Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

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Maxime Feneuille

Apprenti en CAP mécanique, Gonesse (95)
Date de l'interview : 28/07/2010

Le matin, que je me lève pour aller au CFA ou chez mon patron, je suis content car je sais que je vais faire le métier que j’aime.

La mécanique passionne Maxime Feneuille depuis l’enfance. En quittant l’enseignement général pour le CFA, il a trouvé sa voie.

Quel a été votre parcours avant l’apprentissage ?

Je suis allé jusqu’en 3e, mais ça ne plaisait pas. J’ai toujours voulu faire de la mécanique. Depuis que je suis petit, je vois mon père réparer des voitures et de temps en temps, je l’aidais. La mécanique, c’est vraiment ce qui m’intéresse. J’ai proposé à mes parents d’aller en préapprentissage dès la 4e, mais ils ont préféré que je continue le collège.

Comment avez-vous trouvé votre entreprise ?

J’ai fait mon stage découverte de 3e chez Villepinte CLP, une entreprise qui est spécialisée dans l’entretien et la réparation des bus de ville. Pendant le stage, le patron a trouvé que j’étais sérieux et que j’avais envie de travailler. Quand je lui ai demandé, plus tard, s’il pouvait me prendre en apprentissage, il a accepté.

Et le CFA, comment l’avez-vous choisi ?

L’entreprise dans laquelle je travaille appartient à Véolia, qui possède son propre centre de formation. Normalement, c’est là que j’aurais dû aller. Mais c’est loin de chez moi : j’aurais été obligé d’aller en internat, de quitter mes copains et d’arrêter le foot. Comme je n’avais pas envie, j’ai envoyé un dossier au CFA Promotrans, qui est plus près. On m’a fait passer des tests pour connaître mon niveau dans les matières générales et en mécanique, puis un entretien.

Quelles relations avez-vous avec votre maître d’apprentissage ?

C’est le salarié le plus ancien de l’entreprise, celui qui a le plus d’expérience. C’est à lui qu’on confie les pannes les plus difficiles. Je l’ai rencontré pendant mon stage découverte et je lui ai demandé à me garder pendant l’apprentissage. Je suis très content car il m’apprend beaucoup. Il me montre deux trois fois comment faire, puis il me laisse faire tout seul.

Comme se passent les cours au CFA ?

Je vais au CFA une semaine sur deux. J’ai 35 heures de cours. Je fais du français, des maths, de l’histoire, du dessin technique et industriel et de l’anglais. J’ai aussi deux ½ journées d’atelier par semaine. Il n’y a pas de devoirs à la maison, seulement des contrôles de connaissances. En 3e, j’avais 2 de moyenne générale. Au CFA, j’ai 15,33 : ça fait une différence ! Depuis que je suis en apprentissage, je suis plus motivé.

Qu’est-ce qui vous plaît dans l’apprentissage ?

Surtout la variété. Il n’y a pas trop d’école, pas trop d’entreprise, c’est équilibré, il n’y a pas de routine. Ce qui est bien, aussi, c’est qu’on n’a pas l’impression d’être des élèves. Les formateurs ne sont pas comme les profs. Ils sont moins stricts, ils nous laissent plus de liberté. Avec eux, on peut parler d’autres choses que de leur matière, des choses qui nous concernent par exemple. Le matin, quand je me lève pour aller au CFA ou chez mon patron, je suis content car je sais que je vais faire le métier que j’aime.

Ce que vous apprenez au CFA vous sert-il chez votre patron ?

Oui. Au CFA, on voit les choses sur papier, puis en atelier. Mais c’est seulement quand on est dans l’entreprise qu’on comprend vraiment à quoi sert la pièce, comment ça fonctionne. Et quand je vois chez mon patron une pièce que je ne connais pas, je peux demander à un prof du CFA de m’expliquer. En apprentissage, on apprend beaucoup plus vite qu’à l’école !

Le fait d’être rémunéré, c’est important pour vous ?

Oui, car on ne dépend plus des parents pour les achats personnels, les sorties avec les copains, etc. En fait, l’apprentissage permet de découvrir la vie active, sans être plongé dedans d’un coup, comme ceux qui passent un diplôme et commencent à travailler après.

Quelles qualités faut-il pour être un bon apprenti ?

Il faut avoir envie d’apprendre et de travailler. Il faut aussi être ponctuel, au CFA comme chez le patron. Le patron ne fait pas de différence entre ses salariés et les apprentis : les apprentis doivent se conduire comme les autres travailleurs.

Savez-vous ce que vous ferez, une fois que vous aurez votre CAP ?

J’aimerais continuer, passer un bac pro puis, pourquoi pas, un BTS. Mais toujours en alternance ! Si j’ai mon CAP, je demanderais à mon patron de me garder pour le bac.