Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

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Laurine Courtois-Lif

Architecte, expérience Erasmus en Italie
Date de l'interview : 28/07/2010

Il me semble important de choisir un pays d'accueil au niveau social et culturel plus ou moins équivalent au sien pour faciliter son intégration.

Diplômée en 2003 de l'école d'architecture Paris la Villette, elle a effectué la quatrième année de son cursus à l'université de Florence, en Italie. Elle a ensuite travaillé 5 mois à Marrakech, juste après l'obtention de son diplôme.

Quelles étaient vos motivations pour effectuer cette année d'études à Florence ?

L'année à l'étranger n'était pas obligatoire, mais conseillée. J'avais la possibilité de partir dans de nombreux pays d'où étaient originaires les étudiants étrangers Erasmus de l'école. A Paris La Villette, on nous pousse à acquérir une identité propre. J'ai donc choisi Florence pour me spécialiser dans le patrimoine, option beaucoup plus approfondie dans le cursus Italien, alors que les écoles françaises abordent davantage l'architecture contemporaine. J'ai pu ainsi élargir ma vision de l'architecture et m'ouvrir à d'autres techniques. Par ailleurs, le cursus d'architecte étant sur 6 ans à l'époque, mon année à Florence a insufflé une nouvelle énergie dans mon parcours de formation, m'évitant ainsi la perte de motivation qu'ont pu connaître certains de mes collègues.

Quelles ont été vos démarches avant de partir ?

Mes démarches ont été facilitées par le bureau Erasmus de l'école d'architecte en France et celui de Florence. L'Italie étant dans la zone Europe, j'ai réglé les formalités administratives très rapidement. J'ai monté un dossier de pré-sélection en présentant mes travaux et le programme de cours de l'année à venir. Bon à savoir : une fois sur place, il est encore possible de changer ce programme.

Et au niveau financier ?

J'ai pu bénéficier de la bourse du conseil de l'Europe, d'une bourse du ministère de la Culture et d'une bourse de la ville de Florence. Pour compléter, j'ai donné quelques cours de français et j'avais travaillé deux mois l'été avant de partir. J'ai également pu compter sur le soutien de ma famille.

Comment avez-vous été accueillie ?

J'ai été accueillie par la famille d'une étudiante italienne Erasmus qui était à la Paris la Villette. A l'université de Florence, j'ai suivi, durant 3 semaines, des cours d'Italien destinés aux nouveaux étudiants Erasmus. En ce qui concerne le logement, comme en France, il faut cherche par soi-même. Beaucoup ont recours à la colocation, très répandue à Florence. Un conseil : avant de partir, contacter les étudiants Erasmus qui rentrent en France pour tenter de reprendre leur chambre. Il peut être aussi utile d'échanger avec les étudiants originaires du pays dans lequel on part pour obtenir des informations pratiques.

Que vous a apporté votre expérience florentine sur le plan professionnel et personnel ?

J'ai validé ma 4e année, à l'exception d'une matière que j'ai repassée en 5e année à Paris. J'ai pu diversifier ma formation, m'ouvrir à d'autres projets, découvrir de nouvelles techniques. Par exemple, en Patrimoine, les méthodes de restauration ne sont pas les mêmes qu'en architecture contemporaine. J'ai également développé des capacités d'adaptation et une certaine souplesse. Vivre un an à l'étranger suppose forcément une ouverture d'esprit. Aujourd'hui, sur mon CV, mon expérience Erasmus est évidemment un atout. La pratique d'une nouvelle langue l'est également.

Cette expérience a-t-elle eu une influence sur vos projets ?

Cette expérience a éveillé ma curiosité et m'a donné envie de repartir. A la sortie de l'école, j'ai voulu travailler pour une mission humanitaire et je suis partie 5 mois à Marrakech dans le cadre d'un programme européen sur le pourtour méditerranéen. C'était une expérience très intéressante. Aujourd'hui, je suis prête à repartir à l'étranger si des raisons professionnelles m'y poussent.

Auriez-vous des conseils à donner à de futurs candidats au départ ?

Il est préférable que les étudiants Erasmus arrivent quelques semaines en avance dans le pays d'accueil afin de régler les formalités et de se perfectionner dans la langue. De plus, il me semble important de choisir un pays d'accueil au niveau social et culturel plus ou moins équivalent au nôtre, l'adaptation pouvant être difficile sinon.