Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

domaine

Se former tout au long de la vie

Domaines : Formations, Autres formations
Janvier 2011
Voir le dossier complet

Vous êtes salarié

Que vous soyez salarié du secteur privé ou public, vous pouvez bénéficier des formations inscrites au plan de formation mis en œuvre par votre employeur. Vous pouvez également vous former à votre propre initiative avec le droit individuel à la formation (DIF) ou le congé individuel de formation (CIF).

Se former, c’est donner un nouvel élan à sa carrière professionnelle. Le choix de la formation ne doit donc pas se faire à la légère. Différents outils vous aident à bien cerner votre projet de formation et, plus généralement, votre projet professionnel.

  • Le bilan de compétences peut vous aider à faire le point sur vos compétences, aptitudes et motivations professionnelles et personnelles. Il est réalisé par un prestataire extérieur à votre entreprise ou administration. Cette démarche « participative » exige un investissement important, à la fois en temps (en moyenne 18 heures étalées sur 4 à 8 semaines) et en réflexion. A l’issue du bilan, une synthèse vous est remise, qui vous aidera à élaborer votre projet, que celui-ci intègre de la formation ou non.

    Toute personne en CDI ayant 5 ans d’activité salariée dont 1 an dans l’entreprise peut bénéficier d’un bilan de compétences. Le bilan de compétences peut être proposé par l’employeur dans le cadre du plan de formation.

 

Bon à savoir

Vous pouvez faire financer votre bilan de compétence par le Fongécif Ile-de-France dans le cadre du congé de bilan de compétences (CBC). Pour toute information, contactez le Fongécif ou le centre interinstitutionnel de bilan de compétences (CIBC) le plus proche de chez vous.

  • L’entretien professionnel de formation est un temps d’échange avec votre employeur sur les questions de formation (à ne pas confondre avec l’entretien annuel d’évaluation). C’est l’occasion pour vous de formaliser vos souhaits d’évolution dans l’entreprise, vos besoins en formation, et de prendre connaissance des projets et objectifs de votre employeur en matière de formation professionnelle des salariés.

    Tout salarié bénéficiant d’au moins 2 ans d’activité dans la même structure peut demander à bénéficier d’un entretien professionnel de formation.

Bon à savoir

Pour rendre plus lisible votre parcours professionnel, vos besoins en formation et vos possibilités d’évolution, vous pouvez établir un passeport formation. Sorte de « journal de bord professionnel », téléchargeable gratuitement sur internet, vous y inscrivez vos connaissances, compétences, aptitudes et acquis professionnels. Mis à jour périodiquement, ce document personnel constitue une base de dialogue avec votre employeur.


En
d
ehors de l’employeur, qui est l’interlocuteur prioritaire et responsable sur les questions de formation (surtout lorsqu’il y a un chargé de formation dans l’entreprise), de nombreuses structures peuvent vous aider à élaborer votre projet de formation.

Les structures tout public d’accueil, d’information et d’orientation sur la formation professionnelle sont organisées en réseau sur toute la France, avec des déclinaisons régionales. Vous pouvez y rencontrer gratuitement des professionnels qui vous expliqueront vos droits, vous conseilleront sur les démarches à suivre et vous orienteront vers les personnes compétentes.

Pour aller plus loin

L’alphabétisation et la lutte contre l’illettrisme
s’inscrivent dans les dispositifs de la formation professionnelle continue car lorsqu’on ne maîtrise pas les savoirs et les compétences de base (lecture, écriture, calcul…), l’évolution dans l’emploi et l’autonomie dans la vie sociale sont plus difficiles et plus limitées.

Une formation proposée par votre employeur

Assurer l’adaptation des salariés à leur poste de travail est une obligation légale pour l’employeur. L’ensemble des actions proposées dans ce cadre est contenu dans le Plan de Formation de l’Entreprise (PFE). Il peut s’agir d’actions de formation, de bilans de compétences, de validation des acquis de l'expérience (VAE).

C’est l’employeur qui définit les objectifs et les thèmes des formations et les salariés bénéficiaires en fonction, notamment, de la stratégie de développement de l’entreprise.

Vous pouvez demander à bénéficier d’une formation inscrite dans le plan de formation de l’entreprise. A l’inverse, vous ne pouvez pas refuser de suivre une formation qui vous est proposée dans ce cadre.

La formation se déroule en principe pendant le temps de travail. Dans le cas contraire, vous recevez une allocation de formation dont le montant est égal à 50 % de votre rémunération nette de référence.

Pour aller plus loin

Les périodes de professionnalisation
visent à favoriser, par des actions de formation alternant enseignements théoriques et pratiques, le maintien dans l’emploi des salariés du privé en CDI et des agents de la fonction publique. Les bénéficiaires doivent répondre à l'un des critères définis : qualification insuffisante, réintégration, handicap, création d'entreprise, âge. Les formations portent le plus souvent sur des qualifications jugées essentielles. La demande peut venir du salarié comme de l’employeur. La formation se déroule pendant le temps de travail ou en dehors.

Une formation à votre propre initiative
  • Le congé individuel de formation (CIF) vous donne le droit de vous absenter de votre poste de travail pour suivre une formation de votre choix. Cette formation peut n’avoir aucun lien avec votre emploi actuel ni avec votre secteur d’activité. Cette absence peut durer jusqu’à un an pour un stage à plein temps.

    Vous pouvez bénéficier d’un CIF quels que soient l’effectif de l’entreprise et la nature de votre contrat de travail, à condition d’avoir travaillé 24 mois consécutifs ou non en tant que salarié dont 12 mois dans l’entreprise (36 mois dans les entreprises artisanales de moins de 10 salariés). Votre employeur ne peut pas s’opposer à votre départ en formation. Cependant, il peut le différer (une seule fois). A votre retour, vous devez retrouver au moins votre ancien poste.

 

Bon à savoir

Vous êtes sur le point d’achever un contrat à durée déterminée (CDD) ou bien vous avez achevé un CDD depuis moins d’un an, vous avez droit à un Congé Individuel de Formation (CIF-CDD) d’un an. Pour cela, vous devez justifier d’une ancienneté de 24 mois consécutifs ou non en tant que salarié (quelle que soit la nature des contrats successifs) au cours des 5 dernières années, dont 4 mois consécutifs ou non en CDD au cours des 12 derniers mois civils. Si vous remplissez les conditions d’ancienneté, vous recevez une rémunération correspondant à 80 ou 90 % de votre salaire moyen sur la période de référence.


  • Le droit individuel à la formation (DIF) fonctionne comme un compte épargne-temps dédié à la formation : vous acquérez le droit à 20 heures de formation par an, cumulable sur six ans dans la limite de 120 heures.

    Par la suite, vous êtes libre d’utiliser ou non votre droit au DIF. De son côté, votre employeur est libre d’accepter ou non votre demande de DIF. La formation a, en principe, lieu hors du temps de travail.

    Si vous êtes en fin de contrat (à la suite d’un licenciement, d’une démission, etc.), vous devez impérativement signifier votre intention d’utiliser votre droit au DIF avant la fin du préavis. En revanche, l’action de formation peut avoir lieu ultérieurement.

 

La loi du 25 novembre 2009 introduit la portabilité du DIF : sous certaines conditions, le salarié peut utiliser sont droit au DIF en période de chômage ou pendant deux ans chez un nouvel employeur.

Les agents de la fonction publique, titulaires et non titulaires, ont accès aux mêmes dispositifs de la formation continue que les salariés du secteur privé : plan de formation, DIF, CIF, bilan de compétences, VAE.

Pour aller plus loin

Un licenciement peut être l’occasion d’approfondir ou de faire évoluer vos compétences professionnelles. Dans la mesure où vous remplissez les conditions d’ouverture de droits à la formation (ancienneté notamment) et que votre demande de formation est effectuée avant la fin de votre préavis, votre employeur a l’obligation de répondre favorablement. Vous pouvez débuter votre formation pendant votre préavis ou même après avoir quitté l'entreprise.

A noter, en cas de licenciement économique, des mesures d’accompagnement spécifiques peuvent vous être proposées, selon votre situation et celle de votre entreprise : convention de reclassement personnalisée (CRP), congé de mobilité, congé de conversion, congé de reclassement, contrat de transition professionnelle.

Le financement de la formation et votre rémunération

Dès lors qu’il accepte de vous former dans le cadre du plan de formation, il appartient à votre employeur d’assurer la prise en charge du coût de formation, des frais de transport, d’hébergement et de restauration induits, et de vous rémunérer pendant la formation (maintien du salaire). Aucune participation financière ne peut vous être demandée.

Dans le cas du DIF, si la formation a lieu pendant le temps de travail, vous êtes rémunéré au taux normal. Si la formation a lieu hors temps de travail, vous bénéficiez en plus d’une allocation formation. Son montant est calculé sur la base de 50 % de votre salaire net horaire, multiplié par le nombre d'heures de formation réalisées en dehors du temps de travail.

Dans le cas du CIF, si votre dossier est accepté, c’est le Fongécif ou l’OPCA compétent de votre branche professionnelle qui assure le financement de votre formation et, indirectement, votre rémunération (dans la pratique, votre employeur continue de vous verser votre salaire durant la formation, puis se fait rembourser). Le montant de votre rémunération variera de 80 à 100 % de votre salaire. Attention : la moitié des demandes de financement déposées sont rejetées ! En cas de refus, vous pouvez déposer un recours gracieux auprès du Fongécif ou de l’OPCA concerné.

A noter, le coût lié à une opération de VAE (validation des acquis de l’expérience) - rarement moins de 400 € et parfois plus de 1000 € - peut également être pris en charge par le plan de formation de votre entreprise (notamment dans le cadre du DIF) ou par l’organisme qui gère le CIF auquel cotise votre entreprise (dans le cadre du Congé VAE).

Bon à savoir

Si vous avez épuisé votre droit au CIF et que votre employeur s’oppose à votre projet de formation, vous pouvez solliciter, dans le cas où vous vous formeriez sur votre temps personnel, une aide auprès de votre ville, de votre département ou de votre région. Sachez cependant que les salariés ne sont pas prioritaires dans l’attribution des aides dispensées par les collectivités : celles-ci s’adressent en priorité aux demandeurs d’emploi.

Vous êtes travailleur handicapé

Quel que soit votre handicap, vous bénéficiez exactement des mêmes droits à la formation que les autres salariés. De leur côté, les organismes de formation et les formateurs sont tenus d’adapter les modalités de la formation aux besoins liés à votre handicap.

A ce dispositif de droit commun s’ajoute une offre de formations complémentaires mises en œuvre par les centres de rééducation professionnelle (CRP) et se déroulant dans un environnement adapté.

L’Association de Gestion du Fonds pour l’Insertion des Personnes (Agefiph) accorde des aides financières aux personnes handicapées qui souhaitent réaliser un bilan de compétences, ainsi qu’à leurs employeurs. Ces subventions, dont le montant varie selon le destinataire, s’ajoutent aux financements de droit commun (Fongécif, Région, etc.).

Bon à savoir

L’Agefiph propose également des aides pour maintenir dans l’emploi les personnes qui se retrouvent en situation de handicap, par exemple après un accident : subventions pour l’acquisition d'aides techniques ou de matériels compensant le handicap, aide à l'aménagement du temps de travail, à la mobilité, au tutorat, à l’adaptation des situations de travail.

Aller à la page précédente
Page :123456789
Aller à la page suivante