
Que vous soyez salarié du secteur privé ou public, vous pouvez bénéficier des formations inscrites au plan de formation mis en œuvre par votre employeur. Vous pouvez également vous former à votre propre initiative avec le droit individuel à la formation (DIF) ou le congé individuel de formation (CIF).
Se former, c’est donner un nouvel élan à sa carrière professionnelle. Le choix de la formation ne doit donc pas se faire à la légère. Différents outils vous aident à bien cerner votre projet de formation et, plus généralement, votre projet professionnel.
Bon à savoir
Vous pouvez faire financer votre bilan de compétence par le Fongécif Ile-de-France dans le cadre du congé de bilan de compétences (CBC). Pour toute information, contactez le Fongécif ou le centre interinstitutionnel de bilan de compétences (CIBC) le plus proche de chez vous.
Bon à savoir
Pour rendre plus lisible votre parcours
professionnel, vos besoins en formation et vos possibilités d’évolution, vous
pouvez établir un passeport formation.
Sorte de « journal de bord professionnel », téléchargeable gratuitement
sur internet, vous y inscrivez vos connaissances, compétences, aptitudes et
acquis professionnels. Mis à jour périodiquement, ce document personnel constitue
une base de dialogue avec votre employeur.
En dehors de l’employeur, qui est l’interlocuteur prioritaire et responsable sur les questions de formation (surtout lorsqu’il y a un chargé de formation dans l’entreprise), de nombreuses structures peuvent vous aider à élaborer votre projet de formation.
Les structures tout public d’accueil, d’information et d’orientation sur la formation professionnelle sont organisées en réseau sur toute la France, avec des déclinaisons régionales. Vous pouvez y rencontrer gratuitement des professionnels qui vous expliqueront vos droits, vous conseilleront sur les démarches à suivre et vous orienteront vers les personnes compétentes.
Pour aller plus loin
L’alphabétisation et la lutte contre l’illettrisme s’inscrivent dans les dispositifs de la formation professionnelle continue car lorsqu’on ne maîtrise pas les savoirs et les compétences de base (lecture, écriture, calcul…), l’évolution dans l’emploi et l’autonomie dans la vie sociale sont plus difficiles et plus limitées.
Assurer l’adaptation des salariés à leur poste de travail est une obligation légale pour l’employeur. L’ensemble des actions proposées dans ce cadre est contenu dans le Plan de Formation de l’Entreprise (PFE). Il peut s’agir d’actions de formation, de bilans de compétences, de validation des acquis de l'expérience (VAE).
C’est l’employeur qui définit les objectifs et les thèmes des formations et les salariés bénéficiaires en fonction, notamment, de la stratégie de développement de l’entreprise.
Vous pouvez demander à bénéficier d’une formation inscrite dans le plan de formation de l’entreprise. A l’inverse, vous ne pouvez pas refuser de suivre une formation qui vous est proposée dans ce cadre.
La formation se déroule en principe pendant le temps de travail. Dans le cas contraire, vous recevez une allocation de formation dont le montant est égal à 50 % de votre rémunération nette de référence.
Pour aller plus loin
Les périodes de professionnalisation visent à favoriser, par des actions de formation alternant enseignements théoriques et pratiques, le maintien dans l’emploi des salariés du privé en CDI et des agents de la fonction publique. Les bénéficiaires doivent répondre à l'un des critères définis : qualification insuffisante, réintégration, handicap, création d'entreprise, âge. Les formations portent le plus souvent sur des qualifications jugées essentielles. La demande peut venir du salarié comme de l’employeur. La formation se déroule pendant le temps de travail ou en dehors.
Bon à savoir
Vous êtes sur le point d’achever un contrat à durée déterminée (CDD) ou
bien vous avez achevé un CDD depuis moins d’un an, vous avez droit à un
Congé Individuel de Formation (CIF-CDD) d’un an. Pour cela, vous
devez justifier d’une ancienneté de 24 mois consécutifs ou non en tant
que salarié (quelle que soit la nature des contrats successifs) au
cours des 5 dernières années, dont 4 mois consécutifs ou non en CDD au
cours des 12 derniers mois civils. Si vous remplissez les conditions
d’ancienneté, vous recevez une rémunération correspondant à 80 ou 90 %
de votre salaire moyen sur la période de référence.
La loi du 25 novembre 2009 introduit la portabilité du DIF : sous certaines conditions, le salarié peut utiliser sont droit au DIF en période de chômage ou pendant deux ans chez un nouvel employeur.
Les agents de la fonction publique, titulaires et non titulaires, ont accès aux mêmes dispositifs de la formation continue que les salariés du secteur privé : plan de formation, DIF, CIF, bilan de compétences, VAE.
Pour aller plus loin
Un licenciement peut être l’occasion d’approfondir ou de faire évoluer vos compétences professionnelles. Dans la mesure où vous remplissez les conditions d’ouverture de droits à la formation (ancienneté notamment) et que votre demande de formation est effectuée avant la fin de votre préavis, votre employeur a l’obligation de répondre favorablement. Vous pouvez débuter votre formation pendant votre préavis ou même après avoir quitté l'entreprise.
A noter, en cas de licenciement économique, des mesures d’accompagnement spécifiques peuvent vous être proposées, selon votre situation et celle de votre entreprise : convention de reclassement personnalisée (CRP), congé de mobilité, congé de conversion, congé de reclassement, contrat de transition professionnelle.
Dès lors qu’il accepte de vous former dans le cadre du plan de formation, il appartient à votre employeur d’assurer la prise en charge du coût de formation, des frais de transport, d’hébergement et de restauration induits, et de vous rémunérer pendant la formation (maintien du salaire). Aucune participation financière ne peut vous être demandée.
Dans le cas du DIF, si la formation a lieu pendant le temps de travail, vous êtes rémunéré au taux normal. Si la formation a lieu hors temps de travail, vous bénéficiez en plus d’une allocation formation. Son montant est calculé sur la base de 50 % de votre salaire net horaire, multiplié par le nombre d'heures de formation réalisées en dehors du temps de travail.
Dans le cas du CIF, si votre dossier est accepté, c’est le Fongécif ou l’OPCA compétent de votre branche professionnelle qui assure le financement de votre formation et, indirectement, votre rémunération (dans la pratique, votre employeur continue de vous verser votre salaire durant la formation, puis se fait rembourser). Le montant de votre rémunération variera de 80 à 100 % de votre salaire. Attention : la moitié des demandes de financement déposées sont rejetées ! En cas de refus, vous pouvez déposer un recours gracieux auprès du Fongécif ou de l’OPCA concerné.
A noter, le coût lié à une opération de VAE (validation des acquis de l’expérience) - rarement moins de 400 € et parfois plus de 1000 € - peut également être pris en charge par le plan de formation de votre entreprise (notamment dans le cadre du DIF) ou par l’organisme qui gère le CIF auquel cotise votre entreprise (dans le cadre du Congé VAE).
Bon à savoir
Si vous avez épuisé votre droit au CIF et que votre employeur s’oppose à votre projet de formation, vous pouvez solliciter, dans le cas où vous vous formeriez sur votre temps personnel, une aide auprès de votre ville, de votre département ou de votre région. Sachez cependant que les salariés ne sont pas prioritaires dans l’attribution des aides dispensées par les collectivités : celles-ci s’adressent en priorité aux demandeurs d’emploi.
Quel que soit votre handicap, vous bénéficiez exactement des mêmes droits à la formation que les autres salariés. De leur côté, les organismes de formation et les formateurs sont tenus d’adapter les modalités de la formation aux besoins liés à votre handicap.
A ce dispositif de droit commun s’ajoute une offre de formations complémentaires mises en œuvre par les centres de rééducation professionnelle (CRP) et se déroulant dans un environnement adapté.
L’Association de Gestion du Fonds pour l’Insertion des Personnes (Agefiph) accorde des aides financières aux personnes handicapées qui souhaitent réaliser un bilan de compétences, ainsi qu’à leurs employeurs. Ces subventions, dont le montant varie selon le destinataire, s’ajoutent aux financements de droit commun (Fongécif, Région, etc.).
Bon à savoir
L’Agefiph propose également des aides pour maintenir dans l’emploi les personnes qui se retrouvent en situation de handicap, par exemple après un accident : subventions pour l’acquisition d'aides techniques ou de matériels compensant le handicap, aide à l'aménagement du temps de travail, à la mobilité, au tutorat, à l’adaptation des situations de travail.