Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

Herman Kingue

Elève en bac pro commerce, Paris (75)
Date de l'interview : 28/07/2010

Les stages sont le principal atout du bac pro. En deux ans, j’ai passé au total dix-huit semaines en entreprise, principalement chez Adidas et Celio.

Issu d’une 3e générale, Herman Kingue a effectué un BEP vente action marchande au lycée Pierre Lescot de Paris, puis s’est orienté vers un bac pro commerce, section européenne, dans le même établissement.

Le bac pro était-il une étape naturelle après le BEP ?

Oui. Je ne voulais pas m’arrêter après le BEP, j’aurais eu peu d’issues : avec ce diplôme, on ne peut être que vendeur ! J’ai donc choisi de poursuivre mes études et de faire un bac pro afin d’emmagasiner de l’expérience et de m’ouvrir plus de portes. Les employeurs ont tendance à faire plus confiance à un titulaire d’un Bac pro qu’à quelqu’un qui n’a fait qu’un BEP. De plus, je me suis tourné vers une section européenne pour bénéficier de cours en anglais, à raison de 5 heures par semaine. C’est obligatoire de maîtriser cette langue pour espérer progresser dans sa carrière.

Quels sont les avantages de votre formation ?

Les stages sont le principal atout des bacs pro. En deux ans, j’ai passé dix-huit semaines en entreprise, principalement chez Adidas et Celio. J’étais chargé du réassort, du merchandising et de la gestion des stocks. J’ai gagné en sérieux car les différents responsables misaient beaucoup sur les effectifs. Je devais être un gage de garantie par rapport aux clients. Comme j’appartiens à la section européenne, j’ai pu également partir en Angleterre en juin 2009. Je travaillais dans un magasin de chaussures à Plymouth. J’étais en immersion totale. Je ne suis pas resté dans les réserves à l’écart des acheteurs ! Je devais les conseiller. J’ai beaucoup appris lors de ce séjour !

Comment se passe votre vie au lycée ?

Les cours sont assez cool. Les journées ne se ressemblent pas. On a des projets à mener. Je ne vais pas mentir : on a du temps pour nous ! Certains font du sport, d’autres travaillent à côté. En ce qui concerne les professeurs, ils ne manient pas la langue de bois. Ils sont très directs. Je trouve que c’est la bonne solution. On est obligés de prendre nos responsabilités !

Comment envisagez-vous l’avenir ?

J’aimerais faire un BTS Management des unités commerciales ou banque en alternance. J’ai d’ailleurs déjà trouvé l’entreprise qui m’accueillera. Je choisis l’alternance pour commencer à gagner de l’argent et intégrer la vie active. C’est le meilleur moyen de se faire connaître ! D’ici quelques années, mon objectif est d’être conseiller clientèle au sein d’une grande entreprise de services ou dans une banque. Dans ces secteurs, il y a des perspectives d’évolution.

Aimeriez-vous travailler à l’étranger ?

Oui. Je m’y prépare. Je suis resté en contact avec ma famille d’accueil en Angleterre. Je devrais y retourner dès cet été pour effectuer un nouveau stage. Après, tout dépendra de l’entreprise que j’aurai intégrée. S’il y a des opportunités, je n’hésiterai pas ! Changer d’air me plairait. Le Canada me tente, mais je rêve de vivre aux Etats-Unis. Je suis très attiré par la culture américaine. Je suis un fan de hip hop. Si je pouvais m’installer à Atlanta, où la scène musicale est en perpétuelle mutation, ce serait génial ! Mais, pour l’instant, je m’occupe de mon bac et de mon projet professionnel…