Tous les métiers et les formations initiales en île-de-France

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Cécile Horreau

Service volontaire européen, Slovénie
Date de l'interview : 28/07/2010

J'ai aujourd'hui une bonne expérience professionnelle en vidéo grâce à un projet du service volontaire européen en Slovénie.

Après sa licence en cinéma à l'université de Marne-la-Vallée, Cécile Horreau a trouvé le poste répondant à ses attentes à travers un projet du service volontaire européen (SVE) dans une association en Slovénie.

Quelles étaient vos motivations pour partir en SVE ?

Durant ma dernière année de licence, je cherchais plutôt à continuer mes études en master "vidéo et pédagogie", sans réellement trouver. Par le bouche à oreille, j'ai entendu parler du SVE et j'ai entamé des recherches. Il faut savoir que pour intégrer ce dispositif, il faut s'y prendre au minimum 6 mois à l'avance. Alors que certains choisissent leur projet par rapport à un pays ou à la durée du SVE, j'ai fait mon choix uniquement par rapport au projet. Il correspondait exactement au master qui m'intéressait.

Quelles ont été vos démarches avant de partir ?

Il faut signer un contrat tripartite entre la structure d'envoi, qui pour moi est le CIDJ, la structure d'accueil et le volontaire. Le CIDJ m'a accompagnée dans ma recherche parmi les 8.000 projets européens proposés. J'ai fait les démarches auprès de mon association actuelle qui m'a sélectionnée sur lettre et CV en anglais. Ensuite, le CIDJ a géré la partie administrative auprès des institutions européennes, la réponse définitive étant donnée par l'Agence nationale SVE du pays d'accueil. Un séminaire pré-départ de 4 jours, avec les autres volontaires, nous prépare. On y réfléchit à la citoyenneté européenne et on nous attribue alors un tuteur. Même s'il est vrai qu'officiellement aucun niveau d'études n'est exigé, les démarches pour trouver les informations et pour partir en SVE sont assez complexes. Il faut pas mal de débrouillardise pour monter son projet et le mener à bien.

Et en arrivant ?

J'ai été prise en charge par l'association. A l'occasion d'un séminaire d'arrivée, il est possible de se constituer un réseau en rencontrant d'autres volontaires. Un autre séminaire a lieu à mi-séjour pour un bilan et un dernier au retour, pour une évaluation. Une sorte de bilan de compétences est également prévu juste avant le départ de la structure, et ce, pour garder une trace officielle de nos activités.

En quoi consiste votre mission actuelle en Slovénie ?

Je travaille sur le projet "Youth TV magazine" de l'association vidéo "DZMP", basée à Kra sko, une ville de 12 000 habitants. Nous réalisons des émissions d'une heure, pour, par ou avec les jeunes. Tous les sujets peuvent être abordés sur l'activité locale. Mon rôle est d'animer des clubs-ateliers à destination des jeunes (sur la base du volontariat, sous la tutelle de réalisateurs), un atelier hebdomadaire obligatoire dans le cadre scolaire à destination des lycéens, et des ateliers à destination des enfants et adolescents de la communauté "Roms".

Avez-vous pu bénéficier d'aides financières ?

Dans le cadre du SVE, j'ai 85 euros/mois d'argent de poche, 200 euros de nourriture et mon logement est payé. Ca suffit pour vivre mais mieux vaut avoir des économies pour profiter vraiment du séjour. Le montant des aides financières est proportionnel au niveau de vie du pays d'accueil.

Qu'est-ce-que le SVE vous a apporté sur le plan de la formation ?

J'ai aujourd'hui une bonne expérience professionnelle. J'ai fait de gros progrès au niveau technique-vidéo et au niveau pédagogique. J'ai appris à motiver, à faire avancer un groupe, surtout dans mon atelier scolaire. J'en ai animé de nombreux autres, beaucoup plus que si j'étais restée en France. Le fait que ce soit dans une autre langue est encore plus formateur. Je suis également très polyvalente. Dans une petite association, il faut savoir tout faire.

Et sur le plan personnel ?

J'ai développé des capacités d'adaptation, de flexibilité, de souplesse car il y a certaines contraintes à travailler à l'étranger. En effet, la façon de vivre, l'organisation du travail est différente ici, surtout dans mon travail avec les Roms. Il faut faire preuve d'ouverture d'esprit. J'ai rencontré beaucoup de locaux et d'autres étrangers. Les échanges sont très riches. J'ai pu prendre beaucoup d'initiatives ici : une grande liberté est laissée aux volontaires. Enfin, l'association a beaucoup de partenaires à travers l'Europe, ce qui m'a permis de participer à des projets et festivals à Berlin, Amsterdam et en Bosnie.

Quels sont vos projets aujourd'hui ?

Même si j'ai été acceptée en master 1 "recherche cinéma" en France, je vais finalement poursuivre mon expérience slovène : je viens d'accepter le poste de formateur vidéo qu'on me propose suite à mon SVE. Enfin, il est certain que mon expérience sera un atout pour pouvoir exercer mes activités ailleurs à l'étranger, ce que je souhaite réaliser à plus long terme.