l'alimentation et l’agro-alimentaire ;
  • l'électricité et l’électronique ;
  • les moteurs et la mécanique auto ;
  • le bâtiment et les finitions.

Des chances d’insertion supérieures à la moyenne

Sept mois après la fin de leur formation, 71 % des sortants d'apprentissage sont en emploi (contre 63 % en moyenne dans les autres régions). Pour comparaison, 50% des jeunes sortant de formation, tout niveau et spécialité confondu, sont en emploi 7 mois après leur sortie.

La proportion de jeunes en emploi varie de façon importante selon le diplôme préparé au cours de l’alternance : de 63 % pour un diplôme de niveau V (CAP, BEP) à 77 % pour un diplôme de niveau I et II (licence, master, diplôme d’ingénieur, etc.).

L'accès à l'emploi s'effectue dans l'entreprise d'accueil dans près de la moitié des cas. Quatre sortants d'apprentissage sur 10 travaillent dans une entreprise de plus de 50 salariés.

Parmi les apprentis en emploi, 70 % sont en CDI (contre 62 % pour les autres régions), 24 % en CDD ou en intérim, 6 % un contrat aidé.

La proportion de jeunes en CDI varie de façon importante selon le diplôme préparé au cours de l’alternance : de 60 % pour un diplôme de niveau V (CAP, BEP) à 74 % pour un diplôme de niveau IV (bac).

A noter, le secteur public n’absorbe que 12,5 % des anciens apprentis. Cette part est très en-deçà de la place qu'occupe la fonction publique dans l'ensemble des emplois de la région puisqu'un emploi francilien sur 5 est public. Cette sous représentation des apprentis dans le public s’explique par le fait que de nombreux corps et métiers du secteur public ne sont accessibles que sur concours, que l’on sorte d’apprentissage ou non !

Et si je rate mon examen final ?

En cas d'échec à l'examen, votre contrat d'apprentissage peut être prolongé d'un an au plus chez le même employeur (prolongation du contrat initial) ou chez un autre employeur (conclusion d’un nouveau contrat). Vous devez pour cela obtenir l’autorisation du directeur de votre CFA.

Poursuivre sa formation à l’étranger

Pour l'heure, les apprentis qui se forment hors des frontières françaises ne représentent qu'1 % de l'ensemble des apprentis.

Il est vrai qu'organiser un échange entre 2 entreprises, 2 centres de formation et plusieurs organismes financeurs est complexe.

Grâce à l’incitation à la mobilité internationale des apprentis de la région Ile-de-France, vous pouvez cependant accéder de façon privilégiée à cette possibilité de mobilité : 7 000 jeunes sont partis en 2009-2010. Ne voyez que des avantages à une telle ouverture :

  • Ce sera l'occasion de vous perfectionner en langue ; c'est d'ailleurs pour cette raison que les pays anglophones sont les destinations préférées des jeunes mobiles ;
  • Vous découvrirez d'autres méthodes et organisations de travail, ce qui vous aidera à développer vos capacités d'adaptation et enrichira votre formation ;
  • Un séjour à l'étranger est un atout sur un CV au moment d'une recherche d'emploi. C'est une preuve d'ouverture et de curiosité ;
  • Sur le plan personnel, ce séjour peut vous donner des idées et vous ouvrir de nouvelles perspectives.

 

Si vous êtes enthousiaste à l'idée de voir du pays, sachez que la création d'un ECVET (European crédits for vocational education and training) est actuellement à l’étude (phase de tests d’expérimentions jusqu’en 2012). Si ce dispositif voit le jour, il permettra de valider et faire reconnaître en France toute période de formation passée en Europe. Ce passeport comprendra la description des qualifications obtenues en apprentissage : les connaissances, les savoir-faire, les savoir-être. Des accords seront également trouvés en ce qui concerne les contrats de travail (droits, rémunération, congés, etc.)

Actuellement, si vous partez en apprentissage à l'étranger pour moins de 3 mois, vous restez sous contrat avec l'entreprise française qui vous embauche. Au-delà, vous partez en tant que salarié détaché et donc sous le régime du pays qui vous accueille.

La durée des séjours des apprentis à l’étranger varie de 1 semaine à 4 semaines par an (jusqu’à 3 mois pour les apprentis du supérieur).

Si les pays anglophones vous attirent pour les compétences linguistiques à acquérir, l'Espagne et l'Allemagne restent les partenaires commerciaux privilégiés de la France. Le choix se fera évidemment en fonction du profil et des ambitions de l'entreprise qui vous accueillera.

Bon à savoir

En 2009, 100 apprentis franciliens ont bénéficié du dispositif expérimental Eurostart, qui permet de poursuivre sa formation pendant 6 mois en alternance dans un pays membre de l’Union européenne. Pendant cette année de césure (ou passerelle) entre 2 contrats d’apprentissage, vous avez le statut non pas d’apprenti, mais de stagiaire de la formation professionnelle.

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